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Sus aux conservateurs

Le Québec n’avait pas vu un tel rassemblement politique de créateurs depuis les grandes manifestations du Mouvement pour les arts et les lettres dans les années 1990.
Photo : Jacques Nadeau
Le Québec n’avait pas vu un tel rassemblement politique de créateurs depuis les grandes manifestations du Mouvement pour les arts et les lettres dans les années 1990.
Si par malheur un vilain tir (ami ou ennemi, peu importe) avait touché la Société des arts technologiques (SAT) de Montréal hier matin, le pays aurait perdu la crème de la crème des artistes et des professionnels de la culture du Québec, toutes disciplines confondues.

Ils étaient tous là, le dramaturge Michel Tremblay comme les chorégraphes Marie Chouinard et Edouard Lock, la femme de théâtre Lorraine Pintal, le chanteur Pierre Lapointe, l'éditeur du Boréal Pascal Assathiany et la productrice de films Denise Robert, André Ménard (du Festival international de jazz de Montréal) comme Marie-Hélène Falcon (du Festival TransAmériques). Tous rassemblés avec plusieurs centaines d'autres créateurs, encore de la fine fleur artistique comme du petit lait culturel, tous unis pour dénoncer puissamment les compressions budgétaires de quelque 45 millions de dollars du gouvernement fédéral dans leurs secteurs.

Les coupes révélées cet été affectent notamment les tournées des troupes canadiennes à l'étranger, la diffusion sur le Net de la culture nationale et la formation des professionnels. Ottawa prétend que certains programmes abolis seront remplacés par d'autres «plus performants».

Le Québec n'avait pas vu un tel rassemblement politique de créateurs depuis les grandes manifestations du Mouvement pour les arts et les lettres dans les années 1990, une union voulant forcer la hausse des budgets des conseils des arts. L'appel à la nouvelle mobilisation lancé par l'organisme Culture Montréal et le Conseil des arts de Montréal a été tellement suivi que la foule d'artistes et de professionnels débordait hier de la très grande salle de la SAT, jusque dans un parc adjacent du boulevard Saint-Laurent.

Le Québec est la province la plus affectée par certaines disparitions de programmes, celui des tournées par exemple. Des troupes comme celle de Marie Chouinard ou Edouard Lock offrent la très grande majorité de leurs prestations à l'étranger. Ce dernier a mentionné hier qu'en 2004-05, 19 compagnies de danse québécoises avaient effectué 29 tournées dans le monde, pour un total de 263 représentations données dans 15 pays.

Une quinzaine de grandes vedettes ont pris la parole pour accuser le gouvernement Harper de mettre en péril la formation d'une relève artistique et d'empêcher le rayonnement de la culture et des artistes à l'étranger. Les mêmes et autant d'autres personnalités (dont l'homme d'affaires Bernard Lamarre, de la Fondation du Musée des beaux-arts, et Hélène Desmarais, de la famille de Power Corporation, identifiée comme présidente déléguée du conseil d'administration de l'OSM) signent une lettre envoyée au premier ministre Stephen Harper afin de demander à son gouvernement de «faire marche arrière pour éviter que ses décisions n'affectent irrémédiablement le développement de Montréal et la réputation du Canada sur la scène internationale».

Plusieurs porte-parole ont directement interpellé la ministre du Patrimoine canadien, Josée Verner. «L'abolition de certains programmes de soutien annonce l'arrêt de mort de plusieurs entreprises que l'exiguïté du marché intérieur contraint à un rayonnement hors frontières», a dit Pierre McDuff, du Théâtre des Deux Mondes, une troupe constamment en déplacement. «L'allégation d'une saine gestion des finances publiques pour justifier leur abolition tient du sophisme. Prétendre remplacer ces programmes par d'autres sans préciser lesquels, ni quand, ni comment, constitue un formidable exemple de totale incompréhension et de mauvaise gestion. Mme Josée Verner, si vous aviez la moindre intelligence, a-t-il poursuivi en marquant une pose théâtrale sous les applaudissements et les cris de l'assemblée, la moindre intelligence des enjeux réels du secteur d'activités que votre devoir vous impose de représenter à la Chambre des communes, vous auriez su mettre votre poste en balance pour la défense et l'essor de la culture au Canada et son rayonnement dans le monde.» Le cabinet de Mme Verner a fait savoir hier que la ministre n'était «pas disponible» pour réagir aux critiques ou aux demandes des manifestants.

