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L'air du temps

Odile Tremblay   20 septembre 2008  Actualités culturelles
L'air du temps soufflait sur Yonge street, sur Bay street, à l'ombre de la tour du CN. Un peu plus fort qu'ailleurs, au fait. Factice air du temps... Brad Pitt montrait son beau profil. Tout le reste s'enfonçait dans l'ombre. Photographiées, traquées, interviewées, les vedettes donnaient leurs couleur rouge et or au festival de Toronto, clôturé la semaine dernière.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    20 septembre 2008 16 h 27
    Froid dans le dos
    La populace - et je pèse mes mots - est très contradictoire. Affalée devant sa tv, elle se vautre dans un vedettariat éhonté, se mirant dans la téléréalité et les frasques des vedettes les plus dérangées. Mais d'un autre côté, elle proteste contre les artistes gâtés et flatte la belle Josée Verner dans le sens du poil, lui faisant croire que c'est elle et son chef inculte - tout comme elle d'ailleurs - qui ont raison, prenant les Québécois pour ce qu'ils semblent bien être de plus en plus : une bande de demeurés qui ne savent que glapir devant les seins de la Pamela Anderson ou de la Britney Spears en transes.

    Mais où donc est passée la raison ? Pas celle du philosophe Descartes, non, plus simplement celle du gros bon sens qui sait que les apparences ne sont qu'une part très futile de la réalité. Et il me fait plaisir de reprendre une phrase de la belle Odile, celle dont la beauté tient à l'être plus qu'au paraître, sans pour autant qu'elle en soit dépourvue, phrase qui devrait être mise en musique un peu partout dans le monde, aussi bien en France qu'aux USA ou au Canada : « Le vedettariat ne date pas d'hier, remarquez. Mais l'ampleur du phénomène planétaire donne aujourd'hui froid dans le dos.»

    Froid dans le dos en effet, grand froid, pourtant en ces beaux jours de fin d'été. Car le problème est profond, et son traitement semble de plus en plus inaccessible. Le mal est partout et fausse tout. Les médias n'en ont que pour la «poepolisation» de tout, le contenu passant sous le tapis. Marshal McLuhan disait il y a pourtant déjà longtemps que le message c'est le massage, entendant par là que le contenant portait en lui-même son contenu. La différence, c'est qu'en ces temps-là le contenu n'était pas encore bidon. La science physique la plus récente nous parle d'un vide quantique habité par une énergie créatrice. Ce serait si beau si c'était de ce type de vide dont nous serions présentement témoins ! Mais non, ce vide-là n'est plus habité que par son apparence. Le contenu est devenu le contenant. Et contenant n'est même plus un sépulcre blanchi comme dans le temps des pharisiens, c'est devenu un sépulcre tout court. La couleur n'importe plus, pourvu que ça brille à l'extérieur et crie aux autres : « Regardez-moi, je suis là ! » « Qui ça ? » « Mais moi, ma belle enveloppe, ne voyez-vous pas comme elle brille ? Ne vous rappelle-t-elle pas celle de Brad Pitt ou de Pamela Anderson ? »

    Voilà où s'en va une proportion alarmante de nos sociétés avancées : vers le vide inhabité.
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  •  
  • André Loiseau - Abonné
    21 septembre 2008 12 h 42
    @J.P. Audet
    Beau texte pertinent, et je suis d'accord avec votre appréciation de la "beauté d'Odile...".
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  • Jacques Lafond - Abonné
    21 septembre 2008 19 h 49
    Toronto
    Toronto la championne du SRAS, la championne de LISTÉRIA. Toronto, la ville ou les bombonnes de propane explosent soudainement en plein centre ville...

    Vous dites que: ''le Festival de Toronto, adopté par Hollywood''. Il n'y a rien de plus faux, Madame. Les vedettes sont invités et très grassement payés pour venir à Toronto. Ils ne viennent pas d'eux mêmes.

    Tout cet argent payé à ces vedettes vient d'où lui ? Subventions du fédéral ? Très certainement. Du moins en partie; possiblement en grande partie.

    Toronto n'a jamais eu d'âme, n'a jamais eu de caractère, n'a jamais eu de culture, et ça ne changera jamais.

    Le succès artificiel du festival du film de Toronto est très grassement financé, en autre, par les gouvernements.

    Pendant ce temps, les artistes créateurs dans tous les domaines au Québec sont coupés des leurs subventions ...

    GOD BLESS CANADA
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