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Lettres - Pour quelques dollars

Richard Latreille, le 8 juillet 2010  13 juillet 2010  Actualités culturelles
Le Québec, une nation francophone où la pudeur du «petit peuple» disparaît tranquillement, voit ses jeunes artistes s'émanciper. Leur choix de chanter en anglais, par contre, démontre bien la grande solitude et le danger qui guette notre langue. Ce danger, c'est l'individualisation de la réussite que crée l'appât du gain.

Le Festival d'été de Québec (FEQ) a lui aussi fait un choix, celui de permettre à une minorité de Québécois de rompre avec notre société francophone pour vivre individuellement leur enrichissement, tout en appauvrissant la culture québécoise. Un groupe, bien qu'originaire du Québec, n'est pourtant québécois que lorsqu'il contribue à la vie culturelle nationale. Alors, un groupe anglophone du Québec ne peut enrichir la vie culturelle québécoise que s'il est formé par des anglophones. Ce faisant, le FEQ cautionne cet appauvrissement de la culture, encore et toujours au nom de l'argent. Mme Dominique Goulet l'affirme effrontément: «Je vous donne 100 dollars si vous trouvez un artiste francophone qui pourrait remplir les Plaines», et de se désoler qu'ils soient peu nombreux. Vivre et se promouvoir en tant que peuple francophone ne sera pas une priorité pour Mme Goulet ni pour le FEQ tant et aussi longtemps que le gouvernement fermera les yeux sur une telle situation. Le gouvernement doit retirer son financement, ainsi que celui de ses sociétés d'État, au FEQ.

Nous devons faire savoir, en tant que nation francophone, qu'angliciser notre culture pour s'enrichir est inacceptable. Qu'être québécois, c'est avant tout une question de société et qu'il serait temps que nous arrêtions de nous vendre comme peuple pour quelques piastres.

***

Richard Latreille, le 8 juillet 2010
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 09h18
    Bravo!!
    Crever de faim en français ou vivre bien et avec du succès dans une autre langue.

    Le choix est simple............ je n'ai qu'une vie! Et je cherche et veut le succès pour moi et tous ceux qui vivent.

    Je crois au droit individuel, et accepte les droit collectifs qui n'entravent en rien les droits et choix individuels.

  • Ibus
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 11h52
    Encore bravo, et faisons donc le dernier pas !
    " . . The English have already in their hands the majority of the larger masses of property in the country; they have the decided superiority of intelligence on their side; they have the certainty that colonization must swell their numbers to a majority; and they belong to the race which wields the Imperial Government, and predominates on the American Continent.
    Jhon George Lambton, Lord of Durham
    Je suggère l'anglicisation immédiate et complète du Ministère de l'éducation et l'enclenchement d'un processus d'assimilation éclair pour qu'enfin nous devenions, nous aussi, intelligents.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 13 juillet 2010 17h13
    Respect de soi
    Les artistes qui veulent chanter en anglais pour une plus grande diffusion de leurs chansons poursuivent un objectif personnel louable, mais ils n’ont pas à imposer leur choix aux francophones en ne chantant qu’en anglais au Québec.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 17h52
    M Ibus
    Vous semblez donner raison à vos propos

  • Mathieu Bouchard
    Abonné
    mardi 13 juillet 2010 18h31
    c'est aussi une question de population
    Ça prend une population qui valorise le français, parce que sinon, ça décourage l'écriture de chansons en français.

    Que le gouvernement retire le financement, ça ne fera pas en sorte que les gens valorisent plus le français. Ça règlerait donc juste un problème sur plusieurs... mais ça ferait quand même au moins ça de réglé.

  • richard latreille
    Abonné
    mardi 13 juillet 2010 19h21
    Réponse à Claude Archambault
    Donneriez-vous le cancer à la population francophone en entier si cela vous assuirait le succès international et la gloire.
    Soutenir les artistes francophone qui choisissent de travailler en anglais, c’est justement condamner à mort la population québécoise.
    Votre petite personne ne vaudra jamais la survie d’un peuple, ni vos voitures, ni vos maisons, ni les groopies que vous baiserez à l’international.

  • Maxime Plamondon
    Inscrit
    mercredi 14 juillet 2010 20h12
    Le salut par la francophonie
    Je pense que si on se fie uniquement à la relève québécoise pour sauver la langue française, nous pouvons de suite mettre le cercueil de notre parler dans son trou, et laisser les anglophones l'ensevelir. C'est en développant des partenariats culturels avec les autres pays de la francophonie que nous pourrons espérer en le salut de notre grande langue. Les pays membre de la francophonie ont beaucoup à nous apporter, et nous avons beaucoup à leur apporter. Certes, il faudra se défendre contre l'académie française et son dédain de notre parler arcaique, mais c'est en s'unissant sous une même bannière, soit la préservation de notre langue, que nous y parviendront!

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