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Quel avenir pour la chanson francophone?

Antoine Caron - Auteur-compositeur-interprète  13 juillet 2010  Actualités culturelles
Le Festival d’été de Québec est l’un des nombreux événements célébrant la chanson francophone au Québec.<br />
Photo : source festival d’été de Québec
Le Festival d’été de Québec est l’un des nombreux événements célébrant la chanson francophone au Québec.
Dans l'édition du Devoir du 8 juillet dernier, une entrevue avec Mme Dominique Goulet, responsable de la programmation du Festival d'été de Québec, portait sur l'état de la chanson francophone au Québec et en France. Malheureusement, Mme Goulet assied son opinion sur des informations erronées et, en conséquence, le constat qu'elle fait ne peut que desservir la chanson française.

Tout d'abord, affirmer que «la chanson française ne semble pas être la voie d'avenir» mérite d'être décrié. Sur quoi se base Mme Goulet pour lancer une telle affirmation? Qu'une affaire de gros sous? Il n'y a jamais eu autant de festivals et d'événements célébrant la chanson francophone au Québec! En effet, il n'y a peut-être pas 20 000 personnes qui accourent pour assister à un spectacle du Festival en chanson de Petite-Vallée, mais il est certainement faux d'affirmer qu'il y a moins d'artistes de la chanson francophone qui sillonnent les routes du Québec. À preuve, Mme Goulet devrait aller faire un tour dans des sites Internet comme Écoutez.ca ou seulement constater l'explosion des étiquettes indépendantes. Mais ce n'est peut-être pas assez big pour Mme Goulet... Hors des gros majors, point de salut!

Toutefois, ce qui est vrai, c'est que nous assistons à une fragmentation accélérée des auditoires, ou des «marchés», si vous préférez. Les gens (surtout les jeunes) écoutent plus de musique que jamais. Mais, puisqu'ils ont accès à des centaines d'artistes du monde entier, il y a conséquemment une dilution du bassin des auditeurs potentiels qui pourraient être réceptifs autrement à la chanson francophone. De plus, la panoplie de styles musicaux est certainement un élément supplémentaire favorisant une «spécialisation» plus fine de ces auditoires. En résumé, attirer cent personnes devient plus difficile. Et le même problème est aussi visible dans le monde de l'édition et du cinéma d'auteur, entre autres.

Chanter en anglais

Revenant aux propos de Mme Goulet, je ne peux que m'inscrire aussi en faux lorsqu'elle annonce «que les jeunes, peu importe le style musical choisi, chantent en anglais». Foutaise. Ceux-ci sont certes plus nombreux, mais ils ont surtout acquis une plus grande «légitimité» depuis quelques années. On voit pulluler les Simple Plan et Pascale Picard Band, et les jeunes veulent les voir monter sur les scènes des différents festivals.

Autre changement, plusieurs ne s'offusquent plus de voir que des artistes anglophones montent sur les scènes de la Fête nationale. Toutefois, ce phénomène est encore concentré à Montréal où, à moins d'ethnocentrisme, on peut penser que les Anglo-Montréalais sont tout autant québécois et qu'ils méritent une place sur scène, comme on y laisse monter les artistes qui chantent dans une autre langue sans tiquer.

Alors, qu'en est-il de ces francophones qui décident de chanter en anglais? Devraient-ils avoir la même légitimité? Rien n'est moins sûr, car la démarche à la base est complètement différente pour la très grande majorité de ceux-ci. Le parcours est un peu moins... authentique? Je comprends qu'ils désirent «compétitionner» avec les mêmes moyens que les gros, mais des balises très serrées sont nécessaires, compte tenu du contexte linguistique.

Visibilité

Je l'avoue: j'ai moi aussi commencé par écrire en anglais. Pourquoi? N'ai-je pas eu droit, par l'intermédiaire des radios privées, des chaînes de télévision privées et des murs de la ville de Québec, qu'à l'exposition d'une multitude de groupes américains qui débarquaient avec tout leur arsenal pour pratiquement nous «forcer» à aimer ci ou ça? Face à ce «clinquant», malgré les quotas imposés et les efforts des artistes d'ici, difficile d'éviter un certain conditionnement: la tentation de l'imitation est forte. Quand une recette fonctionne, pourquoi ne pas l'adopter? McDonald's est partout autour pour le prouver, non?

