dimanche 12 février 2012 Dernière mise à jour 10h27
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Libre opinion - La mission du Festival d'été de Québec

Marie-France Poulin - Présidente du conseil d'administration du Festival d'été de Québec  14 mai 2010  Actualités culturelles
Après une semaine de débats sur la programmation du Festival d'été de Québec, son contenu francophone et la présence de vedettes internationales, nous nous permettons d'intervenir pour rétablir les faits.

D'abord, il est important de définir ce qu'est le Festival d'été de Québec dans le paysage événementiel du Québec et du monde. Sa mission le dit: «Le Festival doit animer, l'année durant, la ville de Québec, pour tous les gens d'ici et d'ailleurs, avec une fête des arts de la scène et de la rue valorisant la chanson francophone et les projets de création, tout en étant ouverte au reste de la production culturelle dans le monde et à la découverte.» Le Festival est donc un événement musical qui a comme objectif de faire connaître, de faire plaisir et de divertir.

La programmation exceptionnelle élaborée cette année par Dominique Goulet (directrice de la programmation) offre aux festivaliers une photographie actuelle du paysage musical mondial. Oui, il y a de grandes vedettes internationales. Les plus populaires même seront là cet été!

Québec aura aussi ce qui se fait de mieux en musiques du monde: Staff Benda Bilili, Ethiopiques, Émir Kusturica et The No Smoking Orchestra pour n'en nommer que quelques-uns. Des artistes établis chez eux, mais encore méconnus ici et qui ne seraient jamais venus si ce n'était de l'invitation du Festival. Vingt-trois pays seront représentés dans cette édition 2010, une variété de langues seront chantées, de l'inuktitut aux dialectes africains.

Avec eux, 70 artistes québécois: Gilles Vigneault, à qui nous avons voulu rendre hommage, Arcade Fire, ce groupe mythique, Bernard Adamus, Romulo Larrea et d'autres annoncés ou encore à venir. Du français, de l'anglais, du tango argentin... par des Québécois francophones. La mosaïque qu'est aujourd'hui la société québécoise s'exprime de multiples façons.

Cette programmation de haut niveau n'est pas le fruit du hasard, elle est le résultat d'un plan de développement réfléchi, sérieux, rigoureux. Le Festival d'été de Québec a été attaqué de toutes parts au début des années 2000 pour la redondance de sa programmation et la chute de son rayonnement. S'en est suivi un important virage pour répondre aux attentes et à la volonté du public, des touristes et aussi des médias, il faut le dire. Depuis ce temps, l'achalandage augmente, les revenus aussi, les touristes sont plus nombreux et le rayonnement international de Québec s'accroît. C'est sans compter les retombées économiques. Un succès dont nous sommes très fiers!

Quant au financement de la venue des grandes vedettes internationales, il est bon de rappeler que ce sont les commanditaires et les festivaliers, en achetant leurs laissez-passer, qui en assument les coûts. C'est grâce aux revenus ainsi générés que le Festival peut investir et offrir sur ses autres scènes des contenus aussi riches et variés, une place de la Famille animée et des prestations en arts de la rue inédites, originales et époustouflantes. Le financement public permet de compléter ces volets de programmation et c'est justement cette profondeur qui donne au Festival d'été de Québec sa personnalité.

Dans moins de deux mois, le Festival battra son plein, des milliers de personnes — plus de 100 000 ont déjà acheté leur laissez-passer — envahiront Québec. Encore une fois, la foule bigarrée, provenant d'ici, bien sûr, mais aussi d'ailleurs, témoignera de la qualité de la programmation. Elle viendra, simplement, s'amuser, découvrir, fêter, ce qui est l'essence même d'un festival. Espérons qu'encore une fois, plus de 98 % d'entre eux seront satisfaits.

***

Marie-France Poulin - Présidente du conseil d'administration du Festival d'été de Québec
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 03h06
    réfléchi,sérieux, rigoureux
    Ce sont vos mots. Il serait étonnant que, venant de la présidente, on s'adresse autrement à la presse. Cependant je vois difficilement l'aspect *valorisant la chanson francophone* dans votre programmation. Gilles Vigneault doit se retourner dans sa tombe quand il voit que ça prend Arcade Fire pour financer ses émoluments.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 07h00
    Pendant ce temps à Chicago
    Chicago, une ville que le maire Labeaume aime beaucoup, a 8 festivals de musique cet été:

    -Blues, du 11 au 13 juin
    -Celtique, 8 au 9 mai
    -Country, 18-19 septembre
    -Gospel, 5-6 juin
    -Jazz, 4-5 septembre
    -Rap 25 juin au 4 juillet
    -Latino, 11-12 septembre
    -World Music, 24-30 septembre

    Que de la musique "américaine", enfin reliée aux multiples cultures américaines. Aux States- on n'est pas trop colonisés...

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 11h16
    Contenu idéologique?
    Les arts comme les sciences n'ont pas de frontières..Le Festival D'été ne doit pas devenir un festival avec un agenda idéologique. Comme les laissers-passer se vendent comme des petits pains chauds la population appuie massivement cette programmation.

    Personnellement je ne vais plus au Festival car il faut rester debout des heures et il est interdit de s'assoir pour apprécier avec un minimum de confort un concert.. Mais il semble que le minimum de confort ce n'est plus la mode . Même au Colisée durant un concert de Bob Dylan à 75$ le siège, les gens devant moi restaient debout ( et ce n'était pas pour danser???) et se nuisaient les uns les autres..!!

    Autre temps autres moeurs!

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 13h46
    Intéressante perspective de Mme Petrovski ce matin...
    Les gens du FEQ qui s'évertuaient à pleurer toutes les larmes de leur corps corporatif devant les "Francopholies" de leur voler l'accès aux artistes de la francophonie... tout ça pour présenter EXACTEMENT les mêmes platanes que le Cisco Bluesfest d'Ottawa... au détriment d'une VRAIE diversité de programmation pour le FEQ...

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
4 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012