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    Le Musée d'art contemporain nomme Marie Fraser pour faire taire la grogne

    L'institution montréalaise a choisi la réputée professeure comme conservatrice en chef

    Marie Fraser, la nouvelle conservatrice en chef du Musée d’art contemporain de Montréal, est jeune, très bien formée et déjà très appréciée des cercles les plus exigeants.
    Photo: Musée d’art contemporain de Montréal Marie Fraser, la nouvelle conservatrice en chef du Musée d’art contemporain de Montréal, est jeune, très bien formée et déjà très appréciée des cercles les plus exigeants.
    Avec l'air de fronde qui souffle d'une partie du milieu des arts visuels sur le Musée d'art contemporain de Montréal (MACM) depuis la nomination de sa nouvelle directrice, il fallait que cette institution sorte un paravent, et un gros. Le voici, le voilà, tout concentré dans la très compétente personne de Marie Fraser, professeure d'histoire de l'art de l'UQAM, dont la nomination comme conservatrice en chef a été annoncée hier. C'est elle qui va maintenant orienter le contenu de l'écrin en dirigeant les expositions, les publications ou les colloques.

    Mme Fraser (qui fait prononcer son nom à la française: «frazère») prend le relais de Paulette Gagnon à ce poste essentiel, celle par qui la mazarinade est arrivée. Mme Gagnon, qui a fait toute sa carrière au sein du MACM, a remplacé le directeur Marc Mayer en juin, après un long processus de sélection. M. Mayer est lui-même parti diriger le Musée des beaux-arts du Canada, en remplacement de Pierre Théberge.

    La nomination de Mme Gagnon a déclenché une protestation ouverte dans un petit monde réputé chicanier. Cet été, plus de cent personnes ont signé une pétition qualifiant de «leurre» le concours. Le texte et une réunion publique tenue ensuite traduisaient les frustrations d'une part du milieu devant un musée jugé «timoré», «qui ne fonctionne pas à la mesure de son potentiel», décrit comme «inconnu et invisible».

    La nouvelle directrice a résisté. La nomination de Mme Fraser a été très bien accueillie hier par les experts consultés par Le Devoir. «C'est la plus belle et la plus intelligente riposte envisageable», a dit un muséologue.

    La recrue est jeune, très bien formée et déjà très appréciée des cercles les plus exigeants. Docteure en histoire de l'art (UdeM) avec une thèse sur la narrativité et la performance des récits dans l'art contemporain, elle a été commissaire invitée pour la 10e édition du Mois de la photo à Montréal en 2007 sous le thème des explorations narratives. Elle a aussi dirigé la publication d'une des premières études majeures à paraître sur les explorations narratives dans l'image et les nouveaux médias, explique le communiqué du musée.

    À titre de commissaire invitée au Musée national des beaux-arts du Québec, elle a organisé Raconte-moi/Tell me (2005-2006) en collaboration avec le Casino Luxembourg-Forum d'art contemporain, ainsi que Le Ludique (2001-2003), présentée au Musée d'art moderne de Lille métropole, en France. Elle a été commissaire d'une vingtaine d'expositions, dont certaines dans l'espace urbain, «questionnant les frontières de l'art et de la réalité et redéfinissant le rôle du public dans la production et la diffusion de l'oeuvre d'art».

    Mme Fraser enseigne au département d'histoire de l'art et aux programmes de muséologie de l'Université du Québec à Montréal, et ce, depuis 2007. Elle entrera en fonction à temps plein à compter du 1er juin 2010 et ponctuellement d'ici là à compter du 7 janvier prochain.

    Il n'a pas été possible d'obtenir une entrevue avec la nouvelle conservatrice en chef et le musée.












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