Quand l'art déloge la pub
Le Mouvement Art public explore de nouveaux espaces
Le Mouvement Art public (MAP), qui affiche ses oeuvres dans des lieux habituellement destinés à la publicité, élargit son territoire pour sa troisième exposition en octobre. L'organisme pourra utiliser des structures qu'un projet-pilote de l'arrondissement de Ville-Marie destine exclusivement à l'affichage culturel.
«Ville-Marie nous a donné une subvention qui nous permet d'utiliser des structures destinées uniquement à la culture dans le cadre d'un projet-pilote», indique Manuel Bujold, cofondateur du MAP avec Claude Marrié. Le projet-pilote ressemble à ce qu'on retrouve déjà près du marché Atwater et dans la rue McGill, au centre-ville.
Les nouveaux emplacements se concentreront autour du métro Saint-Laurent, rue Sainte-Catherine, et sur une soixantaine d'abribus. Ils s'ajoutent aux espaces publicitaires invendus de CBS dont profitait déjà le MAP en vertu d'une entente avec la chaîne télé. Avec le temps, l'organisme à but non lucratif souhaite que l'art actuel occupe les 15 % d'espaces publicitaires laissés vacants annuellement par les diffuseurs.
La troisième exposition du MAP se développera sur le thème «La vie est un sport extrême». Elle comptera notamment des photographies de l'artiste chinois Lei Wei, du photographe israélien Nadar Kander, des Canadiennes Lynne Cohen et Alana Riley, de l'Américaine Olaf Breuning et du Français Denis Darzacq.
Les oeuvres sont choisies en fonction de leur impact sur le promeneur. «On a environ une seconde et demie pour capter l'attention du passant; les oeuvres trop minimalistes passent inaperçues», explique M. Bujold. D'où l'importance accordée aux couleurs et l'intérêt des portraits, qui interpellent davantage le piéton.
Si le discours sur l'art comme moteur de développement économique a le vent dans les voiles, le MAP le pousse encore plus loin. Selon ses fondateurs, «la créativité humaine est l'ultime ressource économique», peut-on lire sur leur site Internet. Elle a le pouvoir d'améliorer la productivité et la qualité de vie. L'art actuel, en utilisant les mêmes moyens de masse que la pub pour se promouvoir — une sorte de devise pour le MAP —, redéfinit le rapport entre la ville et le citoyen.
«Ville-Marie nous a donné une subvention qui nous permet d'utiliser des structures destinées uniquement à la culture dans le cadre d'un projet-pilote», indique Manuel Bujold, cofondateur du MAP avec Claude Marrié. Le projet-pilote ressemble à ce qu'on retrouve déjà près du marché Atwater et dans la rue McGill, au centre-ville.
Les nouveaux emplacements se concentreront autour du métro Saint-Laurent, rue Sainte-Catherine, et sur une soixantaine d'abribus. Ils s'ajoutent aux espaces publicitaires invendus de CBS dont profitait déjà le MAP en vertu d'une entente avec la chaîne télé. Avec le temps, l'organisme à but non lucratif souhaite que l'art actuel occupe les 15 % d'espaces publicitaires laissés vacants annuellement par les diffuseurs.
La troisième exposition du MAP se développera sur le thème «La vie est un sport extrême». Elle comptera notamment des photographies de l'artiste chinois Lei Wei, du photographe israélien Nadar Kander, des Canadiennes Lynne Cohen et Alana Riley, de l'Américaine Olaf Breuning et du Français Denis Darzacq.
Les oeuvres sont choisies en fonction de leur impact sur le promeneur. «On a environ une seconde et demie pour capter l'attention du passant; les oeuvres trop minimalistes passent inaperçues», explique M. Bujold. D'où l'importance accordée aux couleurs et l'intérêt des portraits, qui interpellent davantage le piéton.
Si le discours sur l'art comme moteur de développement économique a le vent dans les voiles, le MAP le pousse encore plus loin. Selon ses fondateurs, «la créativité humaine est l'ultime ressource économique», peut-on lire sur leur site Internet. Elle a le pouvoir d'améliorer la productivité et la qualité de vie. L'art actuel, en utilisant les mêmes moyens de masse que la pub pour se promouvoir — une sorte de devise pour le MAP —, redéfinit le rapport entre la ville et le citoyen.
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