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    Guide de survie pour temps incertains

    L'artiste allemand Hans Winckler sonde la méthode D des sans-logis

    En attendant les 110 millions de dollars du gouvernement fédéral pour briser le cycle de l'itinérance, l'artiste allemand Hans Winckler propose un guide de survie concocté à partir des témoignages des sans-logis. Le projet socioartistique s'inscrit dans le cadre de l'État d'urgence (EU), manifestival sensibilisant la population à l'itinérance qui commence ce soir et se poursuit jusqu'à dimanche à Montréal sous l'égide de l'ATSA.

    «Nous vivons une crise globale ces temps-ci. Le vieux cliché qui dit qu'un itinérant est un itinérant ne tient plus; ça touche tous les rangs de la société», dit-il.

    À la manière d'une enquête amorcée à Berlin et New York, qui se conclura à Montréal pendant l'EU, l'artiste va à la rencontre des gens de la rue pour leur demander comment ils survivent au quotidien.

    «On peut apprendre beaucoup des gens de la rue, confie-t-il. Si tu t'intéresses à leur mode de vie, ils te donnent plein d'information: des adresses de soupes populaires, de lieux où se procurer des vêtements, de trucs pour voyager d'une ville à l'autre. J'en ai tiré une sorte de liste qui me sert de base pour [l'EU].»

    Le fruit de sa cueillette d'information sera affiché au mur ou sur son «bureau», où il assurera une vigile tous les jours sous la tente d'EU, dressée sur la place Émilie-Gamelin jusqu'à dimanche. Il y recueillera de nouveaux trucs et témoignages des itinérants de passage, qui bénéficient par ailleurs de toutes sortes de services gratuits pendant l'EU, du dortoir au repas gastronomique en passant par les massages, la collecte de vêtements chauds et les spectacles artistiques.

    Il souhaite que son projet Tips and Strategies for Survival soit éventuellement publié sous forme de carnet ou dans le journal L'Itinéraire. Il en présentera le détail au public demain soir au Goethe Institut.


    Lien direct avec le public

    La 11e édition d'EU débute officiellement ce soir avec Le Show hygiénique des artistes associés François Papineau et Sylvie Moreau.

    «On a décidé de faire triper le monde avec nos coups de coeur de l'année», dit le premier. «Ce sont des artistes ou performeurs qui établissent un lien très direct avec le public», ajoute la seconde.

    Le truculent Damien Robitaille, la soprano Marie-Josée Lord, le poète-slammeur Mathieu Lippé, tous des artistes établis, se joindront à eux sur scène pour cette soirée de type cabaret. «Il y a une toune country, un texte de Claude Gauvreau que François va dire et on fait Les Pauvres de Plume [Latraverse] en version big band», décrit la comédienne.

    Tous deux saluent le travail de l'ATSA, qui ose «provoquer une rencontre avec les gens de la rue» et «mettre côte à côte l'art et l'itinérance».












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