Selon moi, le vrai problème est ainsi la «visibilité» (et non pas le déclin) de la chanson francophone. La prolifération d'événements majeurs (entendez «gros») n'y aide pas. En fait, pour que chacun puisse faire grossir ses auditoires, on cherche le truc qui va fonctionner, puis on matraque la population avec une publicité agressive qui supplante toute compétition. Quitte à faire venir encore plus de grosses pointures de la culture populaire américaine. Quitte même à déplacer les dates d'un gros festival pour marcher dans les plates-bandes du petit Festival de la chanson de Tadoussac.

Tout compte fait, quand on est gros, on veut devenir plus gros: le rouleau compresseur passe, qu'il soit américain ou qu'il tende à le devenir. À preuve encore: le Festival d'été de Québec a attiré encore plus de monde cette année après avoir augmenté son offre anglophone. Bravo. Mais à quel prix?

Chanson fast-food

Sous cet angle, comment ne pas être d'accord avec ceux et celles qui suggèrent au gouvernement de retirer les subventions accordées au Festival d'été de Québec à moins qu'il n'offre plus de contenu francophone? N'est-il pas simplement scandaleux d'entendre parler Mme Goulet avec autant de désinvolture à propos de l'avenir de la culture francophone? Que les organisateurs mettent cartes sur table: l'objectif est-il de faire le plus de profits possible, de remplir les Plaines, quitte à «écraser» le reste? La même question pourrait être posée au Festival de jazz de Montréal, qui n'a de plus en plus de jazz que le nom.

Permettez-moi une analogie: puisque les jeunes préfèrent manger du fast-food, est-ce une bonne raison de ne plus faire la promotion d'une alimentation saine et variée? Poussons l'audace plus loin: est-ce qu'une subvention gouvernementale devrait être accordée à la promotion du fast-food? Ce serait inadmissible, bien sûr. De la même manière, je trouve inacceptable que Mme Goulet conçoive l'aplanissement culturel comme envisageable si c'est le désir de jeunes qui se voient déjà rock-star comme leurs idoles américaines. Mais peut-être que Mme Goulet préfère une certaine culture de... colonisés?

Enfin, il est vrai, chanter en anglais, ça ouvre de gros marchés. Imaginez: finir une grosse tournée panaméricaine, acclamé par des milliers de personnes sur la grosse scène... des plaines d'Abraham! Hum... la tentation est forte, non? Mais, hélas! Si vous décidez de chanter en français, il y a de grosses chances qu'il vous faille dire adieu à la gloire, la véritable: la grosse. Et aux grosses plaines d'Abraham du Festival d'été de Québec.

***

Antoine Caron - Auteur-compositeur-interprète
 
 
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  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 08h58
    Le plus gros festival au monde
    Depuis quelques jours, une folle rumeur circule dans les rues de Québec: le Festival d'Été, qui en est à sa 43e version cette année (15 de plus que le Festival de Jazz) est en train de devenir l'un des plus gros festivals de musique au monde!!!!

    Lorsqu'on attire plus de 100,000 spectateurs chaque soir, pendant 11 jours, lorsqu'on offre Lara Fabian et Enrico Macias le même soir sur deux scènes, lorsqu'on a Iron Maiden, Santana, Rush, The Black eye peas, Arcad Fire, Roger Hodgson, au programme, on est dans les ligues majeures.
    Ce qui fait la force du Festival d'Été c'est la grande diversité de sa programmation.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 09h45
    M. Tremblay, quel sacrilège.
    Ce qu'est en train de réussir le FEQ c'est de mettre encore une rangée de brique sur ce mur de fierté qui se construit à Québec. Depuis quelques années la ville sort de l'air désolant du nombrilisme nationaleux du maire L'Allier. La ville de Québec mature en une grande ville francophone qui ne craint pas l'ouverture, qui ne s'enferme pas sur lui même.
    Ce qui choque les séparatistes et ceux qui critiquent la présence d'étranger (lire: non francophone, anglais, non québécois)c'est le succès populaire et la reconnaissance international qu'eux n'auraient jamais atteint. Ce qui les dérange c'est que le vrai peuple est assez mature pour s'ouvrir à d'autre chose que de la ceinture fléchée.
    Le programme du FEQ est bien balancé, il y a les gros nom international, qui apporte l'eau au moulin ($$$$) pour financer la brochette d'artistes débutants qui eux sont des perte pur immédiate mais un investissement dans le future.
    Le maire Labeaume fait un travail de champion, il transforme le village en grande ville.