À son tour, le chef d'orchestre Walter Boudreau a osé un parallèle se voulant ironique entre la politique culturelle des conservateurs et les pratiques nazies d'anéantissement des oeuvres et des personnes. Au moins deux affiches brandies par des manifestants arboraient une croix gammée.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, présent à la manifestation, a déploré ces rapprochements disgracieux plus tard dans la journée. D'autres politiciens ont également pris part au rassemblement, dont le maire de Montréal, Gérald Tremblay, Thomas Mulcair, du NPD, et Denis Coderre, du Parti libéral. Le chef de cette formation, Stéphane Dion, sera ce matin juste en face de la SAT, au Monument-National, pour dénoncer à son tour les compressions conservatrices.

«C'est un geste de censure assez scandaleux, parce que la subversion vient très souvent des artistes et de la culture, a déclaré en entrevue au Devoir le dramaturge Michel Tremblay. C'est un gouvernement qui se méfie au départ de la culture et il a la naïveté de penser qu'en faisant un geste de censure il va empêcher les artistes, surtout ceux qui vont à l'étranger, de s'exprimer. Alors qu'au fond, d'où vient une grande partie de la réputation du Canada sinon de ses artistes? Mais le pire, c'est qu'on ne peut pas douter de la sincérité [des conservateurs]. Ce sont des gens sincères et ils agissent en conséquence. C'est ça qui me fait le plus peur: ce n'est même pas fait de mauvaise foi.»

Les coupes affectent aussi des programmes de soutien à la formation. L'Institut de l'image et du son (INIS) perdra 900 000 $ provenant du Programme national de formation dans les secteurs du film et de la vidéo, soit près du quart de son budget. Un autre établissement montréalais, la SAT elle-même, voit disparaître le Fonds des réseaux de recherche sur les nouveaux médias (géré par Téléfilm Canada), qui lui a rapporté entre 400 000 $ et 900 000 $ par année depuis 2002.

Plusieurs têtes d'affiche ont évidemment pris un malin plaisir à rappeler que le Conference Board du Canada, un organisme du monde des affaires positionné à droite, vient tout juste de publier un rapport soulignant l'importance sociale et économique de la culture au pays. Selon l'étude, intitulée Valoriser notre culture, les différents maillons de la chaîne culturelle (création, production, distribution, consommation et promotion) emploient 1,1 million de Canadiens et compte pour 46 milliard de dollars, soit 7,4 % du produit intérieur brut. Les trois ordres de gouvernement lui ont fourni 7,9 milliards de dollars en subvention en 2007. Ces statistiques sont reprises dans la lettre au premier ministre Harper.






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  • Serge Manzhos
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 04h15
    ou va $$ de la "culture"
    « mais bien sur les gens à qui on retire une subvention vont manifester, il faut pas tirer trop de conclusion de ce tapage organisé par les gens intéressés.
    Dire "d'où vient une grande partie de la réputation du Canada sinon de ses artistes? " est très prétentieux; moi même ayant passé du temps à l'étranger, je n'ai jamais rencontré une personne dont l'opinion général a propos du Canada serait définie en fonction ou même influencée par les artistes canadiens.
    Si vraiment leurs activitées devraient s'arrêter sans lesdites subventions, la question effectivement se pose: si vos salles sont à tel point vides, qu'est ce que nous les contribuables sont en train de subventionner? Si elles sont pleines, alors pas de probleme. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 07h11
    Turbulence et petites têtes
    « Les Blackburn et Verner s`efforcent à redéfinir les subventions dirigées vers des programmes économiques du Québec. Il faudrait pas leur en demander trop car leurs objectifs sont la redistribution de ces fonds vers d`autres besoins hors Québec. La belle Verner passe trop de temps chez son coiffeur pour pouvoir réfléchir à des objectifs de stature. Blackburn se promène en province pour faire le beau. A quoi sert d`élire de si petites têtes quand la société québécoise doit subir de telles turbulences? Ils ont toujours raison n`est-ce pas! Les élections générales pourraient rendre le peuple souverain des ces dispensables de la scène politique nationale. »

