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Fêtes du 400e de Québec - McCartney plongé malgré lui dans le débat linguistique

Québec — Précédé bien malgré lui par une polémique à saveur identitaire, le chanteur Paul McCartney a déclaré hier que le temps était venu de «fumer le calumet de la paix» et que son spectacle en était un d'«amitié».
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  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 18 juillet 2008 07h42
    Les vrais coupables!
    Ce n'est pas la faute à McCarney, qui est un des plus grands artistes de notre génération, dont plusieurs des protagonistes sus-mentionnés dans cet article, ont certes apprécié la musique dans leur jeunesse et jusqu'à aujourd'hui! Le problème en est un "d'organisateurs", qui auraient pu suggérer à l'équipe de McCartney, de précéder sa prestation de groupes musicaux francophones d'ici, chantant la musique française d'ici. Malheureusement, depuis le début de ces Fêtes, les spectacles d'artistes anglophones semblent avoir pris le contrôle des Fêtes, laissant le peuple québécois désireux de musique francophone sur sa faim.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    vendredi 18 juillet 2008 09h23
    Politisation du concert de Paul Mc Cartney
    Ne dramatisons pas outre mesure la polémique que soulève le concert de Paul Mc Carthey. Pourtant , l'intelligence doit rester en éveil pour demeurer capable de saisir les éléments qui se confrontent. Sommes-nous vraiment libres de fêter en état d'apesanteur, sans aucune autre implication? L'histoire décide des points de vue et des choix que l'on faits, et cela très souvent à notre insu. Le concert de Mc Cartney s'inscrit dans une grille qui en définit à l'avance le sens et la portée.
    Personne ne nie le talent et l'importance historique de la chanson des Beatles. Pourtant, il n'est pas innocent que l'on ait choisi cet artiste, et qu'il se produise en anglais, sur les Plaines d'Abraham.
    La politique ne se sépare pas des autres domaines, elle leur est coexistante, elle les accompagne et les pénètre de toutes parts. Histoire, pensée, engagement nationaux, parti-pris éditoriaux, festivités, tout, et même la prétention d'ignorer la politique, dans notre contexte, est profondément politique.
    La politisation joue en deux sens. Si l'on est « indépendantiste », le concert de Mc Cartney, venu d'Angleterre et chantant en anglais, sera vu comme un viol de l'espace national, comme une répétition soft de la Conquête de 1760. La symbolique est implacable et personne n'y échappe!
    Si l'on est « fédéraliste », on prétendra qu'il s'agit d'un événement neutre, simplement festif et musical. Cette banalisation, qui invite à l'oubli et à l'inconscience de l'histoire, constitue une politisation subliminale de l'événement. Pendant qu'on fait mine de se divertir, le poison n'en passe que mieux. Il est même plus dangereux qu'un battage explicite car il crée une complicité, une pénombre identitaire qui facilite la démission nationale et la transition à l'anglais dont le fédéralisme est fatalement porteur.
    La prétention au divertissement pur est une technique de propagande du Régime fédéral. L'incapacité à percevoir cet aspect mesure notre degré d'assimilation.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 18 juillet 2008 09h56
    Même pas scandaleux
    Que des chanteurs d'ici et d'ailleurs participent en anglais aux fêtes du 400e ne devrait surprendre personne. Harper a tracé la voie. Ces fêtes sont canadiennes et, comme telles, elles doivent se dérouler principalement en anglais. La présence de Paul McCartney vient confirmer cette réécriture de l'histoire. Le pire, c'est que ce kidnapping ne fait même pas scandale. Québécois, amusez-vous bien ! Il ne vous restera ensuite qu'à vous battre pour pouvoir envoyer vos enfants à l'école anglaise. Logique non ? Charest les y accueuillera.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Fleurette Riverin
    Abonnée
    vendredi 18 juillet 2008 10h37
    Le temps des bouffons
    Tous ces bouffons qui tentent par tous les moyens de nous enfermer dans leur cage étroite de colonisés chroniques nous bouchant les yeux sur le reste du monde, devraient être couverts de honte devant la mesquinerie de leur geste, dénoncé d'ailleurs par tous les québécois, dont le grand Stéphane Venne, et endossé uniquement par leur très petite clique.

    Que les députés péquistes Pierre Curzy, Martin Lemay et Daniel Turp se soient joints à Luc Archambault en signant sa pétition "qui trouvait que la présence britannique équivalait à un détournement de la fête du 400e", nous montre encore une fois à quel point la commission Bouchard-Taylor avait raison en dénonçant de tels gestes de repli sur soi et de fermeture aux autres, gestes qui en font de dignes émules de Hérouxville et les fait basculer dans le clan des intégristes revanchards.

    Quant à Pauline Marois qui dit "se dissocier de ses députés", qu'elle n'aille pas croire qu'on la prenne au sérieux, elle recule tout simplement devant le tollé de la population soulevé par ce geste polisson, stupide et inacceptable. N'oublions pas qu'elle s'est jointe à la "fête parallèle" organisée par Luck Mervil, uniquement pour porter ombrage à la vraie fête du 400e "qui manquait de bleu" selon lui.

    Et quand les séparatistes veulent faire chanter "Gens du pays" par l'ex-Beatle, alors là ils versent dans la folie totale, ils insultent non seulement McCartney en voulant lui dicter le choix de son spectacle, mais ils insultent aussi Gilles Vigneault qui est, lui, un grand et un vrai québécois bien élevé et respectueux des autres, qui ne verserait jamais dans de telles bouffonneries en se mêlant du choix des chansons de McCartney pour venir imposer une des siennes. Car il sait vivre, lui, il a de l'éducation le grand Gilles Vigneault!

    On voit bien que les séparatistes auraient bien voulu que la fête du 400e soit organisée par la Société St-Jean-Baptiste, avec les Loco Locass pour insulter 75% des québécois et leur bouffon Brathwaite qui en aurait fait autant à la tête du spectacle, comme cela avait été le cas à la dernière St-Jean.

    Paul McCartney est un artiste de dimension internationale, un invité de prestige qu'on aurait dû traiter comme tel, il ne méritait pas d'être plongé dans un débat linguistique par une clique qui verse de plus en plus dans l'intégrisme, il ne méritait pas qu'on lui fasse vivre le temps des bouffons, il vient pour chanter la paix et non la guerre et la chicane.

    Bravo McCartney! Bravo Québec! Et délivrez-nous de tous ces colonisés qui se colonisent eux-mêmes et qui se grattent le bobo jusqu'au sang en voulant nous entraîner dans leur folie destructrice!

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 18 juillet 2008 11h19
    Bien dit messieurs !
    Qu'ajouter à vos propos messieurs Larocque et Delisle ? Souhaiter que le 500e soit la fête de la capitale du Québec libre... de toute récupération !

    Claude L'Heureux, Québec

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