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    Jean-François Pouliot capturant l'humanité urbaine

    La ville canadienne dans tous ses états à l'Exposition universelle de Shanghai

    Le cinéaste Jean-François Pouliot estime que les différentes expériences qu’il a été appelé à faire, l’empêchent d’être un dinosaure, l’obligeant à demeurer à l’affût des dernières technologies.
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le cinéaste Jean-François Pouliot estime que les différentes expériences qu’il a été appelé à faire, l’empêchent d’être un dinosaure, l’obligeant à demeurer à l’affût des dernières technologies.
    Ça commencera le 1er mai pour s'animer jusqu'à la fin d'octobre au pavillon du Canada à l'Exposition universelle de Shanghai 2010. Sur un écran géant semi-circulaire qu'Imax pourrait lui envier: 5 mètres de haut sur 20 mètres de long. Mais est-ce bien un film que cette œuvre intitulée Impressions - Un regard humain porté sur la ville?

    Plutôt 3000 photos où gens, paysages, éléments architecturaux s'animeront parfois à quelques images à la seconde à peine. Son thème: la ville canadienne dans une expo universelle consacrée à l'urbanité. Une ville composite de plusieurs grandes cités d'un océan à l'autre: dont Montréal, Québec, Toronto, Vancouver, etc., en quatre saisons, sur 24 heures, rendue en 5,20 minutes de projection. Plusieurs millions de visiteurs, avant tout chinois, devraient se laisser immerger dans l'image géante à Shanghai.

    Le film est une production de l'Office national du film, à partir d'une proposition du Cirque du Soleil, sous-traitant de Patrimoine canadien pour ledit pavillon.

    À la barre du film: Jean-François Pouliot, cinéaste de La Grande Séduction, mais aussi derrière l'oeuvre en 3D Champlain retracé pour le 400e de Québec et ONF 70 ans pour l'anniversaire de l'Office national du film. Des initiatives qui lui avaient demandé d'innover. «Chaque fois, je dois oublier ce que je connais déjà, explique le cinéaste. Pour Impressions, délaissant les gros plans, je désirais que chaque spectateur voie quelque chose de différent selon sa position. Alors j'ai conçu de grands tableaux, laissant les regards des visiteurs balayer d'abord l'ensemble, puis, par un jeu d'éclairages et des éléments sonores, les entraînant, en trichant un peu, vers des points plus précis: une silhouette, un chien. Le public doit avoir l'impression de flâner dans cette ville imaginaire qu'il découvre.»

    Deux photographes, Serge Clément et Claude-Simon Langlois, ont d'abord parcouru plusieurs villes canadiennes en croquant les gens et les lieux. Pouliot a joué de collages, de surimpressions.

    «On obtient davantage la sensation de flânerie avec des photos qu'avec des films, car le temps ne compte plus.»

    Le cinéaste, qui arrive de Shanghai où il a supervisé l'installation de tout ça, estime que les différentes expériences qu'il a été appelé à faire, à force de jouer avec les techniques, l'empêchent d'être un dinosaure, l'obligeant à demeurer à l'affût des dernières technologies.

    «La musique est très importante ici, dit-il. J'ai travaillé d'abord sur une musique guide, puis on a tout refait en sonorisant la ville, avant de découvrir qu'il fallait mettre plutôt l'accent sur les humains, qui portaient l'émotion.» S'inspirant d'une pièce d'Androgyne, Mario Leblanc, avec l'appui de Pierre Yves Drapeau et Denis Chartrand, a remis le couvert, en incluant d'autres d'effets sonores.

    Et si vous voulez avoir une idée du résultat son, image et lumière, dès le 1er mai l'ONF le diffusera en ligne. Sans procurer l'effet d'immersion que donne l'écran surdimensionné à l'Exposition universelle de Shanghai, bien entendu.

    ***

    Rectificatif du 28 avril: dans l’article original, le nom du compositeur Normand Gemme à la musique fut omis et remplacé par celui de Mario Leblanc, qui était en fait le compositeur de la pièce Androgyne, qui inspira la trame sonore. Toutes nos excuses.
     
     
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