Défilé de la Fête nationale - Montréal fait des clins d'oeil à Québec
Avec ses géants Samuel de Champlain et Félix Leclerc, ses matelots venus de Saint-Malo en ouverture et ses émissaires des Fêtes de la Nouvelle-France qui auront lieu dans la Capitale en août, le grand défilé montréalais de la Saint-Jean a fait plusieurs clins d'oeil au 400e anniversaire de la ville de Québec. Massés en rangs serrés le long de la rue Sherbrooke, à Montréal, des milliers de personnes ont célébré pacifiquement plusieurs autres rappels historiques du Défilé des Géants et de prestations musicales dominées par la musique traditionnelle québécoise.
Dans le long cortège qui a animé cette artère pendant plus de trois heures, plusieurs chars allégoriques et sculptures ou marionnettes géantes ont rappelé l'importance des leaders issus des régions dans le développement du Québec. C'est le cas des biens réels René Lévesque et curé Labelle comme les personnages imaginaires Marie Moisson, représentante des agriculteurs, du Géant Grand Cru, évocateur des produits du terroir et du Grand Esprit des Nations, représentant allégorique des peuples autochtones établis sur tout le territoire. Saint-Patrick, francisé pour l'occasion sous le nom de Géant Saint-Patrice, rappelait quant à lui l'importance de la communauté irlandaise dans l'histoire du Québec et en particulier dans celle de Montréal.
Seule la pluie a réussi à assombrir quelques minutes un événement de plus en plus marqué par son caractère rassembleur, pacifique et non partisan. À l'exception d'une pancarte affirmant que le français n'est pas négociable et d'une ancienne affiche électorale du Parti québécois, ce 24 juin 2008 a été remarquable par la neutralité politique des spectateurs. Rien à voir avec le «lundi de la matraque» qui, 40 ans plus tôt, avait donné lieu à des affrontements violents entre policiers et militants indépendantistes qui ont fait au moins 125 blessés. Les hostilités avaient commencé devant l'estrade d'honneur qui accueillait notamment le premier ministre libéral Pierre Elliott Trudeau, ouvertement hostile au mouvement souverainiste. Des drapeaux canadiens ont été brûlés et des voitures de policiers ont été renversées. Quelque 290 personnes ont été arrêtées.
Politiciens et policiers ont tiré des leçons de l'événement. Fini l'estrade d'honneur, les longs discours partisans et l'unifolié. Les élus marchent dans la rue, tout sourire et sans drapeau, comme l'ont fait hier les chefs de partis Gilles Duceppe, du Bloc québécois, Pauline Marois, du Parti québécois et Jack Layton, du NPD. Si ces derniers ont néanmoins ouvert le défilé populaire au premier rang aux côtés du maire de Montréal, Gérald Tremblay, les dirigeants de Québec solidaire, Françoise David et Amir Kadhir, ont préféré se fondre à la foule. Les premiers ministres du Canada et du Québec, Stephen Harper et Jean Charest, ainsi que les chefs de l'Action démocratique du Québec et du Parti libéral du Canada, Mario Dumont et Stéphane Dion, n'ont pas participé au défilé montréalais.
125 ans et un balcon
Avant de gagner le parc Maisonneuve pour assister au grand spectacle animé par Normand Brathwaite, les leaders souverainistes ont fait un arrêt au Château Dufresne, le temps de prononcer de courts discours patriotiques de circonstance. Pauline Marois a ouvert le bal du haut d'un des quatre balcons de la façade de cet immeuble prestigieux du quartier Hochelaga-Maisonneuve. «Je suis très heureuse de vous souhaiter bonne fête nationale du haut d'un balcon. Ça vous rappelle quelque chose?», a lancé la chef péquiste avant de souligner l'importance du devoir de mémoire pour assurer le développement de la nation québécoise. Sa collègue Louise Harel a saisi la balle au bond. Après un vibrant rappel des 125 ans d'histoire de ce quartier, elle a conclu son allocution par un prévisible: «Vive le Québec. Vive le Québec...». Les dizaines de personnes présentes semblaient n'attendre que cet appel pour prononcer à l'unisson le «libre» qui est aussi passé à l'histoire.
Dans le long cortège qui a animé cette artère pendant plus de trois heures, plusieurs chars allégoriques et sculptures ou marionnettes géantes ont rappelé l'importance des leaders issus des régions dans le développement du Québec. C'est le cas des biens réels René Lévesque et curé Labelle comme les personnages imaginaires Marie Moisson, représentante des agriculteurs, du Géant Grand Cru, évocateur des produits du terroir et du Grand Esprit des Nations, représentant allégorique des peuples autochtones établis sur tout le territoire. Saint-Patrick, francisé pour l'occasion sous le nom de Géant Saint-Patrice, rappelait quant à lui l'importance de la communauté irlandaise dans l'histoire du Québec et en particulier dans celle de Montréal.
Seule la pluie a réussi à assombrir quelques minutes un événement de plus en plus marqué par son caractère rassembleur, pacifique et non partisan. À l'exception d'une pancarte affirmant que le français n'est pas négociable et d'une ancienne affiche électorale du Parti québécois, ce 24 juin 2008 a été remarquable par la neutralité politique des spectateurs. Rien à voir avec le «lundi de la matraque» qui, 40 ans plus tôt, avait donné lieu à des affrontements violents entre policiers et militants indépendantistes qui ont fait au moins 125 blessés. Les hostilités avaient commencé devant l'estrade d'honneur qui accueillait notamment le premier ministre libéral Pierre Elliott Trudeau, ouvertement hostile au mouvement souverainiste. Des drapeaux canadiens ont été brûlés et des voitures de policiers ont été renversées. Quelque 290 personnes ont été arrêtées.
Politiciens et policiers ont tiré des leçons de l'événement. Fini l'estrade d'honneur, les longs discours partisans et l'unifolié. Les élus marchent dans la rue, tout sourire et sans drapeau, comme l'ont fait hier les chefs de partis Gilles Duceppe, du Bloc québécois, Pauline Marois, du Parti québécois et Jack Layton, du NPD. Si ces derniers ont néanmoins ouvert le défilé populaire au premier rang aux côtés du maire de Montréal, Gérald Tremblay, les dirigeants de Québec solidaire, Françoise David et Amir Kadhir, ont préféré se fondre à la foule. Les premiers ministres du Canada et du Québec, Stephen Harper et Jean Charest, ainsi que les chefs de l'Action démocratique du Québec et du Parti libéral du Canada, Mario Dumont et Stéphane Dion, n'ont pas participé au défilé montréalais.
125 ans et un balcon
Avant de gagner le parc Maisonneuve pour assister au grand spectacle animé par Normand Brathwaite, les leaders souverainistes ont fait un arrêt au Château Dufresne, le temps de prononcer de courts discours patriotiques de circonstance. Pauline Marois a ouvert le bal du haut d'un des quatre balcons de la façade de cet immeuble prestigieux du quartier Hochelaga-Maisonneuve. «Je suis très heureuse de vous souhaiter bonne fête nationale du haut d'un balcon. Ça vous rappelle quelque chose?», a lancé la chef péquiste avant de souligner l'importance du devoir de mémoire pour assurer le développement de la nation québécoise. Sa collègue Louise Harel a saisi la balle au bond. Après un vibrant rappel des 125 ans d'histoire de ce quartier, elle a conclu son allocution par un prévisible: «Vive le Québec. Vive le Québec...». Les dizaines de personnes présentes semblaient n'attendre que cet appel pour prononcer à l'unisson le «libre» qui est aussi passé à l'histoire.
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