Le volet culturel du programme de Jean Charest - Le PLQ promet plus d'argent aux créateurs
Un gouvernement libéral réviserait tous les budgets et les programmes des organismes qui interviennent dans le secteur culturel
Photo : Jacques Grenier
Michèle Courchesne, Jean Charest et Line Beauchamp, hier, lors du dévoilement du volet culturel du programme du PLQ.
Le Parti libéral du Québec veut faire augmenter les revenus des créateurs et mettre en place un filet de sécurité social pour les artistes. Jean Charest annonce aussi qu'un gouvernement libéral réviserait tous les budgets et les programmes des organismes qui interviennent dans le secteur culturel.
Les évaluations et les engagements du PLQ sont présentés dans un document d'une trentaine de pages intitulé De rempart à tremplin. Priorités d'actions politiques pour le secteur de la culture et des communications. Jean Charest, entouré de sa porte-parole en la matière, a rendu public ce programme dans un atelier-galerie de céramique de la rue Laurier Est, à Montréal.
Le chef du PLQ a commencé par rappeler la feuille de route de son parti, de la création du ministère des Affaires culturelles dans les années 1960, à la mise en place de la Politique culturelle et du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), dans les années 1990. «Nous allons continuer à être les fervents promoteurs et défenseurs de la création et de la culture», a ensuite promis M. Charest.
Cet engagement se traduira-t-il par une hausse des budgets du CALQ? Le Mouvement des arts et des lettres du Québec, le regroupement des plus grandes associations d'artistes professionnels du Québec, demande de faire passer ces budgets de 66 millions actuellement à 90 millions.
«Nous, ce qui nous intéresse, ce n'est pas le budget du ministère de la Culture ou du CALQ, mais le budget disponible dans la poche du créateur pour qu'il puisse mieux vivre de son art», répond la députée Line Beauchamp, porte-parole de l'opposition en matière culturelle à l'Assemblée nationale. «Bien sûr que le gouvernement du Québec a la responsabilité première de financer la culture. Il y en a d'autres, des principes de partenariats et de décentralisation notamment.»
Le plan d'action général du PLQ prévoit pourtant un gel des budgets de l'État, sauf en matière d'éducation et de santé. «Il ne faut pas croire qu'une tronçonneuse va passer à la tête des ministères, poursuit Mme Beauchamp. Lorsqu'on enlève les budgets de la santé et de l'éducation, il reste 16 milliards de dollars, dans un contexte où des milliers de fonctionnaires prennent leur retraite. Il faut donc sortir de la logique du budget et comprendre que la promesse libérale vise une panoplie de mesures pour faire une différence significative dans le portefeuille des artistes.»
Le «dollar-création»
Le PLQ s'engage notamment à réviser toutes les enveloppes, programmes et organismes du secteur culturel pour dégager «des marges financières qui seront investies dans le "dollar-création" et non dans le dollar "béton-gestion"», selon les propres mots de la députée Beauchamp, qui ajoute que «toute marge dégagée sera immédiatement investie dans les programmes du CALQ».
Le parti de Jean Charest promet aussi d'améliorer le filet de sécurité social de créateur, l'autre grande demande des milieux artistiques, pilotée cette fois par l'Union des artistes. Il est par exemple prévu de définir une formule d'indemnisation des besoins non couverts par la CSST, de réviser la Loi sur le statut professionnel des artistes, d'élaborer des mesures fiscales spécifiques permettant l'étalement des revenus et d'assurer le respect du droit d'auteur.
D'autres mesures essentielles de la plate-forme concernent la démocratie culturelle. Un gouvernement Charest adopterait une Politique de développement des bibliothèques publiques et une Politique du patrimoine. «Un gouvernement libéral visera à accroître la diffusion des créations artistiques partout au Québec, dit encore Mme Beauchamp. Il encouragera les municipalités et tous les organismes publics du réseau éducatif à adopter des politiques culturelles favorisant cette diffusion. Il faut que nos spectacles, films, livres, qui connaissent de grands succès à l'étranger, soient aussi diffusés au Québec.»
Les évaluations et les engagements du PLQ sont présentés dans un document d'une trentaine de pages intitulé De rempart à tremplin. Priorités d'actions politiques pour le secteur de la culture et des communications. Jean Charest, entouré de sa porte-parole en la matière, a rendu public ce programme dans un atelier-galerie de céramique de la rue Laurier Est, à Montréal.
Le chef du PLQ a commencé par rappeler la feuille de route de son parti, de la création du ministère des Affaires culturelles dans les années 1960, à la mise en place de la Politique culturelle et du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), dans les années 1990. «Nous allons continuer à être les fervents promoteurs et défenseurs de la création et de la culture», a ensuite promis M. Charest.
Cet engagement se traduira-t-il par une hausse des budgets du CALQ? Le Mouvement des arts et des lettres du Québec, le regroupement des plus grandes associations d'artistes professionnels du Québec, demande de faire passer ces budgets de 66 millions actuellement à 90 millions.
«Nous, ce qui nous intéresse, ce n'est pas le budget du ministère de la Culture ou du CALQ, mais le budget disponible dans la poche du créateur pour qu'il puisse mieux vivre de son art», répond la députée Line Beauchamp, porte-parole de l'opposition en matière culturelle à l'Assemblée nationale. «Bien sûr que le gouvernement du Québec a la responsabilité première de financer la culture. Il y en a d'autres, des principes de partenariats et de décentralisation notamment.»
Le plan d'action général du PLQ prévoit pourtant un gel des budgets de l'État, sauf en matière d'éducation et de santé. «Il ne faut pas croire qu'une tronçonneuse va passer à la tête des ministères, poursuit Mme Beauchamp. Lorsqu'on enlève les budgets de la santé et de l'éducation, il reste 16 milliards de dollars, dans un contexte où des milliers de fonctionnaires prennent leur retraite. Il faut donc sortir de la logique du budget et comprendre que la promesse libérale vise une panoplie de mesures pour faire une différence significative dans le portefeuille des artistes.»
Le «dollar-création»
Le PLQ s'engage notamment à réviser toutes les enveloppes, programmes et organismes du secteur culturel pour dégager «des marges financières qui seront investies dans le "dollar-création" et non dans le dollar "béton-gestion"», selon les propres mots de la députée Beauchamp, qui ajoute que «toute marge dégagée sera immédiatement investie dans les programmes du CALQ».
Le parti de Jean Charest promet aussi d'améliorer le filet de sécurité social de créateur, l'autre grande demande des milieux artistiques, pilotée cette fois par l'Union des artistes. Il est par exemple prévu de définir une formule d'indemnisation des besoins non couverts par la CSST, de réviser la Loi sur le statut professionnel des artistes, d'élaborer des mesures fiscales spécifiques permettant l'étalement des revenus et d'assurer le respect du droit d'auteur.
D'autres mesures essentielles de la plate-forme concernent la démocratie culturelle. Un gouvernement Charest adopterait une Politique de développement des bibliothèques publiques et une Politique du patrimoine. «Un gouvernement libéral visera à accroître la diffusion des créations artistiques partout au Québec, dit encore Mme Beauchamp. Il encouragera les municipalités et tous les organismes publics du réseau éducatif à adopter des politiques culturelles favorisant cette diffusion. Il faut que nos spectacles, films, livres, qui connaissent de grands succès à l'étranger, soient aussi diffusés au Québec.»
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