Une pinte de lait toute fraîche
Le château d'eau de la Guaranteed Pure Milk brille à nouveau dans le ciel montréalais
Une icône du paysage montréalais revient à la vie. La pinte de lait géante de l'ancienne laiterie Guaranteed Pure Milk illumine à nouveau de sa blancheur lactée l'horizon urbain grâce à l'initiative conjointe d'Héritage Montréal et du secteur privé.
Rouillé et décrépit, le réservoir d'eau en forme de bouteille de lait, haut de près de dix mètres et lourd de six tonnes, a été restauré et repeint grâce au partenariat tissé avec la Fédération des producteurs de lait du Québec, et l'aide d'autres entreprises, dont l'Agence Sid Lee, le fabricant de peinture Akzo Nobel et les propriétaires de l'édifice.
«Il fallait trouver une façon de remettre en vie cet emblème montréalais qui fait partie du patrimoine et est devenu un symbole important de notre histoire. Cette fois, il y a eu un bon alignement des planètes et des passions», a fait valoir hier Dinu Bumbaru, porte-parole d'Héritage Montréal.
Érigée au-dessus de la laiterie Guaranteed Pure Milk en 1930, la gigantesque pinte de lait a été laissée à l'abandon lorsque de nouveaux types de réservoirs ont été développés. À l'époque, le mastodonte lacté constituait non seulement un véritable coup publicitaire, mais il était le fleuron de l'une des premières laiteries montréalaises, après J.-J. Joubert, à avoir instauré la pasteurisation du précieux liquide blanc.
Au début du XIXe siècle, les Montréalais achetaient encore leur lait auprès d'artisans qui le distribuaient dans des bidons à l'aide de carrioles. Il faudra attendre 1926 pour qu'une loi, après des cas tragiques d'intoxication, force les laiteries industrielles à pasteuriser leurs produits. Maintenant rénovée, la bouteille géante rappelle tout ce pan de l'histoire montréalaise, affirme Bumbaru.
L'organisme espère d'ailleurs parvenir à sceller d'autres partenariats avec le privé pour sauver une dizaine de monuments menacés, soit par l'oubli, soit par des projets immobiliers. Du nombre, on compte la maison de Sir Louis-Hippolyte La Fontaine, située dans l'îlot Overdale, le restaurant art déco du 9e étage de chez Eaton, le Planétarium Dow, hérité de l'Expo 67, les ateliers ferroviaires de Pointe-Saint-Charles et l'agora dessinée par Charles Daudelin au square Viger. L'immeuble de la New City Gas, bâti en 1850 par John Ostell dans Griffintown, le quartier de la Paper Hill, adossé à l'église Saint-Patrick rue De la Gauchetière, la maison Redpath du Golden Square Mile et l'église de Sainte-Brigide-de-Kildare sont aussi au nombre des bâtiments choisis par Héritage Montréal pour leur trouver un sauveur.
«Pour Ben's, il est trop tard», a déploré M. Bumbaru. Idem pour l'orange Julep, qui a disparu de la rue Sherbrooke. «Mais la plupart des bâtiments nécessitent plus que de l'argent. Il faut aussi trouver un promoteur prêt à développer un nouvel usage», soutient M. Bumbaru, donnant l'exemple du Planétarium.
Rouillé et décrépit, le réservoir d'eau en forme de bouteille de lait, haut de près de dix mètres et lourd de six tonnes, a été restauré et repeint grâce au partenariat tissé avec la Fédération des producteurs de lait du Québec, et l'aide d'autres entreprises, dont l'Agence Sid Lee, le fabricant de peinture Akzo Nobel et les propriétaires de l'édifice.
«Il fallait trouver une façon de remettre en vie cet emblème montréalais qui fait partie du patrimoine et est devenu un symbole important de notre histoire. Cette fois, il y a eu un bon alignement des planètes et des passions», a fait valoir hier Dinu Bumbaru, porte-parole d'Héritage Montréal.
Érigée au-dessus de la laiterie Guaranteed Pure Milk en 1930, la gigantesque pinte de lait a été laissée à l'abandon lorsque de nouveaux types de réservoirs ont été développés. À l'époque, le mastodonte lacté constituait non seulement un véritable coup publicitaire, mais il était le fleuron de l'une des premières laiteries montréalaises, après J.-J. Joubert, à avoir instauré la pasteurisation du précieux liquide blanc.
Au début du XIXe siècle, les Montréalais achetaient encore leur lait auprès d'artisans qui le distribuaient dans des bidons à l'aide de carrioles. Il faudra attendre 1926 pour qu'une loi, après des cas tragiques d'intoxication, force les laiteries industrielles à pasteuriser leurs produits. Maintenant rénovée, la bouteille géante rappelle tout ce pan de l'histoire montréalaise, affirme Bumbaru.
L'organisme espère d'ailleurs parvenir à sceller d'autres partenariats avec le privé pour sauver une dizaine de monuments menacés, soit par l'oubli, soit par des projets immobiliers. Du nombre, on compte la maison de Sir Louis-Hippolyte La Fontaine, située dans l'îlot Overdale, le restaurant art déco du 9e étage de chez Eaton, le Planétarium Dow, hérité de l'Expo 67, les ateliers ferroviaires de Pointe-Saint-Charles et l'agora dessinée par Charles Daudelin au square Viger. L'immeuble de la New City Gas, bâti en 1850 par John Ostell dans Griffintown, le quartier de la Paper Hill, adossé à l'église Saint-Patrick rue De la Gauchetière, la maison Redpath du Golden Square Mile et l'église de Sainte-Brigide-de-Kildare sont aussi au nombre des bâtiments choisis par Héritage Montréal pour leur trouver un sauveur.
«Pour Ben's, il est trop tard», a déploré M. Bumbaru. Idem pour l'orange Julep, qui a disparu de la rue Sherbrooke. «Mais la plupart des bâtiments nécessitent plus que de l'argent. Il faut aussi trouver un promoteur prêt à développer un nouvel usage», soutient M. Bumbaru, donnant l'exemple du Planétarium.
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