  • Sauvé stephane
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 07h16
    ...et pourtant Har-peur est toujours dans la course....
    « Toujours dans la course pour quelques destinations:
    la guerre,
    le pétrole,
    la censure,
    le poste de premier ministre...
    ....OR COMMENT CELA PUISSE T'IL ÊTRE POSSIBLE?
    Parce que le ti-gars de Calgary a du charisme et surtout, ses opinions font écho à ce que le peuple pense, c'est à dire: "Le système politique a besoin d'être changé". Or, Har-peur est train de s'en charger, fort de ses convictions et de son évangélisme...
    Peut-être, peut-être, que les artistes Québecois sortiront de leur torpeur au plan de l'engagement civique et se faisant, permettront à la donne, de vraiement changer...peut-être.... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 28 août 2008 07h37
    Notre gouvernement Libéral très très provincial
    « Pour commencer, le fédéral à grande majorité anglophone ne devrait pas avoir de juridiction sur la culture au Québec "autre nation" à grande majorité francophone.

    Mme Christine St-Pierre veut la juridiction culturelle pour le Québec incluant les pouvoirs d'Ottawa dans ce secteur. Nous aurions alors l'autonomie culturelle ou la souveraineté culturelle ou l'indépendance culturelle ou les 3 ensemble.

    Si le gouvernement très provincial de M. Charest avait récupéré une partie des 2 % de TPS laissé par le fédéral ces dernières années, il aurait en masse d'argent pour subventionner les arts et boucher les trous de son administration mais, comme ce n'était pas électoralement rentable, il aimait mieux quêter au fédéral, nous endetter et se faire élire ensuite, ce qui semble vouloir se réaliser »

  • Marc Carpentier
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 08h02
    La réputation du Canada à l'étranger dépend de ses artistes
    « Ces mesures myopes du gouvernement Harper trahissent une incompréhension profonde de l'importance des arts et de la culture pour la réputation du Canada à l'étranger. Le Canada dans son entier et particulièrement le Québec en souffrira. Le Canada et le Québec rayonnent dans le monde d'abord grâce à ses produits culturels.

    Le Québec compte pour plus de la moitié des produits culturels « canadiens » à l'étranger, et particulièrement en Asie où l'économie en plein essor dictera demain celle de la planète. Rien ne laisse croire que les restrictions d'Harper favoriseront les créateurs Québécois.

    Le Japon est le troisième pays en importance au monde pour le rayonnement de la culture Québécoise, après les États Unis et la France. Au Japon, qui dit Canada dit Québec. C'est au Japon que le Cirque du Soleil vend le plus de billets. C'est à Tokyo que le Cirque ouvrira cet automne son premier chapiteau permanent à l'extérieur de l'Amérique du Nord. Les Japonais connaissent le Canada (le Québec) non pas pour son porc, son bois, sa technologie aérospatiale ou informatique, mais bien pour son sirop d'érable et ses artistes comme le Cirque du Soleil, Robert Lepage, Edouard Lock, Marie Chouinard, André Gagnon, Angèle Dubeau, Dulcinéa Langfelder, Denys Arcand, Claude Gagnon, Théâtre les Deux Mondes, Théâtre de la Dame de Coeur, Théâtre Incliné, Cirque Éloïse, Dynamo Théâtre, Michel-Marc Bouchard, Marc-André Hamelin, et la liste est encore longue.

    Au Japon comme ailleurs en Asie, on a que d'éloges pour la culture « canadienne » parce qu'elle est fraîche et nouvelle, spontanée et provocatrice, parce qu'elle est jeune et libre ! Elle ne souffre pas des millénaires de tradition qui restreignent l'expression artistique contemporaine dans les pays d'Asie. De plus, les produits culturels du Québec répondent aux critères sévères des publics asiatiques : esthétisme, perfectionnisme et sensibilité, tant au niveau visuelle que thématique.

