Des arrondissements pour une culture de proximité
Tout ne peut pas venir d'en haut, et la culture n'échappe pas à cette règle. Aucune politique culturelle sensée ne peut faire l'économie d'une culture de proximité. La Ville de Montréal l'a compris puisque ce sont aujourd'hui les arrondissements qui sont responsables de la programmation culturelle municipale sur leurs territoires. Et l'engagement des arrondissements dans le domaine de la culture dépasse maintenant largement le cadre de la simple programmation.
Un petit tour du côté de l'arrondissement de LaSalle suffit pour s'en convaincre. «Avant les années 80, on peut dire que la culture, outre la bibliothèque, ça n'existait pas à LaSalle, explique Manon Barbe, mairesse de l'arrondissement de LaSalle. Le tout a débuté en 1985 avec la mise en place d'une première direction de la culture. Puis, au début des années 90, LaSalle s'est donné une politique de développement culturel, que nous avons depuis arrimée à la politique culturelle de Montréal.»
Dans un premier temps, cela a permis à LaSalle de se doter d'infrastructures culturelles. Une vieille école fut rachetée et transformée en centre communautaire et culturel, le Centre Henri-Lemieux. «On y trouve, entre autres, une galerie d'art et une salle de spectacle intime de 162 fauteuils.» Les spectacles de plus grande envergure sont accueillis à la salle Jean-Grimaldi du cégep André-Laurendeau. La programmation de ces deux salles est riche et variée, faisant place à tous les genres, du jazz à la chanson, aux artistes renommés comme à la relève.
Culture en cavale à LaSalle
Mais la programmation culturelle n'est pas le seul champ d'action de l'arrondissement. Plusieurs projets à vocation culturelle sont à l'oeuvre et méritent qu'on s'y attarde. C'est le cas du projet «Culture en cavale» dans le domaine des arts de la scène. «C'est un projet qui se déroule gratuitement dans les parcs de LaSalle. Nos parcs sont fréquentés par nos familles, souvent en fin de journée ou en début de soirée. Ce projet vise à toucher et à sensibiliser les familles à la culture.» D'autres initiatives de médiation culturelle existent aussi. Le programme «Camelot» permet à un comédien ou une comédienne de visiter les écoles avant et après la présentation d'un spectacle.
Un autre projet digne de mention est celui piloté par Marcelle Pallascio, directrice des activités culturelles à LaSalle, l'organisme communautaire Salle et l'organisme communautaire le Centre du Vieux-Moulin. Ce projet tient spécifiquement compte de la présence grandissante des communautés culturelles dans la population de LaSalle.
«Dans un premier temps, explique Manon Barbe, nous avons approché une quarantaine de communautés culturelles pour leur demander si elles voulaient partager avec nous les contes oraux, les légendes, même les histoires vécues de leur communauté culturelle particulière.» «Ensuite, poursuit Marcelle Pallascio, nous nous sommes entendus dans le cadre du projet "Écritures créatrices" pour traduire ces paroles en mots.» Le résultat en sera une publication. «Ce sera un livre qui sera illustré par les élèves de sixième année à qui l'on a même fourni une formation lors de rencontres avec une illustratrice de livres. Ce projet permet aux communautés culturelles de faire cadeau de leurs cultures à l'arrondissement.»
Maillage entre les arts et les affaires
L'arrondissement sollicite aussi ses gens d'affaires. «Plusieurs de nos entreprises commanditent déjà certains de nos spectacles, souligne Manon Barbe. Mais nous croyons que l'on peut aller plus loin dans le maillage entre les arts et les affaires. Par exemple, plusieurs entreprises ont des locaux inoccupés. Pourquoi ne pas les mettre à la disposition des artistes pour une période de temps limitée, selon évidemment les besoins de l'entreprise? De plus, cela favoriserait le rapprochement entre les gens d'affaires et les artistes.»
