Exposition Femmes de notre temps - Portraits de femmes qui ont marqué le XXe siècle
10 octobre 2008
Actualités culturelles
La photo de l’actrice et chanteuse Judy Garland prise par Bob Willoughby en 1954 ouvre l’exposition Femmes de notre temps au National Portrait Gallery de Washington.
Washington — De Helen Keller à Judy Garland, de la première élue au Congrès jusqu'à la première millionnaire noire, une exposition à la National Portrait Gallery de Washington rassemble les portraits photographiques des femmes américaines qui ont marqué le XXe siècle.
L'exposition de 90 photographies Femmes de notre temps, qui s'ouvre aujourd'hui et se poursuivra jusqu'au 1er février, est «une réelle panoplie d'identités, de combats et de réalisations de femmes au cours du XXe siècle», a expliqué Martin Sullivan, directeur du musée.
Toutes les photos, sorties des collections du musée, tentent de capter les moments et les attitudes qui symbolisent l'oeuvre et la vie de ces femmes, la plupart du temps immortalisées «en train de faire ce qui les caractérise», que ce soit de l'écriture, de la politique, de la danse, des affaires, du spectacle ou du sport, a précisé la commissaire de l'exposition Ann Shumard.
Parmi les premiers clichés présentés figure celui de Helen Keller, où l'extraordinaire et surdouée militante des droits des handicapés, sourde, muette et aveugle, pose en 1909 à 29 ans, un livre en braille sur les genoux et une rose dans la main dont elle sent le parfum.
L'accrochage chronologique des photos donne le fil pour suivre les grandes artistes de blues et de jazz, telle Bessie Smith — photographiée l'année de sa mort, dans un accident de voiture —, Billie Holiday ou Ella Fitzgerald, les danseuses telle Isadora Duncan (1916) ou les stars de folk et de rock telles Joan Baez (1963) ou Janis Joplin, photographiée en 1967 par Linda McCartney.
Le regard tendre et doux de Margaret Sanger, immortalisée en 1917, cache la volonté de fer de cette militante féministe, qui a inventé, au prix de la prison et de tracasseries judiciaires, les cliniques du planning familial.
Julia Child, championne de la vulgarisation de la cuisine française aux États-Unis, trône au milieu des saucissons d'un magasin d'alimentation tandis qu'Althea Gibson, étoile noire du tennis féminin bien avant Arthur Ashe, est saisie enseignant son art aux enfants de Harlem par-dessus un filet de tennis tendu à travers une rue de New York (1957).
Rosa Parks, l'héroïne de la lutte des droits des Noirs, est immortalisée quelques mois avant son fait d'armes dans un bus de Montgomery, en Alabama, lorsqu'elle refuse de laisser sa place à un blanc.
L'icône de Hollywood, Marilyn Monroe, n'est pas absente, photographiée par un soldat amateur lorsqu'elle chante pour les troupes américaines en Corée: «Une des meilleures choses qui me soit arrivée dans la vie», disait-elle.
«Cette exposition est une source d'inspiration, pleine d'histoires si riches», a noté le directeur du musée, signalant son portrait préféré, celui de Virginia Apgar, en train de mettre un enfant au monde (1966).
L'exposition de 90 photographies Femmes de notre temps, qui s'ouvre aujourd'hui et se poursuivra jusqu'au 1er février, est «une réelle panoplie d'identités, de combats et de réalisations de femmes au cours du XXe siècle», a expliqué Martin Sullivan, directeur du musée.
Toutes les photos, sorties des collections du musée, tentent de capter les moments et les attitudes qui symbolisent l'oeuvre et la vie de ces femmes, la plupart du temps immortalisées «en train de faire ce qui les caractérise», que ce soit de l'écriture, de la politique, de la danse, des affaires, du spectacle ou du sport, a précisé la commissaire de l'exposition Ann Shumard.
Parmi les premiers clichés présentés figure celui de Helen Keller, où l'extraordinaire et surdouée militante des droits des handicapés, sourde, muette et aveugle, pose en 1909 à 29 ans, un livre en braille sur les genoux et une rose dans la main dont elle sent le parfum.
L'accrochage chronologique des photos donne le fil pour suivre les grandes artistes de blues et de jazz, telle Bessie Smith — photographiée l'année de sa mort, dans un accident de voiture —, Billie Holiday ou Ella Fitzgerald, les danseuses telle Isadora Duncan (1916) ou les stars de folk et de rock telles Joan Baez (1963) ou Janis Joplin, photographiée en 1967 par Linda McCartney.
Le regard tendre et doux de Margaret Sanger, immortalisée en 1917, cache la volonté de fer de cette militante féministe, qui a inventé, au prix de la prison et de tracasseries judiciaires, les cliniques du planning familial.
Julia Child, championne de la vulgarisation de la cuisine française aux États-Unis, trône au milieu des saucissons d'un magasin d'alimentation tandis qu'Althea Gibson, étoile noire du tennis féminin bien avant Arthur Ashe, est saisie enseignant son art aux enfants de Harlem par-dessus un filet de tennis tendu à travers une rue de New York (1957).
Rosa Parks, l'héroïne de la lutte des droits des Noirs, est immortalisée quelques mois avant son fait d'armes dans un bus de Montgomery, en Alabama, lorsqu'elle refuse de laisser sa place à un blanc.
L'icône de Hollywood, Marilyn Monroe, n'est pas absente, photographiée par un soldat amateur lorsqu'elle chante pour les troupes américaines en Corée: «Une des meilleures choses qui me soit arrivée dans la vie», disait-elle.
«Cette exposition est une source d'inspiration, pleine d'histoires si riches», a noté le directeur du musée, signalant son portrait préféré, celui de Virginia Apgar, en train de mettre un enfant au monde (1966).
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