jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 15h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le tandem Christo perd une moitié

L'artiste-emballeur prévoit continuer son oeuvre

Isabelle Paré   20 novembre 2009  Actualités culturelles
Christo et Jeanne-Claude, de passage à Montréal en 2008
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Christo et Jeanne-Claude, de passage à Montréal en 2008
Elle était la logisticienne et le cerveau médiatique du célèbre couple emballeur. Jeanne-Claude, épouse et complice artistique de Christo, a été emportée par un anévrisme cérébral mercredi soir à New York, à l'âge de 74 ans, laissant à son mari le soin de terminer leurs nombreux projets pharaoniques.

En couple depuis 51 ans, le duo créateur d'emballages géants n'est maintenant plus qu'un. Dans un communiqué publié hier, l'époux de Jeanne-Claude, Christo Javacheff, a déclaré qu'il «continuera à honorer la promesse qu'ils s'étaient faite il y a de nombreuses années: que la démarche artistique de Christo et de Jeanne-Claude se poursuive».

Au moment du décès de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, le célèbre tandem, souvent appelé «les Christo», planchait toujours sur deux projets titanesques. Over the River, visant l'emballage de la rivière Arkansas aux États-Unis sur 10 km, et Mastaba, une pyramide faite de 400 000 barils de pétrole devant être érigée aux Émirats arabes unis.

Ces Sartre et de Beauvoir de l'art visuel se sont surtout rendus célèbres en drapant de toiles plastiques le Pont-Neuf à Paris (1985), le Reichstag (1995) et neuf îlots de Biscayne Bay à Miami (1983). Mais le «couple Christo» compte aussi parmi ses faits d'armes d'autres oeuvres éphémères gigantesques, dont Parasol Bridge, une pluie d'ombrelles géantes dispersées sur les côtes japonaises et californiennes en 1991, et Running Fence, un mur de tissu évoquant la Grande Muraille de Chine érigé le jour de la mort de Mao (1976) dans le comté de Sonoma.

De passage à Montréal en 2008, Jeanne-Claude, qui menait d'une main de fer les entrevues pour le «couple Christo», affirmait que l'aboutissement de leurs projets géants ne dépendait pas de leur longévité, mais de la volonté des autorités. «En 40 ans, nous avons réalisé 19 projets, mais essuyé des refus dans 37 cas. Pour Les Portes (The Gates) à New York, il nous a fallu attendre 26 ans», avait soutenu au Devoir l'artiste à la crinière de feu, née à Casablanca de parents français.

Christo, immigré bulgare, et Jeanne-Claude, fille de militaires, se sont rencontrés à Paris en 1958, mais vivaient aux États-Unis depuis 1964. Pionnier du land art avec ses installations toujours colossales, le «couple Christo» dénigrait pourtant l'étiquette d'artiste-emballeur. «Une minorité de nos oeuvres a consisté à empaqueter. Le seul titre qui soit juste, c'est celui d'artiste de l'environnement», avait défendu Jeanne-Claude en 2008.

****

Avec l'Agence France-Presse et Associated Press
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012