Bardot mise à l'amende pour propos racistes
4 juin 2008
Actualités culturelles
Paris — La justice française a manifesté son impatience hier à l'ex-actrice Brigitte Bardot en lui infligeant une amende de 15 000 euros pour incitation à la haine envers la communauté musulmane, le triple du montant dont elle avait déjà écopé pour des condamnations de ce type.
Pour autant, le tribunal correctionnel de Paris n'a pas suivi l'accusation, lui qui avait aussi réclamé une peine de prison de deux mois avec sursis contre Mme Bardot, 73 ans.
Celle-ci avait mis en cause la population musulmane dans une lettre de décembre 2006, où elle demandait à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, que les moutons tués lors de la fête de l'Aïd el-Kebir soient étourdis avant d'être saignés.
«Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes», écrivait-elle dans cette lettre qui avait été publiée dans Info-Journal, revue distribuée aux sympathisants de la Fondation Brigitte-Bardot.
«Le tribunal a estimé que les propos poursuivis faisaient clairement référence à la communauté musulmane et revêtait le caractère de délit», a tranché le juge Nicolas Bonnal.
Brigitte Bardot a également été condamnée à payer 1000 euros de dommages et intérêts au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), un euro symbolique à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) et à la Ligue des droits de l'homme.
Ces trois parties civiles recevront aussi chacune 500 euros pour rembourser leurs frais de justice et le jugement devra être publié dans Info-Journal.
Une forte amende mais pas de prison: la justice «a coupé la poire en deux», a estimé Me François-Xavier Kelidjian, l'avocat de Brigitte Bardot, laquelle n'a une nouvelle fois pas assisté à l'audience parce qu'elle peine à se déplacer en raison d'une «double arthrose aux hanches», a-t-il dit.
Il n'a pas indiqué si l'ex sexe-symbole comptait faire appel.
Lors de l'audience en avril, Brigitte Bardot avait adressé une lettre au tribunal, se disant «écoeurée par le harcèlement» des associations. «Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués» sur les animaux avant l'abattage rituel, y ajoutait-elle, se disant «fatiguée et lasse».
«Moi aussi, je suis fatiguée et lasse», avait répondu Anne de Fontette, procureure de la République, rappelant les quatre condamnations de Brigitte Bardot pour des propos de même nature depuis 1997.
Pour autant, le tribunal correctionnel de Paris n'a pas suivi l'accusation, lui qui avait aussi réclamé une peine de prison de deux mois avec sursis contre Mme Bardot, 73 ans.
Celle-ci avait mis en cause la population musulmane dans une lettre de décembre 2006, où elle demandait à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, que les moutons tués lors de la fête de l'Aïd el-Kebir soient étourdis avant d'être saignés.
«Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes», écrivait-elle dans cette lettre qui avait été publiée dans Info-Journal, revue distribuée aux sympathisants de la Fondation Brigitte-Bardot.
«Le tribunal a estimé que les propos poursuivis faisaient clairement référence à la communauté musulmane et revêtait le caractère de délit», a tranché le juge Nicolas Bonnal.
Brigitte Bardot a également été condamnée à payer 1000 euros de dommages et intérêts au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), un euro symbolique à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) et à la Ligue des droits de l'homme.
Ces trois parties civiles recevront aussi chacune 500 euros pour rembourser leurs frais de justice et le jugement devra être publié dans Info-Journal.
Une forte amende mais pas de prison: la justice «a coupé la poire en deux», a estimé Me François-Xavier Kelidjian, l'avocat de Brigitte Bardot, laquelle n'a une nouvelle fois pas assisté à l'audience parce qu'elle peine à se déplacer en raison d'une «double arthrose aux hanches», a-t-il dit.
Il n'a pas indiqué si l'ex sexe-symbole comptait faire appel.
Lors de l'audience en avril, Brigitte Bardot avait adressé une lettre au tribunal, se disant «écoeurée par le harcèlement» des associations. «Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués» sur les animaux avant l'abattage rituel, y ajoutait-elle, se disant «fatiguée et lasse».
«Moi aussi, je suis fatiguée et lasse», avait répondu Anne de Fontette, procureure de la République, rappelant les quatre condamnations de Brigitte Bardot pour des propos de même nature depuis 1997.
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