    Le Canada a besoin de ses artistes, a besoin de soutenir ses artistes. Son économie en dépend. Nous en avons la preuve à l'étranger. Autant la grande époque de fermeture Edo au Japon avait mené à une émancipation des arts traditionnels au Japon, autant les restrictions du gouvernement Harper contribueront à asphyxier les arts contemporains au Canada et à isoler le pays du grand coeur sympathisant du public à l'étranger.

    M. Carpentier »

  • Stéphane Doré
    Abonné
    jeudi 28 août 2008 08h03
    Qu'attend le gourvernement à Québec pour annoncer qu'il reprend le flambeau?
    « Si le Québec est la province la plus touchée, et comme le montant est assez modeste en regard du budget de la province, pourquoi le gouvernement Charest n'annonce-t-il pas qu'il prend la relève d'Ottawa?

    Est-ce que John veut ménager la susceptibilité de Stephen? »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 08h11
    Le choix des électeurs..
    « Comme aux USA, notre chance s'en vient de nous débarasser des politiques conservatrices. Deux partis ont de chances d'être élus au Canada. Tous ceux qui ne voteront pas libéral laisseront la place aux conservateurs et leurs politiques culturelles et de l'environnement...c'est un pensez-y bien, après il sera trop tard...et le recul culturel et environnemental deviendra un gouffre.

    Personnellement pour la première fois de ma vie , à 58 ans, je voterai libéral. Quel sera le choix de mes concitoyens? Politiques conservatrices ou libéral? Le sort de la culture et de l'environnmement est entre NOS mains. »

  • Michel St-Pierre
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 08h20
    Moutons, bêlez !
    « Les conservateurs n'ont jamais assez d'argent pour la culture et le rayonnement des arts mais ils en trouvent toujours pour faire la guerre là où ils n'ont pas à la faire. Des centaines de MILLIONS de dollars sont donnés pour l'international mais bizarrement, on coupe dans les programmes sociaux et cultutrels nationaux.

    Liza Frulla, notre ancienne ministre de la culture du parti libéral, était pourtant très sensibilisée à l'importance des arts tant sur le plan culturel que sur le plan socio-économique. Malheureusement, elle a été victime, comme bien d'autres du parti libéral, d'un petit scandale monté en épingle par la presse et qui n'était que de la petite bière si on considère les dizaines de MILLIARDS DE DOLLARS qui ont été dépensés pour la MACHINE DE GUERRE depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir.

    Et pourtant, il n'y a aucune protestation quand ces MILLIARDS quittent les coffres du gouvernement (donc nos poches!) pour répondre aux attentes des consortiums spécialisés dans l'appareil militaire. Soudainement, les petits moutons de la presse et des media électroniques ne bêlent plus. »

  • Vallier Lapierre
    Abonné
    jeudi 28 août 2008 08h41
    Avec quelques autres
    « J'étais là à titre de manifestant et j'ai été impressionné par l'ampleur du rassemblement.

    Qu'Isabelle Hudon de la Chambre de commerce endosse la chose était logique parce qu'elle a fait de l'alliance de la culture et des affaires l'un de ses chevaux de bataille. On n'est quand même pas habitué à voir le monde des affaires descendre dans la rue.

    La présence de Marcel Côté, de SECOR, témoigne d'un courage peu commun parce qu'il s'expose à ne plus avoir de contrats d'Ottawa si les Conservateurs sont réélus. C'est du même calibre que celui de Wajdi Mouawad comme implication.

    Qu'il ait réussi à passer son message sans bafouiller après l'intervention infoniaque de Walter Boudreau rend compte de la force de sa conviction.

    Bon, on devrait faire une vague à travers tout le Québec en retournant dans nos régions pour leur dire que c'est important. Une suggestion, par un rendez-vous à Québec d'ici la fin des élections en exigeant que la murale de Lepage reste à l'affiche tout l'automne. »

  • JM
    Abonné
    jeudi 28 août 2008 09h31
    Mon message s'adresse aux professionnels de la culture.
    « C'est simple. Apprenez par coeur le programme des Conservateurs et n'utilisez vos véhicules culturels que pour valoriser le contenu du programme des Conservateurs. Ainsi, monsieur Harper remettra peut-être le train de la culture sur ses rails.

