Plaidoyer pour un musée plus ouvert et plus audacieux
Une deuxième lettre est adressée au Musée d'art contemporain
Photo : Jacques Grenier
La lettre adressée au président du conseil d’administration du MACM propose des pistes de solution pour revitaliser le musée, jugé trop conservateur et figé.
La brouille entre le Musée d'art contemporain de Montréal (MACM) et une partie de son milieu se poursuit, sur un ton plus constructif. Une seconde lettre adressée au président du conseil d'administration de l'institution propose des pistes de solution pour revitaliser le musée, jugé trop conservateur et figé.
Pour un MACM plus transparent, plus ouvert, plus audacieux et plus proactif sur les scènes nationale et internationale: c'est le plaidoyer de Laurier Lacroix, muséologue et historien de l'art, et d'Anne-Marie Ninacs, commissaire et chercheuse indépendante, insatisfaits de la réponse du directeur général Marc DeSerres à la première missive signée au début du mois par 115 acteurs du milieu des arts visuels. Cette réponse se limitait à défendre le processus de sélection de la nouvelle directrice Paulette Gagnon, prétexte du litige.
«Votre réponse passe complètement sous silence les difficultés actuelles du MACM soulevées dans notre lettre alors même que ces problèmes [...] constituent nos premières préoccupations et devraient être au coeur de vos réflexions», écrivent-ils dans cette deuxième lettre à titre de porte-parole temporaires de la communauté artistique en cette période estivale. Ils espèrent que ces «difficultés» et les pistes de solutions qu'ils proposent se retrouveront à l'ordre du jour de la rencontre prochaine de M. DeSerres avec la ministre de la Culture, Christine St-Pierre.
Pour pallier le problème de «gouvernance» et de «structure» du musée, M. Lacroix et Mme Ninacs estiment qu'il faut remanier le conseil d'administration ainsi que les différents comités consultatifs de l'institution pour y intégrer des artistes, des experts, des chercheurs ou penseurs de l'art contemporain. Ils suggèrent également de transformer l'un des postes de «conservateur» — un statut à redéfinir selon eux — en un poste de commissaire invité, venu tour à tour du Québec, du Canada et de l'étranger pour appuyer et stimuler autrement l'équipe permanente.
Ils énoncent l'urgence d'une ouverture et une collaboration tous azimuts de l'institution, trop fermée sur elle-même, avec les autres joueurs du milieu d'ici et d'ailleurs, pour redevenir le coeur battant du secteur et accroître la visibilité des artistes visuels québécois au Canada et à l'étranger.
Pour que le MACM redevienne un lieu de réflexion et de débat stimulant plutôt qu'«un simple espace de monstration», ils proposent de convier la communauté artistique à une rencontre publique (dont la forme reste à définir) à l'automne prochain, si possible en dialogue avec le MACM et la ministre St-Pierre.
Pour un MACM plus transparent, plus ouvert, plus audacieux et plus proactif sur les scènes nationale et internationale: c'est le plaidoyer de Laurier Lacroix, muséologue et historien de l'art, et d'Anne-Marie Ninacs, commissaire et chercheuse indépendante, insatisfaits de la réponse du directeur général Marc DeSerres à la première missive signée au début du mois par 115 acteurs du milieu des arts visuels. Cette réponse se limitait à défendre le processus de sélection de la nouvelle directrice Paulette Gagnon, prétexte du litige.
«Votre réponse passe complètement sous silence les difficultés actuelles du MACM soulevées dans notre lettre alors même que ces problèmes [...] constituent nos premières préoccupations et devraient être au coeur de vos réflexions», écrivent-ils dans cette deuxième lettre à titre de porte-parole temporaires de la communauté artistique en cette période estivale. Ils espèrent que ces «difficultés» et les pistes de solutions qu'ils proposent se retrouveront à l'ordre du jour de la rencontre prochaine de M. DeSerres avec la ministre de la Culture, Christine St-Pierre.
Pour pallier le problème de «gouvernance» et de «structure» du musée, M. Lacroix et Mme Ninacs estiment qu'il faut remanier le conseil d'administration ainsi que les différents comités consultatifs de l'institution pour y intégrer des artistes, des experts, des chercheurs ou penseurs de l'art contemporain. Ils suggèrent également de transformer l'un des postes de «conservateur» — un statut à redéfinir selon eux — en un poste de commissaire invité, venu tour à tour du Québec, du Canada et de l'étranger pour appuyer et stimuler autrement l'équipe permanente.
Ils énoncent l'urgence d'une ouverture et une collaboration tous azimuts de l'institution, trop fermée sur elle-même, avec les autres joueurs du milieu d'ici et d'ailleurs, pour redevenir le coeur battant du secteur et accroître la visibilité des artistes visuels québécois au Canada et à l'étranger.
Pour que le MACM redevienne un lieu de réflexion et de débat stimulant plutôt qu'«un simple espace de monstration», ils proposent de convier la communauté artistique à une rencontre publique (dont la forme reste à définir) à l'automne prochain, si possible en dialogue avec le MACM et la ministre St-Pierre.
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