Céline en famille
Photo : Agence Reuters
Québec - Voilà c'est fait ! Après des mois d'attente, voire des années, la ville de Québec a finalement eu droit au concert inédit de Céline Dion pour son 400e anniversaire. Un concert énergique sous le signe de la famille, de la chanson québécoise et bien sûr de l'émotion.
«Ce spectacle-là, on va le faire juste une fois mais moi je veux m'en rappeler toute ma vie. Parce que 400 ans, ça n'arrive pas tous les jours !», a lancé la chanteuse au début du concert. «Ce soir, je suis en famille, chez nous et laissez-moi rajouter : je suis bien.», a-t-elle poursuivi avant d'attaquer la très à-propos On ne change pas de Jean-Jacques Goldman.
La diva a fait son apparition sur scène un peu avant 21h00 en interprétant Dans un autre monde. Ont suivi en alternance des pièces de son répertoire en français (des albums S'il suffisait d'aimer et D'eux essentiellement) et des chansons de ses invités. Dans cet événement qu'elle souhaitait «familial», la diva a fait une série de duos en compagnie de ses frères et soeurs, Ginette Reno, Jean-Pierre Ferland, Dan Bigras, Claude Dubois, Marc Dupré, Garou, Éric Lapointe, Mes Aïeux, Zachary Richard et Nanette Workman. Chacun d'eux a pu en outre interpréter des pièces en solo.
Malgré les nombreux tubes en anglais popularisés par la star au cours de sa carrière, tout le contenu du spectacle a été interprété en français. Au courant de la soirée, elle a plus d'une fois prêté sa voix a des chansons qui détonnaient avec son répertoire habituel telles Lady Marmelade (en duo avec Nanette Workman), Tue-moi (avec Dan Bigras), Dégénération (Mes Aïeux), Promesse cassée (Zachary Richard), Une chance qu'on s'a (Jean-Pierre Ferland) et même un medley traditionnel en compagnie de ses treize frères et soeurs.
Au cours de sa prestation, Zachary Richard lui a par ailleurs rendu hommage pour sa fameuse déclaration du «kayak» à la suite de l'ouragan Katrina. «Elle a osé dire tout haut ce que les autres pensaient tout bas», a-t-il dit. «Je ne l'oublierai jamais.»
En dépit des soi-disant efforts déployés pour garder le secret sur la «surprise» du concert, René Angélil avait finalement confirmé jeudi la participation de Ginette Reno - son ancienne protégée. Une performance qui a permis à Céline Dion de réaliser un vieux rêve, a-t-elle soutenu. On savait déjà, grâce à des déclarations de Jean-Pierre Ferland, qu'elle interpréterait à la fin du concert la puissante chanson Un peu plus haut, un peu plus loin en compagnie de Ginette Reno et de Ferland lui-même. Au moment d'écrire ces lignes, cette prestation s'annonçait comme la pièce de résistance de la soirée. Les rencontres avec Éric Lapointe (L'amour existe encore) et Claude Dubois (Si Dieu existe) se démarquaient du lot elles-aussi.
Rempli à pleine capacité, le site des Plaines devait pouvoir accueillir au moins 200 000 personnes, or il restait encore de l'espace au cours du spectacle. Pas moins de sept écrans géants étaient installés sur les lieux. Le concert avait été précédé par la présentation de documentaires télé sur la carrière de la star et sur la relation avec la ville de Québec où elle a fait ses débuts adolescente en se produisant dans des centres d'achat.
Pour les fans comme pour les autres, l'événement s'imposait comme un incontournable au sens strict du terme, alors que partout dans les médias - papier, radio et télé - on nous bombardait d'images et de performances de la star qui a eu 40 ans cette année. Venus des quatre coins du Québec mais aussi de l'étranger, les fans étaient partout. «Le peuple, c'est lui qui l'a élue», nous disait le photographe Roland «de Québec» Lachance qui suit les vedettes depuis 60 ans et a croqué Céline plus d'une fois.
Dès l'avant-midi hier, des policiers surveillaient la circulation en prévision de l'achalandage du soir et des bouchons n'ont pas tardé à prendre forme aux entrées de la ville en fin d'après-midi. Dans le réseau hôtelier, on affichait complet dans bien des établissements. «On a fait passer le taux d'occupation de 80-85% à 90 %», a expliqué le directeur de l'Association hôtelière Brian Aubé. «Il y a vraiment une frénésie qui s'est installée quand ils ont annoncé la tenue du spectacle. Surtout quand ils ont annoncé en juillet qu'il y aurait aussi de l'espace pour ceux qui n'avaient pas de billets.»
De peur de ne pas pouvoir accueillir tout le monde, le 400e avait d'abord décidé de distribuer les billets gratuits à travers des concours dans des commerces et stations de radio. Or cette formule avait donné lieu à toutes sortes d'irritants et à la suite de pressions de la part de René Angélil, on a corrigé le tir et ouvert une nouvelle zone pour les sans billet.
L'organisation de cette soirée aura été une véritable épopée pour la Société du 400e. Après avoir fait miroiter la venue de la star sans confirmation de sa part, l'organisme s'est débattu pendant des mois avec les attentes d'un public de plus en plus sceptique. Or, le spectacle tant attendu a finalement eu lieu, s'imposant sans aucun doute comme l'un des événements «historiques» des célébrations du 400e de la ville de Québec.