    Ce n'est pas pour l'argent que Harper fait des coupures dans les arts. C'est pour des motifs idéologiques. Monsieur Harper a l'esprit étroit. Un peu comme dans une maison hantée, celui-ci entend les voix soumises et glacées des fantômes du passé qui l'habitent.

    JM »

  • Hubert Graton
    Abonné
    jeudi 28 août 2008 09h38
    La crème ?
    « La photo en première page du journal Métro de ce matin nous montre une pancarte d'une manifestante au texte suivant:

    Conservateurs = Grande NoiceurE (sic) Vive les travailleurs de la culture »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 28 août 2008 09h39
    Quand les cigales exagèrent
    « Les artistes de Montréal qui aiment décrier le gouvernement à tour de bras se plaignent que la main qui les nourrit s'est refermée sur eux.

    Oui, c'est à Montréal qui recevait la majorité de l'assiette au beurre dont un million pour le festival Juste pour rire à Rozon, un million pour le festival de Jazz de Montréal, etc...

    Je me demande pourquoi Rozon a encore besoin du respirateur de l'état après 25 ans de succès et de profits importants. N'est-il pas encore capable de voler de ses propres ailes ?

    Quant à la manif avec Duceppe et Coderre en avant de la parade. On n'est pas dûpes, on a compris que l'ile de Montréal a voté bloc et libéral aux dernières élections et s'apprête à récidiver. On se croirait dans la fable de Lafontaine : La cigale et la fourmie.

    Les artistes ont chanté la démonisation du gouvernement Harper alors qu'ils dansent maintenant avec Duceppe... »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 10h02
    Les conservateurs et les arts
    « Voici une citation pertinente de Frank Zappa;

    Au royaume de l'art, vous avez la possibilité d'une pensée créative, donc d'une déviation à la norme, la norme politique prescrite que chacun essaie de nous faire avaler de force. Si on peut arrêter la pensée créatrice, alors on a une bonne chance de maintenir la stupidité sur la nation entière....Je pense qu'ils aimeraient remplacer toutes les formes d'art par le sport, simplement poue empêcher les gens de penser »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 28 août 2008 10h27
    C'est pas exagérant de la sorte que je vais êtres sympathique à leur cause.
    « Il n'y a aucune censure tous les artistes ont encore le droit de produire ce qu'ils veulent bien. Ce qu'Harper a fait, c'est couper leur financement.


    J'avoue que pour une bonne partie des artistes, ça ne me dérange nullement que l'État ne finance ce que certains appellent de l'art.

    Les créations de Marie Chouinard par exemple, en général, c'est n'importe quoi, mais du n'importe quoi tout nu. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 11h14
    Poker
    « Les Conservateurs sont convaincus que la majorité des Canadiens les appuient dans leurs coupures de subventions pour la culture. Les gens, en général, ne se rendent pas compte de l'importance des activités culturelles dans le cadre de notre identité et, particulièrement du côté du Canada anglais, la culture américaine est prépondérante. Ils font donc un pari que la majorité va les appuyer quand même. Il faudrait leur démontrer le contraire lors de la prochaine élection! »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 13h04
    Une solution unique
    « Voter Libéral pour battre les Conservateurs parce qu`ils retirent des fonds en soutien de programmes du Québec, voilà une croyance bien perverse. Les Libéraux sous Dion feront ce qu`ils ont toujours fait. Appauvrir le Québec en réduisant les programmes de transfert, faire objection à toute activité d`Hydro-Québec, sous l`angle des contraintes d`un projet polluant. Dion fera beaucoup plus que Harper pour appauvrir le Québec. Il serait préférable de voter stratégiquement et battre les Coderre, Dion, Garneau et Trudeau ainsi que les Blackburn, Verner et Bernier, tous aussi petits les uns que les autres et sans égard au parti qu`ils représentent. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 28 août 2008 13h18
    Avis aux simples d'esprit
    « Les gouvernements ne font pas la charité aux développeurs, qu'ils soient dans les affaires culturelles ou autres.

