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    Rapport des «signataires» à la ministre de la Culture - Les détracteurs du MACM réclament des changements majeurs

    Malgré l'arrivée applaudie d'une nouvelle conservatrice en chef aguerrie, les chefs de file du mouvement de fronde contre le Musée d'art contemporain de Montréal persistent, signent et réclament des changements de fond au sein du MACM.

    Les instigateurs du mouvement de contestation né l'été dernier contre le Musée d'art contemporain de Montréal (MACM) pressent la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, de revoir rapidement la mission du musée de la rue Sainte-Catherine et la composition de son conseil d'administration.

    Dans un rapport rédigé à l'issue d'une journée de réflexion qui avait réuni 175 personnes à la Société des arts technologiques (SAT), les chefs de file de ce mouvement de fronde dressent un portrait navrant du musée.

    Malgré son budget annuel de 11 millions de dollars, qui en fait le plus important musée d'art moderne, contemporain et actuel au Canada, «le Musée ne jouit ni d'une visibilité, ni d'une réputation à la hauteur de son statut singulier et des investissements qui lui sont dévolus», dixit le rapport remis mercredi à la ministre St-Pierre et à la direction du MACM.

    Décrit comme un musée «négligeable» dans le réseau de l'art contemporain, l'organisme souffre d'isolement, de manque de transparence et échoue à se brancher sur la réalité internationale, poursuit le rapport. Il peine même à se démarquer dans sa propre communauté, voire dans le tout nouveau Quartier des spectacles, lit-on.

    Ces derniers se désolent en outre que des équipes de conservateurs travaillent «en autarcie, générant le complexe de la Tour d'ivoire qui caractérise depuis trop longtemps cette institution et qui lui nuit».

    Les protestataires, qui avaient publiquement contesté en juillet dernier le processus ayant mené à la nomination de Paulette Gagnon à la direction générale, réclament donc un sérieux coup de barre, afin de pallier les problèmes de gouvernance et de leadership du Musée.

    En plus de demander d'intégrer des artistes au conseil d'administration, les signataires suggèrent de mettre en place de nouveaux processus de nomination, d'adopter des mécanismes indépendants d'évaluation du MACM et de faire appel à des commissaires indépendants pour sa programmation.

    En plus de revoir sa politique d'acquisition, trop guidée par une «approche esthétique», déconnectée des courants de l'art actuel, le MACM devra multiplier ses efforts d'éducation auprès du public en participant à divers événements fédérateurs.

    Le rapport, signé notamment par l'historien de l'art Laurier Lacroix et la chercheuse Anne-Marie Ninacs, prend toutefois note du pas important franchi dans cette voie par le MACM avec l'embauche récente de Marie Fraser, à titre de conservatrice en chef. Louée par plusieurs experts du milieu pour son expertise et son dynamisme, cette dernière occupe ainsi le poste laissé vacant par Paulette Gagnon, nommée à la tête du musée.

    La direction du Musée d'art contemporain de Montréal s'est gardée hier de réagir à ce rapport et a fait savoir, par la voix de son attachée de presse, qu'elle entendait l'analyser plus à fond avant de faire des commentaires.












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