    Les gens de Québec sont chanceux d'avoir un maire qui aime sa ville et qui lui apporte la richesse.

  • Marco
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 10h06
    Pas assez de festival?
    Selon les propos de l'auteur de ce texte, faudrait-il concevoir des festival québécois uniquement pour faire valoir des artistes de deuxième zone dont M. Caron fait évidemment partie? Franchement!

    Curieux, ce sont ces artistes en mal de reconnaissance qui se plaignent le plus de cet état de choses!! Alors que le français n'y est pour rien...

    Mais revenant au FJDM, ce sont des artistes à la réputation internationale qui se signalent et qui se produisent au cours de cet évènement! Qu'ils soient Américains, Canadiens, Français, Suisse, Russe ou autres... Si la présence d'artistes québécois semblent faite défaut au cours de ce même évènement, faut-il pour autant blamer les organisateurs?!!

    Le talent d'abord et la reconnaissance, conséquemment, par la ensuite, assurent à ces artistes la possibilité de se produire au cours des grands évènements culturels! Et puis vient un jour la consécration! Il en a toujours été ainsi!

    À chacun son festival, à chacun son talent!: décidément, ce n'est pas comme ça que ça marche et fort heureusement, rien ne semble devoir présager un quelconque changement de ce côté!!

    Quand on y regarde de près, y a déjà beaucoup trop de festivals qui battent leur plein ici, au Québec, alors que certains parmi eux en arrachent passablement; et la mutiplication à l’infini de petits évènements musicaux ou culturels ne feraient qu’encourager l’émergence d’artistes qui, de toute façon, ne seront jamais assez talentueux pour se produire sur de grandes scènes!! Un cercle vicieux, en quelque sorte…

  • pagerry3
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 10h28
    Les pouvoirs de la génération «PP».
    Vive la Capitale occupée ! Les Petits Parvenus du gang «Gélinas Inc.» ont leur petit sommet de glorioles. Tasse-toé que j’m’installe ! Québec a enfin son festival chromé, sa sauterie sélective, sa bastringue lucrative, son carnaval d’été pour riches, pour fils et filles à papa qui, d’ailleurs snobent le transport en commun et envahissent tous les stationnements privés, avec la plus banlieusarde des insolences et la plus criarde des suffisances. C’est la clientèle des tapis rouges et du flash. C’est Cannes en Québec, pour tous ces fugaces têtards qui grenouillent et crapaudent. C’est au gré des sonorités d’un créole anglophone tapageur que bat le cœur de la francophonie bafouée, américanisée et métallisée. Les sites sont barricadés. Québec a maintenant ses murs isoloirs, comme au jour su Sommet des Amériques. Pas de chaises pliantes ? No Sir ! L’âge d’or fut classée l’âge dort. Aux abords des sites, certaines terrasses de restaurants sont envahies par les écolobussiens. C'est-à-dire qu’on s’y entasse et qu’on y reste pour deux fois la durée du spectacle. C’est BIG et ça FLASH. C’est LAUD et ça DRIVE. La macro banlieue est en ville. Contrairement au festival de jazz de Montréal, c’est le nouvo style «UPPER TOWN QWEBEC»pour un festival où le peuple n’a plus sa place, parce qu’on l’a littéralement tassé. BIG SHOWS à guichets fermés et les Plaines sont occupées, à nouveau, par les anglais du pouvoir lucratif, les anglais du pouvoir capitaliste, les anglais du pouvoir majoritariste, les anglais du pouvoir des PPéistes. Un BIG FLASH à subir, pour une courte durée, heureusement. Et lorsque nous serons débarrassés de toutes les laideurs architecturées, des barricades encaissées, du bruit métallisé et de tout le reste, la vie sociale, la vie agréable, celle des citoyens de la Vieille Capitale reprendra son cours normal.

