Internet - Sellaband.com ou quand la foi mène la musique
Il suffit d'avoir la foi. Le site Sellaband.com offre aux auteurs-compositeurs-interprètes une vitrine qui leur permet de cumuler des parts de 10 $ chacune auprès de leurs fans, appelés believers (croyants), en vue de la production d'un premier album.
Il fallait y penser: joindre tous les avantages des réseaux sociaux à la possibilité d'investir dans le talent des artistes auxquels on croit. Ainsi, les projets musicaux s'autofinancent et récompensent du même coup le flair des auditeurs fidèles.
Un artiste crée son profil, à l'instar d'une page MySpace. Sauf que sur Sellaband, les étoiles des votes se transforment en dollars sonnants. L'artiste doit trouver 5000 fidèles qui investissent chacun 10 $ (ou 2500 qui en investissent 20) pour atteindre les 50 000 $ nécessaires à la réalisation d'un album. Les croyants peuvent transférer leurs parts d'un artiste à l'autre, voire se faire rembourser, s'ils estiment que leur idole met trop de temps à percer.
L'idée a mûri dans la tête de quatre Néerlandais, qui ont lancé Sellaband.com en 2006. Depuis, sept albums ont été mis en marché et onze autres artistes sont actuellement en studio d'enregistrement. Le site compte à ce jour 7068 artistes inscrits, dont 154 Canadiens.
«Nous croyons en la sagesse des foules, résume Pim Betist, instigateur et directeur artistique du site. D'ailleurs, on redonne aux fidèles le tiers des ventes d'albums. Et on maximise le budget en utilisant nos contacts pour trouver de bons réalisateurs et de bons studios d'enregistrement.»
Les albums sont surtout vendus en ligne, via les principaux magasins virtuels. Une entente avec Amazon.uk permettra bientôt à Sellaband de tenir sa boutique virtuelle exclusive. Jusqu'ici, 25 000 $ ont été redistribués aux artistes et aux fidèles pour les trois premiers albums produits.
«Tout déboule depuis que les premiers artistes ont atteint leur 50 000 $», indique M. Betist, en citant le plus récent exploit d'un musicien qui a récolté la somme complète en 50 jours. «Jusqu'à maintenant, les fidèles ont investi au total 1,75 million de dollars.»
Une Montréalaise en lice
Sixième en lice avec ses 24 400 $ amassés et sa voix aiguë aux accents de Tori Amos en devenir, la Montréalaise Angie Arsenault, 30 ans, pourrait être la première Canadienne à bénéficier des services de Sellaband.
«J'aimais le concept, alors j'ai décidé de l'essayer», confie en entrevue celle qui s'est inscrite en avril dernier après avoir sollicité en vain des maisons de disques et autoproduit un mini-album.
Quand elle a plafonné à 1000 $, ses croyants l'ont encouragée à redoubler d'efforts en sollicitant d'autres fidèles et en participant aux concours mis en oeuvre par les membres de Sellaband. Avec succès.
La jeune femme originaire de
l'Île-du-Prince-Édouard chante professionnellement depuis l'âge de 17 ans, d'abord dans un groupe de folklore acadien, puis dans des clubs, tout en donnant des cours de chant et de piano. Elle prépare d'ailleurs un spectacle au Petit Medley, le 1er mai prochain.
«Ce qui est intéressant avec Sellaband, c'est l'idée de communauté, explique-t-elle. J'ai l'impression que j'ai un support incroyable, ces gens sont devenus mes amis et je ne veux pas les décevoir. C'est une motivation de plus.»
Il fallait y penser: joindre tous les avantages des réseaux sociaux à la possibilité d'investir dans le talent des artistes auxquels on croit. Ainsi, les projets musicaux s'autofinancent et récompensent du même coup le flair des auditeurs fidèles.
Un artiste crée son profil, à l'instar d'une page MySpace. Sauf que sur Sellaband, les étoiles des votes se transforment en dollars sonnants. L'artiste doit trouver 5000 fidèles qui investissent chacun 10 $ (ou 2500 qui en investissent 20) pour atteindre les 50 000 $ nécessaires à la réalisation d'un album. Les croyants peuvent transférer leurs parts d'un artiste à l'autre, voire se faire rembourser, s'ils estiment que leur idole met trop de temps à percer.
L'idée a mûri dans la tête de quatre Néerlandais, qui ont lancé Sellaband.com en 2006. Depuis, sept albums ont été mis en marché et onze autres artistes sont actuellement en studio d'enregistrement. Le site compte à ce jour 7068 artistes inscrits, dont 154 Canadiens.
«Nous croyons en la sagesse des foules, résume Pim Betist, instigateur et directeur artistique du site. D'ailleurs, on redonne aux fidèles le tiers des ventes d'albums. Et on maximise le budget en utilisant nos contacts pour trouver de bons réalisateurs et de bons studios d'enregistrement.»
Les albums sont surtout vendus en ligne, via les principaux magasins virtuels. Une entente avec Amazon.uk permettra bientôt à Sellaband de tenir sa boutique virtuelle exclusive. Jusqu'ici, 25 000 $ ont été redistribués aux artistes et aux fidèles pour les trois premiers albums produits.
«Tout déboule depuis que les premiers artistes ont atteint leur 50 000 $», indique M. Betist, en citant le plus récent exploit d'un musicien qui a récolté la somme complète en 50 jours. «Jusqu'à maintenant, les fidèles ont investi au total 1,75 million de dollars.»
Une Montréalaise en lice
Sixième en lice avec ses 24 400 $ amassés et sa voix aiguë aux accents de Tori Amos en devenir, la Montréalaise Angie Arsenault, 30 ans, pourrait être la première Canadienne à bénéficier des services de Sellaband.
«J'aimais le concept, alors j'ai décidé de l'essayer», confie en entrevue celle qui s'est inscrite en avril dernier après avoir sollicité en vain des maisons de disques et autoproduit un mini-album.
Quand elle a plafonné à 1000 $, ses croyants l'ont encouragée à redoubler d'efforts en sollicitant d'autres fidèles et en participant aux concours mis en oeuvre par les membres de Sellaband. Avec succès.
La jeune femme originaire de
l'Île-du-Prince-Édouard chante professionnellement depuis l'âge de 17 ans, d'abord dans un groupe de folklore acadien, puis dans des clubs, tout en donnant des cours de chant et de piano. Elle prépare d'ailleurs un spectacle au Petit Medley, le 1er mai prochain.
«Ce qui est intéressant avec Sellaband, c'est l'idée de communauté, explique-t-elle. J'ai l'impression que j'ai un support incroyable, ces gens sont devenus mes amis et je ne veux pas les décevoir. C'est une motivation de plus.»
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