Comme on peut le constater, non seulement l'arrondissement de LaSalle s'est-il engagé dans la culture qui se vit et se fait sur son territoire, mais les idées ne lui manquent pas non plus. «La qualité de vie passe par la culture. À LaSalle, c'est ce que nous croyons et c'est en ce sens que nous travaillons. C'est peut-être un secret trop bien gardé», conclut-elle.
Un petit tour du côté de l'arrondissement de LaSalle suffit pour s'en convaincre. «Avant les années 80, on peut dire que la culture, outre la bibliothèque, ça n'existait pas à LaSalle, explique Manon Barbe, mairesse de l'arrondissement de LaSalle. Le tout a débuté en 1985 avec la mise en place d'une première direction de la culture. Puis, au début des années 90, LaSalle s'est donné une politique de développement culturel, que nous avons depuis arrimée à la politique culturelle de Montréal.»
Dans un premier temps, cela a permis à LaSalle de se doter d'infrastructures culturelles. Une vieille école fut rachetée et transformée en centre communautaire et culturel, le Centre Henri-Lemieux. «On y trouve, entre autres, une galerie d'art et une salle de spectacle intime de 162 fauteuils.» Les spectacles de plus grande envergure sont accueillis à la salle Jean-Grimaldi du cégep André-Laurendeau. La programmation de ces deux salles est riche et variée, faisant place à tous les genres, du jazz à la chanson, aux artistes renommés comme à la relève.
Culture en cavale à LaSalle
Mais la programmation culturelle n'est pas le seul champ d'action de l'arrondissement. Plusieurs projets à vocation culturelle sont à l'oeuvre et méritent qu'on s'y attarde. C'est le cas du projet «Culture en cavale» dans le domaine des arts de la scène. «C'est un projet qui se déroule gratuitement dans les parcs de LaSalle. Nos parcs sont fréquentés par nos familles, souvent en fin de journée ou en début de soirée. Ce projet vise à toucher et à sensibiliser les familles à la culture.» D'autres initiatives de médiation culturelle existent aussi. Le programme «Camelot» permet à un comédien ou une comédienne de visiter les écoles avant et après la présentation d'un spectacle.
Un autre projet digne de mention est celui piloté par Marcelle Pallascio, directrice des activités culturelles à LaSalle, l'organisme communautaire Salle et l'organisme communautaire le Centre du Vieux-Moulin. Ce projet tient spécifiquement compte de la présence grandissante des communautés culturelles dans la population de LaSalle.
«Dans un premier temps, explique Manon Barbe, nous avons approché une quarantaine de communautés culturelles pour leur demander si elles voulaient partager avec nous les contes oraux, les légendes, même les histoires vécues de leur communauté culturelle particulière.» «Ensuite, poursuit Marcelle Pallascio, nous nous sommes entendus dans le cadre du projet "Écritures créatrices" pour traduire ces paroles en mots.» Le résultat en sera une publication. «Ce sera un livre qui sera illustré par les élèves de sixième année à qui l'on a même fourni une formation lors de rencontres avec une illustratrice de livres. Ce projet permet aux communautés culturelles de faire cadeau de leurs cultures à l'arrondissement.»
Maillage entre les arts et les affaires
L'arrondissement sollicite aussi ses gens d'affaires. «Plusieurs de nos entreprises commanditent déjà certains de nos spectacles, souligne Manon Barbe. Mais nous croyons que l'on peut aller plus loin dans le maillage entre les arts et les affaires. Par exemple, plusieurs entreprises ont des locaux inoccupés. Pourquoi ne pas les mettre à la disposition des artistes pour une période de temps limitée, selon évidemment les besoins de l'entreprise? De plus, cela favoriserait le rapprochement entre les gens d'affaires et les artistes.»
Comme on peut le constater, non seulement l'arrondissement de LaSalle s'est-il engagé dans la culture qui se vit et se fait sur son territoire, mais les idées ne lui manquent pas non plus. «La qualité de vie passe par la culture. À LaSalle, c'est ce que nous croyons et c'est en ce sens que nous travaillons. C'est peut-être un secret trop bien gardé», conclut-elle.
- » Montréal
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