  • Visionnaire
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 10h59
    Comme à "Juste pour Rire"
    La chanson française ? "Môman, c'est fini!"

  • Sansterre Gilles
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 13h30
    L'argent du Québec
    Notre argent n'a pas à financer des mercenaires qui bradent notre culture nationale au profit de la culture des autres.

    Avoir quelques artistes anglophones sur les plaines, ce n'est pas un drame. Mais financer un festival comme le FEQ, qui dans sa logique ne croit plus à la chanson française, c'est inconcevable!

    Comment se fait-il d'ailleurs que la Ministre St-Pierre (si on peut appeler ça une « Ministre ») n'ait pas encore réagi aux propos scandaleux de Mme Goulet qui insulte et décourage tous les chanteurs et créateurs d'ici?

  • Richard Gendron
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 13h32
    La chanson française se porte bien au Québec
    Je trouve qu'elle se porte bien, la chanson française au Québec, mais je ne vois aucun problème à ce que certains fassent aussi une carrière en anglais : être bilingue est un atout, pas une honte ou une trahison.
    Aznavour est demeuré essentiellement francophone même s'il a eu plusieurs "hits" en anglais. Des Québécois et Québécoises peuvent faire de même (il n'y a pas obligation de faire comme Céline Dion qui a privilégié sa carrière anglophone).

  • Alex T.
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 14h09
    La chanson française, le véritable débat.
    Je suis d'accord sur les point importants de l'argumentation de M. Caron. Il ne s'agit pas ici de juger le Festival, même si M. Caron se laisse aller. Ce festival est une grosse et énorme pointure américaniser, mais le problème de Mme Goulet, ce n'est pas de faire la promotion de son festival, mais de dénigrer la chanson française au profit de l'anglaise. Il existe actuellement au Québec, une mutlitude de groupes, de chanteurs, plus important pour notre culture que peut l'être les groupe comme Simple Plan. Vous oubliez les Pierre Lapointe, les Malajube, Les Karkwa, Yann Perreault, les Vulgaires Machins, groupe punk francophone par excellence qui continue en français, malgré le succé énorme qu'ils pouraient avoir aux états-unis. Puis il existe tous les autres groupes et jeune talent qui commence, Bernard Adamus, Bravofunken, Chinatown, La Pathère rose, tous francophone. Quand j'écoute la musique émergente, celle qui vie et se consomme par les jeunes de Montréal, de Sherbrooke, de Québec et d'Abitibi, J'entend pour la pluspart, que des groupes francophone. Les rapeurs par exemple, ils rap quasiment tous en français et c'est une culture vivante que celle du hip-hop. En anglais, je n'entend personellement pas grand chose, peut-être me parlez vous des grosse pointures, désoler, non merci je n'écoute pas ce qui passe à la radio.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 13 juillet 2010 18h00
    M Sansterre Gilles
    Moi je veu que mon argent soit investi ou elle rapportera le plus, et si cela veux dire plus de vedette internationale anglaise, ainsi soit il. Ce que je ne veut pas c'est que l'argent de mes taxe sert à payer pour des artiste francophones inconnus qui feront leur performance devant une poignée de personnes indifférentes qui n'ont rien payés

    De plus le FEQ veut dire Festival d'Été de Québec et rien dans le nom, indique qu'il faut qu'il soit exclusivement ni même à prédominance francophone. Tout ce que cela dit c'est qu'il est dans la ville de Québec et en été.

    Le festival n'existe pas pour, promouvoir le français, ni les artistes francophone, il est pour attirer les touristes et donner ce que le peuple veu. et à voir le succès cette année, je dis BRAVO.

