mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La comédie musicale Autant en emporte le vent éreintée par les critiques

24 avril 2008  Actualités culturelles
Londres — La comédie musicale Autant en emporte le vent, adaptation mondiale inédite et très attendue de la fresque de Margaret Mitchell, a reçu mardi soir à Londres son baptême du feu, mais les critiques et une partie du public n'ont pas caché leur déception.

Raccourci de 20 minutes la semaine dernière, le spectacle s'étend malgré tout sur trois heures quarante, donnant l'impression à Charles Spencer, du Daily Telegraph, «d'avoir passé plusieurs années» dans le théâtre du New London.

«Cela semble interminable, mais parfois cela semble également ridiculement précipité, à tel point que des événements qui ont laissé une réelle marque dans le film sont réduits quasiment à néant», souligne-t-il, qualifiant le spectacle de «terne».

Un sentiment partagé par le Guardian: la rapidité est telle pour raconter cette épopée de 12 ans en pleine guerre civile que «rien ne s'imprime vraiment dans les esprits». «Scarlett se marie, devient veuve et donne naissance à son premier enfant en l'espace de 40 secondes», écrit Michael Billington.

Il faut dire que l'exercice était périlleux: le livre, publié en 1936 par Margaret Mitchell, compte autour de 1000 pages selon les éditions. Le film-culte avec Vivien Leigh et Clark Gable, couronné de huit Oscars en 1939, dure trois heures quarante-deux minutes.

Contrairement à l'expérimenté Trevor Nunn, c'est une débutante dans le monde du spectacle qui a signé le livret, la musique et les paroles de cette adaptation. L'Américaine Margaret Martin, 53 ans, est titulaire d'un doctorat de santé publique décroché à 44 ans et rêvait depuis son enfance de réaliser une comédie musicale.

Pas convaincu

Produit par l'ex-directeur du Théâtre national Trevor Nunn, qui a participé aux succès Cats et Les Miserables, le spectacle fonctionne à grand renfort de narration, entrecoupée de chansons qui n'ont pas convaincu.

Dans le Times, Benedict Nightingale aurait même souhaité que «la comédie musicale ne soit pas une comédie musicale», tandis que Charles Spencer relève qu'il s'agit d'une «pièce de théâtre avec musique».

De nombreux spectateurs ont laissé transparaître leur déception après le long spectacle, même si certains relevaient les aspects positifs, souvent par fidélité envers le chef-d'oeuvre, notamment une mise en scène «dynamique» où les acteurs évoluent dans le public et sur un balcon surplombant la scène.

«J'ai apprécié beaucoup de choses. Je suis pacifiste et j'ai particulièrement aimé qu'elle montre que la guerre est absurde et injuste», a indiqué Margaret Stirling.

Les fans étaient surtout rassurés d'avoir entendu les dernières paroles de Rhett à Scarlett, désignées en 2005 «plus grande réplique du cinéma américain»: «Franchement, ma chère, c'est le cadet de mes soucis.»

Pour le critique du Daily Telegraph, «Jill Paice [Scarlett] est espiègle, jolie et dynamique, mais il lui manque la méchanceté et l'érotisme que le rôle exige également. Darius Danesh [Rhett], en même temps, semble fournir une interprétation guindée de Clark Gable plutôt que de créer sa propre originalité».






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres

Articles les plus commentés

Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009