Moore défend les Prix du Canada
Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, estime que les critiques concernant les Prix du Canada cesseront lorsque les détails de leur fonctionnement seront connus. Mais pour l'instant, le tollé demeure général.
Interrogé sur ce sujet pour une deuxième journée de suite à la Chambre des communes, M. Moore a répondu que les prix décernés à Toronto feront du Canada «une capitale culturelle mondiale». «Quand on fera notre annonce sur ce projet-là, la grande majorité des gens dans la communauté culturelle vont voir que c'est quelque chose de très spécial, d'unique», a affirmé le ministre.
M. Moore a aussi démenti les rumeurs récentes faisant état d'une annonce imminente de soutien aux artistes pour les tournées à l'étranger. Le milieu culturel a généralement mal réagi au dernier budget Flaherty, qui ne comptait aucune mesure compensatoire pour les programmes supprimés cet été. Ces programmes, a répété M. Moore, étaient inefficaces.
Le cabinet du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a lui aussi coupé court aux espoirs de certains intervenants du milieu culturel qui souhaitaient une rencontre avec le ministre pour l'inciter à réactiver le programme PromArt (il relevait de ce ministère).
Selon l'attachée de presse de M. Cannon, toutes les sommes d'argent liées à la culture sont désormais gérées par Patrimoine canadien. Il n'y a donc rien à attendre du côté des Affaires étrangères, dit-elle. Lundi, M. Cannon doit néanmoins rencontrer Alain Paré, le président de la Conférence internationale pour les arts de la scène (CINARS).
Critiques
Les critiques à l'égard de la création des Prix du Canada ont continué de fuser hier. Mardi, Le Devoir révélait un profond malaise devant ces prix, financés à hauteur de 25 millions par le gouvernement. Deux promoteurs de Toronto ont obtenu la gestion de la cagnotte qui récompensera les meilleurs nouveaux talents du monde entier.
Le porte-parole du Parti libéral du Canada pour le Patrimoine, Pablo Rodriguez, juge «inacceptable» que l'argent serve «pour des artistes de l'étranger qui viendront chez nous, alors qu'on coupe en même temps le financement à nos artistes pour qu'ils aillent à l'étranger.
C'est illogique».
Président de Culture Montréal et vice-président du Conseil des arts du Canada, Simon Brault estime pour sa part que la grogne s'exprime parce que cette annonce est «la seule mesure [liée à l'international dans le budget] alors que ce n'est pas le seul besoin». «On ne répond pas aux mêmes besoins», dit-il.
***
Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti
Interrogé sur ce sujet pour une deuxième journée de suite à la Chambre des communes, M. Moore a répondu que les prix décernés à Toronto feront du Canada «une capitale culturelle mondiale». «Quand on fera notre annonce sur ce projet-là, la grande majorité des gens dans la communauté culturelle vont voir que c'est quelque chose de très spécial, d'unique», a affirmé le ministre.
M. Moore a aussi démenti les rumeurs récentes faisant état d'une annonce imminente de soutien aux artistes pour les tournées à l'étranger. Le milieu culturel a généralement mal réagi au dernier budget Flaherty, qui ne comptait aucune mesure compensatoire pour les programmes supprimés cet été. Ces programmes, a répété M. Moore, étaient inefficaces.
Le cabinet du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a lui aussi coupé court aux espoirs de certains intervenants du milieu culturel qui souhaitaient une rencontre avec le ministre pour l'inciter à réactiver le programme PromArt (il relevait de ce ministère).
Selon l'attachée de presse de M. Cannon, toutes les sommes d'argent liées à la culture sont désormais gérées par Patrimoine canadien. Il n'y a donc rien à attendre du côté des Affaires étrangères, dit-elle. Lundi, M. Cannon doit néanmoins rencontrer Alain Paré, le président de la Conférence internationale pour les arts de la scène (CINARS).
Critiques
Les critiques à l'égard de la création des Prix du Canada ont continué de fuser hier. Mardi, Le Devoir révélait un profond malaise devant ces prix, financés à hauteur de 25 millions par le gouvernement. Deux promoteurs de Toronto ont obtenu la gestion de la cagnotte qui récompensera les meilleurs nouveaux talents du monde entier.
Le porte-parole du Parti libéral du Canada pour le Patrimoine, Pablo Rodriguez, juge «inacceptable» que l'argent serve «pour des artistes de l'étranger qui viendront chez nous, alors qu'on coupe en même temps le financement à nos artistes pour qu'ils aillent à l'étranger.
C'est illogique».
Président de Culture Montréal et vice-président du Conseil des arts du Canada, Simon Brault estime pour sa part que la grogne s'exprime parce que cette annonce est «la seule mesure [liée à l'international dans le budget] alors que ce n'est pas le seul besoin». «On ne répond pas aux mêmes besoins», dit-il.
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Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti
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