  • Pierre Demers
    Abonné
    mardi 13 juillet 2010 23h28
    Vive la France! Et le Québec?
    Vive la France! Et le Québec?
    Vive la France! en ce 14 juilet 2010. Et, fier de sa créativité et de son identité affirmées par des chants, par exemple ceux de Gilles Vigneault, le Québec dit de loin Vive la France et le Québec. Mais quand le Québec lui aussi, fera-t'il défiler son armée, son aviation, sa marine, pour dire fièrement Vive le Québec! à sa fête nationale du 24 juin d'une prochaine année? Pierre Demers 13 juillet 2010.
    c3410@er.uqam.ca

  • Jean Michaud
    Inscrit
    mercredi 14 juillet 2010 11h19
    Moi je suis fière de mon festival
    Vous chiâlez contre le festival mais la formul 1 a couté beaucoup d'argent pour faire courir des anglos, allemands, des suisses, DES BRITANIQUES mais personnes à MOUTRÉAL ne chiâle mais quand LA ville de Québec performe là les MOUTRÉALAIS se font entendre. Une petite quantité de Moutréalais mais bon nos artistes sont plate en général à part quelques uns, Star Académie a plongé notre chanson dans noir, de faut artistes se font entendre pendant que des artistes talentueux sont réduit au silence. Si vous voulez faire quelques choses pour la chanson Québecois boycottez les stars académie et reprenez le goût de vouloir de la Qualité...comme nous au Festival d'été.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 14 juillet 2010 12h20
    Sansterre Gilles
    Vous êtes étonné de l'absence de réaction de la ministre de la culture St-Pierre ? Pas moi. Car elle fait partie d'un gouvernement "négationiste" quant à la réalité d'une anglicisation du Québec, surtout à Montréal.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 15 juillet 2010 01h08
    Dominique Goulet
    Il y aura toujours des Dominique Goulet qui se retrouvent dans un rôle de leadership sans en avoir le courage et la détermination requises par le poste. Une représentation défaitiste n`appartient pas à un leadership claivoyant. Gilles Vigneault n`a qu`à chanter une seule chanson et l`histoire se répète sans fin. Malheureusement Dominique Goulet s`impose à tort et abandonne sa responsabilité de faire la promotion de la chanson française. Le peuple québécois se compose de trop de ces caractères défaitistes.

  • pagerry3
    Inscrit
    vendredi 16 juillet 2010 20h21
    À l’image de Daniel Gélinas.
    Dominique Goulet et les autres sont à l'image de Daniel Gélinas et de son templier Régis Labeaume. Ils sont du côté du pourvoir, du majoritarisme, de l'argent et des pachas incultes qui ont enfin leur gros party festivalier et qui se trempe la palette dans les subventions, c'est à dire nos taxes fédérales et provinciales. Vous devriez lire la réponse de Mireille Gagnon, du FEQ, à une critique que je leur ai fait parvenir. La suffisance qui n’a pas son pareille. De toute façon, le peuple n’a plus rien à voir avec les bourgeois de la génération du « tasse-toé que j’m’installe», tous ces petits parvenus qui se déroulent les tapis rouges, qui occupent tous les balcons de la société, qui se foutent éperdument de la gueule des citoyens qu’ils snobent, sourire pédant en coin et micros dans les dents.

  • T. Julien
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 08h41
    Si le talent et le "showmanship" est de la partie...
    Lorsque le talent et le "showmanship" est de la partie, que l'artiste soit francophone ou pas, lorsque les gens assistent à un spectacle, ILS ne veulent pas entendre parler de politique.

    Si les artistes Québécois francophones CESSAIENT à toujours vouloir "politiser" leur art (s'ils avaient le talents), ils attireraient sûrement PLUS de gens à leur spectacle.

  • T. Julien
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 13h07
    Les goûts ne sont pas à discuter
    Dans le domaine des arts, les goûts ne sont vraiment pas à discuter.

    Certains aiment la musique classique d'autres préfèrent le Rock'N Roll; chez les peintres certains préfèrent Picasso d'autres Van Gogh. etc. etc.
    Pour ceux qui préfèrent la chanson 'Québécoise' tant mieux pour eux... Mais, tout le monde n'ont pas les mêmes goûts; alors, foutez-nous la paix avec ce désir constant à toujours vouloir NOUS IMPOSER vos goûts... Merci!

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