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En bref - Succès pour le Moulin à paroles

Le Devoir   17 septembre 2009  Actualités culturelles
La chaîne Vox estime à 535 000 le nombre de personnes ayant visionné le Moulin à paroles au cours de la fin de semaine dernière. À titre de comparaison, les parties de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), l'un des événements les plus populaires du réseau, peut attirer jusqu'à 400 000 personnes lors des matchs importants.

Le Moulin à paroles a également connu un grand succès en ligne, où le portail Canoë a atteint le sommet de 24 000 visionnements simultanés. Au total, 759 000 minutes (12 650 heures) de l'événement ont été regardées par les internautes. D'ailleurs, les réseaux VOX et Illico sur demande reprennent la diffusion de l'événement. VOX reprendra les diffusions les 19 et 26 septembre et les 3 et 10 octobre à 21h (avec des reprises dans la nuit à 3h). Illico sur demande les programmera à compter de demain.
 
 
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  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 28 septembre 2009 08h08
    Le rapatriement des armoiries royales de France et la Ministre St-Pierre
    Vous êtes en accord avec le rapatriement des armoiries royales de France au Québec?

    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

    Faite entendre votre voix en écrivant à la Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Christine St-Pierre aux adesses suivantes:

    ministre@mcccf.gouv.qc.ca

    circonscription@mcccf.gouv.qc.ca

    Merci de militer pour le retour de notre patrimoine.

    Soldat Sanspareil
    2ième bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.régimentdelasarre.ca

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 13h32
    Origine de la chanson à la claire fontaine et les soldats de Montcalm

    Cette chanson en fin de programme du moulin à paroles provenait de France en Nouvelle-France par les soldats de Montcalm venus défendre l’Amérique Française contre les troupes Anglaises.

    Voila la contribution à notre culture de ces valeureux soldats du Roy !

    À la claire fontaine est sans conteste l’une des deux ou trois chansons traditionnelles les plus populaires de France ; à l’égal d’un Frère Jacques ou d’un Au clair de la lune. Il en existe des dizaines de versions différentes, sur des mélodies allant de la ballade sentimentale à l’air de danse franchement rythmé. La majorité d’entre elles se rattachent au thème du « retour de noces » :

    « M’en revenant de noces,

    J’étais bien fatigué ;

    Au bord d’une fontaine,

    Je me suis reposé :

    L’eau y était si belle,

    Que je m’y suis baigné… »

    Ce canevas de base se décline avec toutes sortes de refrains, mais l’histoire reste toujours plus ou moins identique, avec deux déroulements possibles : selon que le narrateur est un homme ou une femme, l’« ami Pierre » de l’avant-dernier couplet devient « ma douce amie », voire « ma tendre âme », « ma belle amie », etc.

    La version notée ici (voir la première partition en sol ou en mi b du CD) est très probablement originaire de Normandie ; pourtant, c’est par le biais du Québec que la chanson nous est revenue sous cette forme. Ayant traversé l’Atlantique, vers le milieu du XIIIe siècle, avec les soldats de Montcalm – ce qui explique le rythme de marche sur lequel elle est souvent chantée –, elle servit de chant national aux patriotes franco-canadiens lors de la grande révolte de 1837 contre l’hégémonie anglaise.

    Comme beaucoup de chansons populaires, celle-ci possède cependant des origines lettrées et se retrouve déjà, sous une forme voisine, dans le recueil Brunettes ou Petits Airs tendres, édité par Christophe Ballard en 1704.

    Si la mélodie donnée par ce dernier s’appuie sur celle d’un cantique publié d’après le poète Guillaume Colletet (1598-1659), son apparentement à celle que nous connaissons encore de nos jours est quand même assez flagrant. Cependant, bien que suivant fidèlement la même histoire, les paroles qu’il indique proposent une fin sensiblement différente :

    Sur les bords de la Seine

    Me suis lavé les pieds

    D’une feuille de chesne

    Me les suis essuyez.

    Refrain

    Que ne m’a-t-on donné

    Celuy que j’ay tant aimé ?

    J’ay entendu la voix

    D’un rossignol chanter

    Chante, Rossignol, chante

    Tu as le cœur tant gay

    Tu as le cœur tant gay

    Et moy je l’ay navré

    C’est de mon amy Pierre

    Qui s’en est allé

    Je luy ay fait chose

    Qui ait pu le facher

    Hors un bouquet de roses

    Que je luy refusay

    Au milieu de la rose

    Mon cœur est enchaîné.

    N’y serrurier en France

    Qui puis’le déchaîner ;

    Sinon mon ami Pierre

    Qui en a pris la clef.

    Dans certaines versions, le « bouquet de rose » est remplacé par le « bouton de rose », ce qui rend la symbolique érotique de l’histoire encore plus limpide.

    De fait, d’une région à l’autre, les variantes sont importantes et peuvent donner à la chanson une signification bien différente.

    Elle commence chez Ballard :

    « Sur les bords de la Seine

    Me suis lavé les pieds… »

    Dans les régions de l’Ouest, c’est une jeune invitée qui chante :

    « En revenant des noces

    J’étais bien fatiguée

    Au bord d’une fontaine

    Je me suis reposée… »

    Alors que nous la chantons aujourd’hui comme les Canadiens :

    « À la claire fontaine

    M’en allant promener… »

    La fontaine, la feuillée, le rossignol et le chagrin d’amour font partie du cadre traditionnel des chansons de toile (ce sont, sans doute, des arrangements savants de chansons populaires que chantaient les femmes qui travaillaient la toile – fileuses, tisseuses… Elles remontent au XIIe siècle et parlent inlassablement d’amour).

    La chanson a été interprétée sur de nombreuses mélodies, mais l’air actuel dérive du timbre original. En Poitou et au Canada, il a pris un rythme de marche plus entraînant et propre à mobiliser chouans et patriotes.

    D’après Marc Robine, Anthologie de la chanson française. La Tradition. Des trouvères aux grands auteurs du xixe siècle, Albin Michel, 2000 et Martine David et Anne-Marie Delrieu, Refrains d’enfance. Histoire de 60 chansons populaires, Herscher, 1988

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

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