    Les gouvernements ramassent les impôts et les taxes que ces gens ont générés. Ce sont eux ces «vendeurs» de culture ou autres qui apportent des revenus que vous appellez si précieusement (dans le sens ridicule) votre «argent», chers contribuables obtus.

    Alors, je vais vous faire une petite équation pour les «nuls».

    Quand le gouvernement met un dollar dans un projet, que d'autres promoteurs en mettent 3, 4 ou 5 autres dollars en plus de milliers d'heures bénévoles, on peut certes affirmer que c'est la moindre des choses qu'il participe à l'affaire puisqu'il en sera le principal bénéficiaire. En effet, il collecte sur la totalité et non pas seulement sur la proportion de sa mise.

    Et par la même occasion, chers obtus, cela permettra un jour de diminuer vos impôts, qui heureuesement ne sont pas investis à l'aune de votre perspicacité visionnaire.

    À bon entendeur, salut! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 28 août 2008 14h13
    @ Dominic Pageau
    « M. Dominic Pageau écrit : «Les créations de Marie Chouinard par exemple, en général, c'est n'importe quoi, mais du n'importe quoi tout nu.»

    Bien oui, est-ce que ça vaut mieux du n'importe quoi...habillé ? Grosse critique d'art ça ! Critique n'importe comment. Les artistes ne semblent pas les seuls à exagérer un peu ici.

    Dans mon cas, j'ai une petite hésitation sur les coûts de la banane canadienne volante au dessus du Texas même si elle avait la pelure dessus. »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 14h25
    L'âme d'un peuple
    « Perdre les arts c'est perdre le moyen d'expression de l'âme collective car les artistes de tous ordres s'inspirent de la société dans laquelle ils vivent pour transmettre à celle-ci au travers de leurs oeuvres le reflet d'elle-même. Cela permet à la nation de s'identifier et de se comprendre un peu plus. Si on lui enlève ce pan identitaire, ce miroir d'elle-même, la nation croule sous le poids de l'ignorance. Force est de constater que les conservateurs et leurs acolytes ne comprennent pas la force de l'art et le pouvoir qu'il a sur les gens. Peut-être qu'on tente, justement, de faire taire nos artistes sous de faux prétextes. Question de faire durer le principe tant hypocrite du "Si on en parle pas, c'est que ça n'existe pas". Nos artistes ont besoin d'exprimer leur courage de vivre et nous avons besoin d'eux pour se reconnaître et persévérer dans la vie. Que serions-nous sans eux au fond? Sans musique, sans oeuvres, sans beauté notre monde serait terne, gris, aseptisé, voir même conservateur. Je ne suis pas artiste mais j'ai reçu une éducation artistique primaire et secondaire. Jamais je ne voudrais que mes enfants ne puissent en profiter. Ceux qui sont contre ce que je dis sont ignares de la beauté du pouvoir créatif de l'âme humaine. Ceux qui me comprennent devraient joindre les rangs de nos créateurs dans le besoin. Dans tous les cas les conservateurs devraient déclencher des élections pour que nous puissions savoir si la mentalité au Québec a tant changé et si une autre époque révolutionnaire est nécessaire pour réveiller des esprits étroits et endormis. »

  • Jean-Pierre Corbeil
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 14h29
    Des limites
    « A M. Dominic Pageau,

    s'il vous plaît, puisque vous parlez de culture, veuillez corriger les quelques fautes qu'il y a dans votre titre.

    Avez-vous déjà acheté un seul billet pour un spectacle de danse (en excluant les bars et la claquette) ?

    Vous avez le droit d'être d'accord avec le régime, mais n'étalez pas votre ignorance. Comme vous dites:'Ils ont encore le droit de produire, on ne fait que couper le financement'. Et on vous répondra: 'Vous avez encore le droit de manger, mais on coupe votre salaire'.

    Jean-Pierre Corbeil »

  • Éric Perreault-Chamberland
    Inscrit
    jeudi 28 août 2008 20h40
    Soupirs
    « Délivrez-nous du mal. De Monsieur Harper, excusez moi. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 01h26
    Fausse analogie.
    « Je sais, je fais des fautes, j'écris vraiment n'importe comment d'un jet et, je me relis pas, ça donne parfois des horreurs.

