Stonehenge, un cimetière depuis 5000 ans
30 mai 2008
Actualités culturelles
Washington — Stonehenge, le plus célèbre et mystérieux monument mégalithique d'Europe, a été un lieu de sépulture depuis son origine, il y a 5000 ans, révèlent les premières datations au radiocarbone sur des restes de corps incinérés, rendues publiques hier.
«Il est maintenant clair que Stonehenge a été durant toutes ses grandes périodes un lieu de sépulture», explique Mike Parker Pearson, archéologue à l'Université de Sheffield, Grande-Bretagne. Il dirige, avec le concours de la fondation américaine du National Geographic, le projet archéologique du «Stonehenge Riverside», devant s'achever en 2010.
Le site de Stonehenge, à l'ouest de l'Angleterre, «a été un cimetière depuis ses débuts, et ce, jusqu'à son zénith au milieu du troisième millénaire» avant notre ère, ajoute-t-il.
«La sépulture de corps incinérés datant de la période des monolithes de Stonehenge [...] montre que Stonehenge a bien toujours été le domaine des morts», explique ce professeur d'archéologie.
Les restes humains calcinés de la sépulture la plus ancienne retrouvée à Stonehenge remontent à une période allant de 3030 à 2880 avant notre ère, selon ces datations. Il s'agit d'un petit tas d'ossements carbonisés et de dents provenant d'un des trous sur le talus circulaire entourant le site, appelés «trous d'Audrey».
Jusqu'alors les archéologues pensaient que Stonehenge avait commencé à être un cimetière seulement entre 2700 et 2600 avant notre ère, et ce, avant que les célèbres blocs de grès ne soient érigés.
La plus récente sépulture dans ce groupe, celle d'une jeune femme de 25 ans, remonte à 2570 à 2340 avant notre ère et correspond à la période marquant le début de l'édification des blocs de grès, indiquent les chercheurs.
C'est la première fois que des sépultures provenant de Stonehenge sont datées au radiocarbone (carbone 14), précise le Pr Pearson. Ces restes humains avaient été mis au jour dans les années 50 et conservés dans le musée de Salisbury tout proche.
Les archéologues estiment que les reliques de 240 personnes pourraient être enterrées sur le site mégalithique. «Seule la moitié du site a fait l'objet de fouilles», a-t-il rappelé lors d'une conférence téléphonique. Selon lui, les morts qui y sont enterrés «devaient être des personnes très spéciales».
«Il est maintenant clair que Stonehenge a été durant toutes ses grandes périodes un lieu de sépulture», explique Mike Parker Pearson, archéologue à l'Université de Sheffield, Grande-Bretagne. Il dirige, avec le concours de la fondation américaine du National Geographic, le projet archéologique du «Stonehenge Riverside», devant s'achever en 2010.
Le site de Stonehenge, à l'ouest de l'Angleterre, «a été un cimetière depuis ses débuts, et ce, jusqu'à son zénith au milieu du troisième millénaire» avant notre ère, ajoute-t-il.
«La sépulture de corps incinérés datant de la période des monolithes de Stonehenge [...] montre que Stonehenge a bien toujours été le domaine des morts», explique ce professeur d'archéologie.
Les restes humains calcinés de la sépulture la plus ancienne retrouvée à Stonehenge remontent à une période allant de 3030 à 2880 avant notre ère, selon ces datations. Il s'agit d'un petit tas d'ossements carbonisés et de dents provenant d'un des trous sur le talus circulaire entourant le site, appelés «trous d'Audrey».
Jusqu'alors les archéologues pensaient que Stonehenge avait commencé à être un cimetière seulement entre 2700 et 2600 avant notre ère, et ce, avant que les célèbres blocs de grès ne soient érigés.
La plus récente sépulture dans ce groupe, celle d'une jeune femme de 25 ans, remonte à 2570 à 2340 avant notre ère et correspond à la période marquant le début de l'édification des blocs de grès, indiquent les chercheurs.
C'est la première fois que des sépultures provenant de Stonehenge sont datées au radiocarbone (carbone 14), précise le Pr Pearson. Ces restes humains avaient été mis au jour dans les années 50 et conservés dans le musée de Salisbury tout proche.
Les archéologues estiment que les reliques de 240 personnes pourraient être enterrées sur le site mégalithique. «Seule la moitié du site a fait l'objet de fouilles», a-t-il rappelé lors d'une conférence téléphonique. Selon lui, les morts qui y sont enterrés «devaient être des personnes très spéciales».
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