Spectacle - Chloé Sainte-Marie porte la parole innue
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le spectacle de Chloé Sainte-Marie partira à la fin du mois en tournée au Québec et en Europe.
Elles sont deux: une petite sœur et une grande, une Blanche et une Amérindienne. Chloé Sainte-Marie et Joséphine Bacon, Bibitte de son petit nom, présentaient mercredi soir au Gesù le spectacle Nitshissen e Tshissenitamin (Je sais que tu sais). Toutes les chansons, signées Philippe McKenzie, sont en innu. Entre elles des enchaînements, signés Joséphine Bacon, Serge Bouchard et Roméo Saganash, sont en français. Ils disent entre autres une amitié entre les deux femmes, la seconde ayant initié la première à sa culture innue, amitié si féconde qu'elle a appris à Chloé «à être» et qu'elle lui a aussi fait connaître l'ampleur et le désarroi de la culture autochtone. Enchaînements principalement dits par Chloé, mais qui tournent parfois aussi au dialogue entre les deux femmes, l'une, Bibitte, dans l'ombre, l'autre, Chloé, dans la lumière, surtout durant la deuxième partie du spectacle, plus politique, plus énergique, plus revendicatrice.
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