    Votre analogie avec les salaires et la bouffe n'est pas valable. Arrêter de manger tue, arrêter de produire de l'art n'est pas mortel. Et en principe, l'art devrait produire un salaire et non l'inverse... Si l'art n'est pas payant, pourquoi ne pas en faire un hobby?

    Voyez, sans être opposé aux subventions culturels, je crois qu'il y a souvent des dérives. Comme le remarque justement monsieur Bousquet. »

  • Patrice Giroux
    Inscrit
    vendredi 29 août 2008 13h02
    Provocation pré-électorale
    « À travers les évanescences pré-électorales des dernières semaines, la promesse fédérale d'un nouveau pont Victoria s'est envolée comme un ballon dans le ciel montréalais. Les experts nous rassuraient cependant. Avant de détruire la vielle structure, le nouveau pont devait être construit. Somme toute logique comme évidence, bien sûr, rien n'allait interrompe le flux continu des véhicules. Nous voilà rassurés.
    Prenons la métaphore qu'un programme est également un pont, une artère, une véritable infrastructure. Tant sur la scène fédérale que provinciale ces dernières années, nous n'assistons plus à des compressions budgétaires, mais à l'arrêt complet d'un programme, pour des raisons de soi-disante efficience, jusqu'à ce qu'une réingénierie de ce programme mette au monde une nouvelle mouture améliorée et brillante de partout. Or, cette façon de faire est aussi stupide que celle de détruire un pont avant qu'une nouvelle structure ne soit en place. Rien n'est plus dommageable pour un milieu, un secteur économique, que de créer arbitrairement une telle crise, une telle discontinuité. Il s'agit d'un véritable infarctus délibérément provoqué, et de fait, d'une sommation, d'une démonstration de force vis-à-vis des secteurs économiques ciblés et concurrents, soit dans le cas présent, de ceux qui ne participent pas aux valeurs de la pensée unique et naïve d'une finalité absolue et concrète du profit, soit d'une création de la richesse qui ne passe que par le capital, rien d'autre.
    Ajoutez à cette bêtise le fait que des décisions politiques estivales aussi radicales sont autant d'abus de confiance envers la population, peu importe votre allégeance politique, votre intérêt ou non à la culture, votre niveau de participation citoyenne ou votre écoeurantite de contribuable, des telles circonstances sont administrativement et politiquement aberrantes. La seule motivation derrière de telles décisions est le préjugé et le calcul politique basé sur la démagogie: le gouvernement Harper sait que pour gagner la prochaine élection, il doit seulement consolider le vote de droite. Si c'est pour les artistes et les sociétés affectées une situation critique, ce n'est pour le gouvernement que du machisme et du bluff pré-électoral. La prochaine manche sera, pour Harper, de rester de bloc face à la colère de ces pitres d'artistes. Joueront-ils le jeu à la manière Harper? Je les invite à être de plus brillants stratèges que ceux à la solde des conservateurs, ce ne devrait pas être trop difficile. Dans l'exercice imminent de manipulation de l'opinion publique, il faut s'attendre à entendre beaucoup parler du projet de banane géostationnaire au-dessus du Texas. Ces mêmes conservateurs ont fait le coup avec Vanitas (Sterbak) ou Voice of Fire (Newman), Les artistes devront probablement mettre de l'avant tout autant sinon plus les faiblesses de leur adversaire plutôt que de prêter le flanc à sa critique en ne tenant qu'un discours de revendication. Avec habilité, ils pourraient faire beaucoup plus de tort à Harper qu'il ne l'espérait. »

