Le lait du fier monde
Alors qu'aujourd'hui les mérites du lait sont vantés quotidiennement, au début du XXe siècle, le produit était considéré comme dangereux pour la santé publique. Un plongeon rafraîchissant dans l'histoire du lait en milieu urbain à l'Écomusée du fier monde.
En plus de son exposition permanente — À coeur de jour, grandeur et misère d'un quartier populaire —, l'Écomusée du fier monde présente cet été Une pinte d'histoire, le lait à Montréal. Cette exposition, qui se tiendra de mai à septembre, raconte l'histoire des compagnies qui ont marqué le visage de l'industrie laitière au XXe siècle.
«Souvent, quand on pense au lait ou à l'industrie laitière, ce sont les fermes et les régions agricoles qui nous viennent à l'esprit, mais ce qui est original dans cette exposition, c'est d'aborder l'histoire du lait en milieu urbain», affirme le directeur de l'Écomusée, René Binette.
Jusqu'à la révolution industrielle, des fermes laitières étaient présentes dans la métropole. Par la suite, elles se sont éloignées du centre et toute une industrie de transport, de transformation et de distribution s'est développée pour approvisionner la population d'une grande ville. «Le transport se faisait souvent dans des wagons non réfrigérés, les contenants étaient plus ou moins bien stérilisés et il n'y avait pas de contrôle dans les fermes. Dans les maisons, tout le monde n'avait pas de glacière pour conserver le lait, alors le taux de mortalité infantile à Montréal était extrêmement élevé et le lait était perçu comme un danger.»
L'exposition de l'Écomusée raconte également la lutte des réformistes pour la pasteurisation du lait en 1929. Cette pasteurisation a amené une restructuration de l'industrie et les plus petits joueurs ont été obligés de se regrouper en coopératives. C'est ainsi que sont nées des compagnies comme J.J. Joubert et Poupart.
On y aborde, dans d'autres parties de l'exposition, la fascination du lait et sa distribution dans les écoles à la commission scolaire de Montréal pendant la Seconde Guerre mondiale.
Évidemment, le métier de laitier est évoqué. «Le laitier disparaît dans les années 1970 avec l'arrivée des supermarchés et des grandes multinationales dans le domaine du lait et du fromage.» Cette exposition «très grand public» présente des films d'archives, des photos et plusieurs artefacts.
Jour de fête
À partir du 11 juin, l'Écomusée du fier monde présente l'exposition Jour de fête: «C'est un projet que nous avons réalisé avec un organisme en alphabétisation du quartier pour intégrer la recherche historique au processus d'apprentissage de la lecture et de l'écriture», explique le directeur du musée. Le résultat de leurs recherches sur la représentation des jours de fête dans leur histoire de vie et dans leur quartier sera exposé au musée jusqu'à la fin octobre. «Ça va être quelque chose de proche du vécu et de très touchant, qui nous rejoint dans notre mission d'utiliser le musée comme outil d'éducation populaire.»
En plus de son exposition permanente — À coeur de jour, grandeur et misère d'un quartier populaire —, l'Écomusée du fier monde présente cet été Une pinte d'histoire, le lait à Montréal. Cette exposition, qui se tiendra de mai à septembre, raconte l'histoire des compagnies qui ont marqué le visage de l'industrie laitière au XXe siècle.
«Souvent, quand on pense au lait ou à l'industrie laitière, ce sont les fermes et les régions agricoles qui nous viennent à l'esprit, mais ce qui est original dans cette exposition, c'est d'aborder l'histoire du lait en milieu urbain», affirme le directeur de l'Écomusée, René Binette.
Jusqu'à la révolution industrielle, des fermes laitières étaient présentes dans la métropole. Par la suite, elles se sont éloignées du centre et toute une industrie de transport, de transformation et de distribution s'est développée pour approvisionner la population d'une grande ville. «Le transport se faisait souvent dans des wagons non réfrigérés, les contenants étaient plus ou moins bien stérilisés et il n'y avait pas de contrôle dans les fermes. Dans les maisons, tout le monde n'avait pas de glacière pour conserver le lait, alors le taux de mortalité infantile à Montréal était extrêmement élevé et le lait était perçu comme un danger.»
L'exposition de l'Écomusée raconte également la lutte des réformistes pour la pasteurisation du lait en 1929. Cette pasteurisation a amené une restructuration de l'industrie et les plus petits joueurs ont été obligés de se regrouper en coopératives. C'est ainsi que sont nées des compagnies comme J.J. Joubert et Poupart.
On y aborde, dans d'autres parties de l'exposition, la fascination du lait et sa distribution dans les écoles à la commission scolaire de Montréal pendant la Seconde Guerre mondiale.
Évidemment, le métier de laitier est évoqué. «Le laitier disparaît dans les années 1970 avec l'arrivée des supermarchés et des grandes multinationales dans le domaine du lait et du fromage.» Cette exposition «très grand public» présente des films d'archives, des photos et plusieurs artefacts.
Jour de fête
À partir du 11 juin, l'Écomusée du fier monde présente l'exposition Jour de fête: «C'est un projet que nous avons réalisé avec un organisme en alphabétisation du quartier pour intégrer la recherche historique au processus d'apprentissage de la lecture et de l'écriture», explique le directeur du musée. Le résultat de leurs recherches sur la représentation des jours de fête dans leur histoire de vie et dans leur quartier sera exposé au musée jusqu'à la fin octobre. «Ça va être quelque chose de proche du vécu et de très touchant, qui nous rejoint dans notre mission d'utiliser le musée comme outil d'éducation populaire.»
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