Crier au loup
Mathieu Bock-Côté aime bien la lumière des projecteurs, et aucune page blanche ne semble résister à ses formules-chocs. Mais de quoi se fait-il, cette fois, le pourfendeur dans la page Idées du Devoir du 24 avril? Sa croisade s'en prend au cours Éthique et culture religieuse à qui il attribue tous les maux futurs de la société québécoise. Que l'on soit ou non en faveur du multiculturalisme, pouvons-nous vraiment prendre au sérieux ses arguments péremptoires assénés de manière pléthorique?
Ce ne sont pas de pareils coups de gueule qui me convaincront que, dixit notre nouveau tribun national, c'est une véritable haine de soi que l'on inculquera à une jeunesse devenue étrangère à sa propre culture. Je me dis qu'un penseur aussi attentif et engagé que Georges Leroux mérite ma confiance et qu'une réflexion sur la façon d'occuper idéologiquement l'espace public serait utile à Mathieu Bock-Côté, si préoccupé par le «lavage de cerveau» dont seraient victimes les pauvres enfants québécois.
Ce ne sont pas de pareils coups de gueule qui me convaincront que, dixit notre nouveau tribun national, c'est une véritable haine de soi que l'on inculquera à une jeunesse devenue étrangère à sa propre culture. Je me dis qu'un penseur aussi attentif et engagé que Georges Leroux mérite ma confiance et qu'une réflexion sur la façon d'occuper idéologiquement l'espace public serait utile à Mathieu Bock-Côté, si préoccupé par le «lavage de cerveau» dont seraient victimes les pauvres enfants québécois.
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