Mode - Hommage unanime au couturier Yves Saint Laurent
Photo : Agence Reuters
Yves Saint Laurent, à Paris en 1999
Paris — La France a rendu un hommage unanime au couturier Yves Saint Laurent, l'un de ses créateurs les plus connus dans le monde, décédé dimanche soir à l'âge de 71 ans.
Le couturier, qui souffrait d'une tumeur au cerveau, était malade depuis un an. Ses obsèques auront lieu jeudi en l'église Saint-Roch, dans le centre de Paris, a annoncé Pierre Bergé, cofondateur de la griffe et compagnon de longue date d'Yves Saint Laurent.
Le président Nicolas Sarkozy et son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, ancien mannequin qui a défilé pour Yves Saint Laurent, assisteront aux obsèques, a-t-il précisé.
Pour Pierre Bergé, qui s'est dit «bouleversé» par sa disparition, Yves Saint Laurent a «accompagné le mouvement de libération des femmes» et «savait parfaitement qu'il avait révolutionné la haute couture».
Le couturier sera incinéré et ses cendres seront conservées dans une sépulture dans les jardins de Majorelle, à Marrakech, qui bordent une propriété appartenant à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.
Le journal Le Figaro faisait hier sa manchette sur la mort du «plus grand couturier du monde», tandis que Le Parisien saluait le «petit prince de la mode».
Le Picasso de la mode
Du côté du Québec, le designer québécois Jean-Claude Poitras s'est dit profondément attristé. Selon lui, il s'agit de la disparition d'un des derniers grands créateurs puisqu'il a su donner ses lettres de noblesse à la mode.
En entrevue téléphonique dimanche soir, le designer québécois a dit d'Yves Saint Laurent qu'il «était à la mode ce que Picasso était à la peinture». Comme d'autres, il l'a comparé à un grand artiste disant de ses créations qu'elles relèvent de la pure poésie. Il a également souligné que Saint Laurent s'était toujours nourri d'autres formes d'art, de la peinture et de la littérature notamment.
«C'était la référence absolue», a-t-il dit. Si le mentor de Jean-Claude Poitras était le couturier et styliste montréalais Léo Chevalier, ce dernier disait «tout devoir à Yves Saint Laurent», se souvient M. Poitras.
Jean-Claude Poitras a été invité à un défilé de mode d'Yves Saint Laurent dès la fin des années 1970. Une décennie plus tard, les deux hommes se croisaient à Monte-Carlo lorsque le Québécois s'est vu décerner le Fil d'or. Il s'est rappelé avoir aperçu, à la fin de la présentation de sa collection, un homme vêtu d'un costume très sombre, d'une simplicité, voire d'une timidité désarmante s'avancer vers lui. Cet homme était nul autre qu'Yves Saint Laurent qui tenait à féliciter Jean-Claude Poitras. C'est un geste simple qu'il avoue n'avoir jamais oublié, dans un milieu où le superficiel prend souvent le dessus.
Le monde de la mode pleure
Le monde de la mode pleurait lui aussi hier la disparition d'un «génie».
Pour le couturier Christian Lacroix, Yves Saint Laurent a représenté «un choc de modernité» et ses créations avaient «l'évidence des chefs-d'oeuvre».
«Il était mon idole, un modèle à suivre», a dit le couturier Jean Paul Gaultier, estimant qu'Yves Saint Laurent avait «synthétisé la révolution sociale de la femme à la fin des années soixante et a été le premier à mixer les genres».
Il a été «l'un des rares à avoir atteint la perfection avec tout ce qu'il touchait», a commenté pour sa part la créatrice britannique Vivienne Westwood.
L'actrice française Catherine Deneuve, fidèle cliente d'Yves Saint Laurent, dont elle a porté les modèles à la ville comme à l'écran, a rendu hommage à «un artiste qui avait du génie», évoquant les «façons de pressentir les choses, d'avoir des illuminations, des éclairs d'invention» du couturier.
Le couturier, qui souffrait d'une tumeur au cerveau, était malade depuis un an. Ses obsèques auront lieu jeudi en l'église Saint-Roch, dans le centre de Paris, a annoncé Pierre Bergé, cofondateur de la griffe et compagnon de longue date d'Yves Saint Laurent.
Le président Nicolas Sarkozy et son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, ancien mannequin qui a défilé pour Yves Saint Laurent, assisteront aux obsèques, a-t-il précisé.
Pour Pierre Bergé, qui s'est dit «bouleversé» par sa disparition, Yves Saint Laurent a «accompagné le mouvement de libération des femmes» et «savait parfaitement qu'il avait révolutionné la haute couture».
Le couturier sera incinéré et ses cendres seront conservées dans une sépulture dans les jardins de Majorelle, à Marrakech, qui bordent une propriété appartenant à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.
Le journal Le Figaro faisait hier sa manchette sur la mort du «plus grand couturier du monde», tandis que Le Parisien saluait le «petit prince de la mode».
Le Picasso de la mode
Du côté du Québec, le designer québécois Jean-Claude Poitras s'est dit profondément attristé. Selon lui, il s'agit de la disparition d'un des derniers grands créateurs puisqu'il a su donner ses lettres de noblesse à la mode.
En entrevue téléphonique dimanche soir, le designer québécois a dit d'Yves Saint Laurent qu'il «était à la mode ce que Picasso était à la peinture». Comme d'autres, il l'a comparé à un grand artiste disant de ses créations qu'elles relèvent de la pure poésie. Il a également souligné que Saint Laurent s'était toujours nourri d'autres formes d'art, de la peinture et de la littérature notamment.
«C'était la référence absolue», a-t-il dit. Si le mentor de Jean-Claude Poitras était le couturier et styliste montréalais Léo Chevalier, ce dernier disait «tout devoir à Yves Saint Laurent», se souvient M. Poitras.
Jean-Claude Poitras a été invité à un défilé de mode d'Yves Saint Laurent dès la fin des années 1970. Une décennie plus tard, les deux hommes se croisaient à Monte-Carlo lorsque le Québécois s'est vu décerner le Fil d'or. Il s'est rappelé avoir aperçu, à la fin de la présentation de sa collection, un homme vêtu d'un costume très sombre, d'une simplicité, voire d'une timidité désarmante s'avancer vers lui. Cet homme était nul autre qu'Yves Saint Laurent qui tenait à féliciter Jean-Claude Poitras. C'est un geste simple qu'il avoue n'avoir jamais oublié, dans un milieu où le superficiel prend souvent le dessus.
Le monde de la mode pleure
Le monde de la mode pleurait lui aussi hier la disparition d'un «génie».
Pour le couturier Christian Lacroix, Yves Saint Laurent a représenté «un choc de modernité» et ses créations avaient «l'évidence des chefs-d'oeuvre».
«Il était mon idole, un modèle à suivre», a dit le couturier Jean Paul Gaultier, estimant qu'Yves Saint Laurent avait «synthétisé la révolution sociale de la femme à la fin des années soixante et a été le premier à mixer les genres».
Il a été «l'un des rares à avoir atteint la perfection avec tout ce qu'il touchait», a commenté pour sa part la créatrice britannique Vivienne Westwood.
L'actrice française Catherine Deneuve, fidèle cliente d'Yves Saint Laurent, dont elle a porté les modèles à la ville comme à l'écran, a rendu hommage à «un artiste qui avait du génie», évoquant les «façons de pressentir les choses, d'avoir des illuminations, des éclairs d'invention» du couturier.
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