Lettres - Pour quelques dollars
Le Québec, une nation francophone où la pudeur du «petit peuple» disparaît tranquillement, voit ses jeunes artistes s'émanciper. Leur choix de chanter en anglais, par contre, démontre bien la grande solitude et le danger qui guette notre langue. Ce danger, c'est l'individualisation de la réussite que crée l'appât du gain.
Le Festival d'été de Québec (FEQ) a lui aussi fait un choix, celui de permettre à une minorité de Québécois de rompre avec notre société francophone pour vivre individuellement leur enrichissement, tout en appauvrissant la culture québécoise. Un groupe, bien qu'originaire du Québec, n'est pourtant québécois que lorsqu'il contribue à la vie culturelle nationale. Alors, un groupe anglophone du Québec ne peut enrichir la vie culturelle québécoise que s'il est formé par des anglophones. Ce faisant, le FEQ cautionne cet appauvrissement de la culture, encore et toujours au nom de l'argent. Mme Dominique Goulet l'affirme effrontément: «Je vous donne 100 dollars si vous trouvez un artiste francophone qui pourrait remplir les Plaines», et de se désoler qu'ils soient peu nombreux. Vivre et se promouvoir en tant que peuple francophone ne sera pas une priorité pour Mme Goulet ni pour le FEQ tant et aussi longtemps que le gouvernement fermera les yeux sur une telle situation. Le gouvernement doit retirer son financement, ainsi que celui de ses sociétés d'État, au FEQ.
Nous devons faire savoir, en tant que nation francophone, qu'angliciser notre culture pour s'enrichir est inacceptable. Qu'être québécois, c'est avant tout une question de société et qu'il serait temps que nous arrêtions de nous vendre comme peuple pour quelques piastres.
***
Richard Latreille, le 8 juillet 2010
Le Festival d'été de Québec (FEQ) a lui aussi fait un choix, celui de permettre à une minorité de Québécois de rompre avec notre société francophone pour vivre individuellement leur enrichissement, tout en appauvrissant la culture québécoise. Un groupe, bien qu'originaire du Québec, n'est pourtant québécois que lorsqu'il contribue à la vie culturelle nationale. Alors, un groupe anglophone du Québec ne peut enrichir la vie culturelle québécoise que s'il est formé par des anglophones. Ce faisant, le FEQ cautionne cet appauvrissement de la culture, encore et toujours au nom de l'argent. Mme Dominique Goulet l'affirme effrontément: «Je vous donne 100 dollars si vous trouvez un artiste francophone qui pourrait remplir les Plaines», et de se désoler qu'ils soient peu nombreux. Vivre et se promouvoir en tant que peuple francophone ne sera pas une priorité pour Mme Goulet ni pour le FEQ tant et aussi longtemps que le gouvernement fermera les yeux sur une telle situation. Le gouvernement doit retirer son financement, ainsi que celui de ses sociétés d'État, au FEQ.
Nous devons faire savoir, en tant que nation francophone, qu'angliciser notre culture pour s'enrichir est inacceptable. Qu'être québécois, c'est avant tout une question de société et qu'il serait temps que nous arrêtions de nous vendre comme peuple pour quelques piastres.
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Richard Latreille, le 8 juillet 2010
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