Radio-canada - Bye Bye... et le reste
Dix jours plus tard, le Bye Bye 2008 continue d'occuper le devant de la scène. Hier, nous n'avons rien appris de neuf lors de la conférence de presse à laquelle la productrice-vedette Véronique Cloutier et son conjoint, l'auteur et comédien Louis Morissette, avaient convié les médias, mais l'exercice a permis de confirmer l'existence d'un malaise à la direction de la programmation de Radio-Canada.
Avec la multiplication des productions privées aux heures de grande écoute, Radio-Canada a dû abandonner une part de son autorité aux producteurs, mais aussi à ces vedettes millionnaires, humoristes ou grandes gueules, qui font désormais la pluie et le beau temps sur les ondes. La concurrence fantastique entre TVA et Radio-Canada a conduit celle-ci à des concessions inacceptables, voire à des alliances qui pervertissent son mandat de société publique.
Au dire de Cloutier et de Morissette, les mises en garde ont été nombreuses de la part de Radio-Canada, mais personne ne s'est opposé à la diffusion de certains sketches dont le contenu dépassait largement les limites de la décence et du bon sens. C'est une chose de laisser les créateurs faire leur boulot, c'en est une autre de les laisser prendre le contrôle des ondes sous prétexte de liberté du «créateur». On a manqué de jugement, point à la ligne.
Le Bye Bye n'est qu'un exemple puisque d'autres émissions sont aussi passées sous le contrôle d'individus et de groupes privés qui profitent de la concurrence exacerbée entre Radio-Canada et TVA pour promouvoir leurs propres intérêts professionnels et commerciaux.
Le problème se pose aussi à la radio, quoique différemment. Même s'il n'y a pas de publicité pour justifier une guerre des cotes d'écoute, on n'a pas trouvé mieux pour enrichir le contenu de certaines émissions que de céder l'antenne quotidiennement à des employés de l'empire Gesca, concurrent direct de Quebecor, qui en profite pour promouvoir généreusement ses seuls produits. Si Quebecor le fait, pourquoi pas nous? semble-t-on s'être dit à Radio-Canada. Pourtant, ce qui est bon pour Quebecor ne l'est pas nécessairement pour une société d'État, au contraire! Où sont donc passés les journalistes radio-canadiens en sport, en environnement ou en économie?
Au Québec, la section française de Radio-Canada bénéficie de la loyauté de son auditoire pour les raisons que l'on sait. S'il n'est évidemment pas question de revenir sur la participation des producteurs privés qui est imposée par Ottawa, le temps est cependant venu de reprendre le contrôle, non seulement sur le choix des producteurs et des émissions, mais aussi sur les contenus et la façon dont les vedettes fort bien payées s'acquittent de leur travail.
Avec la multiplication des productions privées aux heures de grande écoute, Radio-Canada a dû abandonner une part de son autorité aux producteurs, mais aussi à ces vedettes millionnaires, humoristes ou grandes gueules, qui font désormais la pluie et le beau temps sur les ondes. La concurrence fantastique entre TVA et Radio-Canada a conduit celle-ci à des concessions inacceptables, voire à des alliances qui pervertissent son mandat de société publique.
Au dire de Cloutier et de Morissette, les mises en garde ont été nombreuses de la part de Radio-Canada, mais personne ne s'est opposé à la diffusion de certains sketches dont le contenu dépassait largement les limites de la décence et du bon sens. C'est une chose de laisser les créateurs faire leur boulot, c'en est une autre de les laisser prendre le contrôle des ondes sous prétexte de liberté du «créateur». On a manqué de jugement, point à la ligne.
Le Bye Bye n'est qu'un exemple puisque d'autres émissions sont aussi passées sous le contrôle d'individus et de groupes privés qui profitent de la concurrence exacerbée entre Radio-Canada et TVA pour promouvoir leurs propres intérêts professionnels et commerciaux.
Le problème se pose aussi à la radio, quoique différemment. Même s'il n'y a pas de publicité pour justifier une guerre des cotes d'écoute, on n'a pas trouvé mieux pour enrichir le contenu de certaines émissions que de céder l'antenne quotidiennement à des employés de l'empire Gesca, concurrent direct de Quebecor, qui en profite pour promouvoir généreusement ses seuls produits. Si Quebecor le fait, pourquoi pas nous? semble-t-on s'être dit à Radio-Canada. Pourtant, ce qui est bon pour Quebecor ne l'est pas nécessairement pour une société d'État, au contraire! Où sont donc passés les journalistes radio-canadiens en sport, en environnement ou en économie?
Au Québec, la section française de Radio-Canada bénéficie de la loyauté de son auditoire pour les raisons que l'on sait. S'il n'est évidemment pas question de revenir sur la participation des producteurs privés qui est imposée par Ottawa, le temps est cependant venu de reprendre le contrôle, non seulement sur le choix des producteurs et des émissions, mais aussi sur les contenus et la façon dont les vedettes fort bien payées s'acquittent de leur travail.
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