Lettres: Coup de sabre dans un haut lieu de la culture
Dr Gérard Mohr - Professeur titulaire de neurochirurgie à l'Université McGill. Montréal, le 13 mars 2008
17 mars 2008
Actualités culturelles
La décision unilatérale de la Ville de Montréal de cesser les activités de la Chapelle historique du Bon-Pasteur (Maison de la Musique) après 20 ans d'exceptionnelles contributions au rayonnement non seulement de la musique — classique, contemporaine, jazz, musiques du monde —, mais aussi des arts visuels et graphiques ainsi que de l'histoire de l'art porte un coup fatal à l'accessibilité de la culture auprès du grand public.
Sous la direction passionnée de M. Guy Soucie, la programmation très variée de la Chapelle historique, située en plein coeur de la ville, a permis de diffuser des oeuvres tout à fait originales, voire avant-gardistes, impliquant souvent de jeunes artistes, dans une atmosphère chaleureuse et conviviale.
La belle salle de concert dotée d'une excellente acoustique et d'un précieux piano Fazioli a permis à d'innombrables jeunes artistes locaux et internationaux de se produire pour la première fois dans un cadre historique intime et élégant. Ces navrantes compressions dans une institution culturelle aussi fructueuse, devenue un véritable creuset artistique, sont incompréhensibles: pourquoi démanteler un établissement qui fonctionne à merveille et qui représente une source de prestige international pour notre ville? Le tollé déclenché par cette mesure de nivellement par le bas sous des prétextes de contraintes budgétaires est un indicateur de l'indignation générale et devrait inciter les autorités municipales à reconsidérer cette décision dans meilleurs délais.
Sous la direction passionnée de M. Guy Soucie, la programmation très variée de la Chapelle historique, située en plein coeur de la ville, a permis de diffuser des oeuvres tout à fait originales, voire avant-gardistes, impliquant souvent de jeunes artistes, dans une atmosphère chaleureuse et conviviale.
La belle salle de concert dotée d'une excellente acoustique et d'un précieux piano Fazioli a permis à d'innombrables jeunes artistes locaux et internationaux de se produire pour la première fois dans un cadre historique intime et élégant. Ces navrantes compressions dans une institution culturelle aussi fructueuse, devenue un véritable creuset artistique, sont incompréhensibles: pourquoi démanteler un établissement qui fonctionne à merveille et qui représente une source de prestige international pour notre ville? Le tollé déclenché par cette mesure de nivellement par le bas sous des prétextes de contraintes budgétaires est un indicateur de l'indignation générale et devrait inciter les autorités municipales à reconsidérer cette décision dans meilleurs délais.
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