  • Antoine Quirion Couture
    Inscrit
    vendredi 29 août 2008 15h07
    Joignez le groupe facebook: M Harper. Non aux coupures en culture
    « Passez un message clair au gouvernement harper:
    http://www.new.facebook.com/group.php?gid=24572826972 »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 5 septembre 2008 00h13
    Sus aux réteux des biberons gouvernementaux
    « La «colonie montréalaise» est en mode tragédie, aux limites du vaudeville juste pour rire. C'est «l'automne show», l'Oktoberfest des culturistes des technologies du maquillage et du costume, auxquelles technologies s'identifient les accros d'une marginalité dite culturelle, pour les fins d'un procès sans cause. Quand j'entends Éric Lapointe, Dan Bigras et les «autres pitbulls» de la SPCA (Société Protectrice des Crédits aux Artistes) qui, sur les Plaines d'Abraham, sont venus brandir les camisoles et les pétards de leur «BIEN-ÊTRE», au nom du droit acquis de vivre au crochet de la vache à lait de laquelle ils centrifugent les crèmes de leurs aisances, j'ai forcément une bonne pensée pour ceux et celles qui récoltent, DANS LEURS TRAÎNÉES POUDREUSES DE CES GRANDES GUEULES, les fruits secs qui résultent des intempéries langagières et des incontinences verbeuses de ces MACROS MICROS qui font le trottoir, la rue et les ruelles de leurs règlements de comptes et prennent les citoyens à témoins du vide de leur théâtralités lamentables, tout aussi clownesques et grotesques que carnavalesques et burlesques. J'ai forcément une bonne pensée pour ceux et celles, de cette vaste confrérie, qui ont du talent, qui le démontrent et qui gagnent honorablement leur vie, sans avoir à se présenter aux pompes des subventions dont les anti-canadiens nourrissent leurs discours crâneurs et casseurs, qu'ils soient d'inspirations bloquistes, séparatistes, felquistes et dramatiquement extrémistes. Ce sont les pachas et parvenus qui grimpent aux tribunes des médias et qui grugent à l'os tous els micros servant à amplifier leurs dévolus. Ce sont ces «gras durs» qui nuisent irréfutablement à la promotion de la culture et à l'avènement des arts, au Québec, comme les fous d'Allah nuisent à l'Islam, comme les faux prêtres ont naufragé la catholicité et dispersé la chrétienté. L'histoire se répète et les chutes des «théismes» se succèdent.

    La teneur et le tonus antipathiques de la manif des patibulaires masqués, à la Place Royale, à Québec, m'ont rendu le gouvernement conservateur plus sympathique et plus respectable, compte tenu du courage qui l'honore de mettre des points sur les «i» et des barres sur les «t», à certains grossiers profiteurs, incurablement accros et scandaleusement abuseurs. D'ailleurs, les envolées de Duceppe, dans ces manifs anti-Harper et anti-Canada, me rappellent le même opportuniste bloquiste, alors qu'il ouvrait la parade pro Hezbollah, à Montréal. N'IMPORTE QUOI, POURVU QU'ON EN PARLE... N'est-ce pas la devise des AGITATEURS et PERTRUBATEURS IRRESPONSABLES? Au lieu de venir pisser leurs fielleux venins sur les Plaines d'Abraham, au Parc de l'Amérique Française et à la Place Royale, à Québec, pourquoi n'expédie-t-on pas ces «Croisés du Plateau» aux vastes espaces désaffectés du Jardin Zoologique d'Orsainville ?

    J'essaye d'imaginer une Entreprise digne de ce nom qui payerait, qui continuerait de payer et qui consentirait des bonis à des employés qui travaillent d'arrache-pied à la déshonorer et à la discréditer.

    Enfin, quand je vois STEPHANE DION y chercher plateforme et DENIS CODERRE y chercher podium, il faut conclure que les «coupés et sevrés» servent de paillassons et d'essuie-pieds. Ils ne pouvaient pas trouver plus pitres, pour épauler une parade de divas à paillettes et de glorias à camisoles, pour livrer autant d'âneries qui ne peuvent que contribuer à la visibilité constructive et à la crédibilité progressiste du gouvernement conservateur, dont les résultats du sondage de ce jour, Canadiens et Québécois confondus, révèlent des signes encourageants et des indices d'approbation, à l'égard du gouvernement conservateur du Canada qui, se rangeant du côté de la logique et du gros bon sens, cesse de subventionner (graisser) ceux et celles qui adhèrent à l'intégrisme religionnaire des Pierre Falardeau, des Pierre Curzy et al, c'est-à-dire qui professent le CANADA BASHING, avec une manifeste incurie.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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