«Ce spectacle-là, on va le faire juste une fois mais moi je veux m'en rappeler toute ma vie. Parce que 400 ans, ça n'arrive pas tous les jours !», a lancé la chanteuse au début du concert. «Ce soir, je suis en famille, chez nous et laissez-moi rajouter : je suis bien.», a-t-elle poursuivi avant d'attaquer la très à-propos On ne change pas de Jean-Jacques Goldman.
La diva a fait son apparition sur scène un peu avant 21h00 en interprétant Dans un autre monde. Ont suivi en alternance des pièces de son répertoire en français (des albums S'il suffisait d'aimer et D'eux essentiellement) et des chansons de ses invités. Dans cet événement qu'elle souhaitait «familial», la diva a fait une série de duos en compagnie de ses frères et soeurs, Ginette Reno, Jean-Pierre Ferland, Dan Bigras, Claude Dubois, Marc Dupré, Garou, Éric Lapointe, Mes Aïeux, Zachary Richard et Nanette Workman. Chacun d'eux a pu en outre interpréter des pièces en solo.
Malgré les nombreux tubes en anglais popularisés par la star au cours de sa carrière, tout le contenu du spectacle a été interprété en français. Au courant de la soirée, elle a plus d'une fois prêté sa voix a des chansons qui détonnaient avec son répertoire habituel telles Lady Marmelade (en duo avec Nanette Workman), Tue-moi (avec Dan Bigras), Dégénération (Mes Aïeux), Promesse cassée (Zachary Richard), Une chance qu'on s'a (Jean-Pierre Ferland) et même un medley traditionnel en compagnie de ses treize frères et soeurs.
Au cours de sa prestation, Zachary Richard lui a par ailleurs rendu hommage pour sa fameuse déclaration du «kayak» à la suite de l'ouragan Katrina. «Elle a osé dire tout haut ce que les autres pensaient tout bas», a-t-il dit. «Je ne l'oublierai jamais.»
En dépit des soi-disant efforts déployés pour garder le secret sur la «surprise» du concert, René Angélil avait finalement confirmé jeudi la participation de Ginette Reno - son ancienne protégée. Une performance qui a permis à Céline Dion de réaliser un vieux rêve, a-t-elle soutenu. On savait déjà, grâce à des déclarations de Jean-Pierre Ferland, qu'elle interpréterait à la fin du concert la puissante chanson Un peu plus haut, un peu plus loin en compagnie de Ginette Reno et de Ferland lui-même. Au moment d'écrire ces lignes, cette prestation s'annonçait comme la pièce de résistance de la soirée. Les rencontres avec Éric Lapointe (L'amour existe encore) et Claude Dubois (Si Dieu existe) se démarquaient du lot elles-aussi.
Rempli à pleine capacité, le site des Plaines devait pouvoir accueillir au moins 200 000 personnes, or il restait encore de l'espace au cours du spectacle. Pas moins de sept écrans géants étaient installés sur les lieux. Le concert avait été précédé par la présentation de documentaires télé sur la carrière de la star et sur la relation avec la ville de Québec où elle a fait ses débuts adolescente en se produisant dans des centres d'achat.
Pour les fans comme pour les autres, l'événement s'imposait comme un incontournable au sens strict du terme, alors que partout dans les médias - papier, radio et télé - on nous bombardait d'images et de performances de la star qui a eu 40 ans cette année. Venus des quatre coins du Québec mais aussi de l'étranger, les fans étaient partout. «Le peuple, c'est lui qui l'a élue», nous disait le photographe Roland «de Québec» Lachance qui suit les vedettes depuis 60 ans et a croqué Céline plus d'une fois.
Dès l'avant-midi hier, des policiers surveillaient la circulation en prévision de l'achalandage du soir et des bouchons n'ont pas tardé à prendre forme aux entrées de la ville en fin d'après-midi. Dans le réseau hôtelier, on affichait complet dans bien des établissements. «On a fait passer le taux d'occupation de 80-85% à 90 %», a expliqué le directeur de l'Association hôtelière Brian Aubé. «Il y a vraiment une frénésie qui s'est installée quand ils ont annoncé la tenue du spectacle. Surtout quand ils ont annoncé en juillet qu'il y aurait aussi de l'espace pour ceux qui n'avaient pas de billets.»
De peur de ne pas pouvoir accueillir tout le monde, le 400e avait d'abord décidé de distribuer les billets gratuits à travers des concours dans des commerces et stations de radio. Or cette formule avait donné lieu à toutes sortes d'irritants et à la suite de pressions de la part de René Angélil, on a corrigé le tir et ouvert une nouvelle zone pour les sans billet.
L'organisation de cette soirée aura été une véritable épopée pour la Société du 400e. Après avoir fait miroiter la venue de la star sans confirmation de sa part, l'organisme s'est débattu pendant des mois avec les attentes d'un public de plus en plus sceptique. Or, le spectacle tant attendu a finalement eu lieu, s'imposant sans aucun doute comme l'un des événements «historiques» des célébrations du 400e de la ville de Québec.
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