mardi 7 février 2012 Dernière mise à jour 22h37
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les héritiers de collectionneurs russes spoliés veulent des compensations

23 janvier 2008  Actualités culturelles
Londres — Les héritiers français des collectionneurs russes Sergueï Chtchoukine et Ivan Morosoff, qui avaient constitué de riches collections de toiles de maîtres avant d'être spoliés après la révolution russe de 1917, ont annoncé hier à Londres qu'ils voulaient recevoir une compensation.

Le décret de Lénine de 1918 nationalisant les biens de Chtchoukine et celui de 1919 nationalisant ceux de Morosoff constituent «le plus grand hold-up de l'histoire de l'art», a déclaré à l'AFP André-Marc Delocque-Fourcaud, petit-fils de Sergueï Chtchoukine.

M. Delocque-Fourcaud et Pierre Konowaloff, héritier d'Ivan Morosoff, s'exprimaient à Londres, où l'exposition De Russie s'ouvre samedi à la Royal Academy, présentant 120 toiles venues des musées russes dont beaucoup de chefs-d'oeuvre hérités des deux collectionneurs.

Tout en saluant cette exposition, ils soulignent que depuis la chute de l'URSS, ces oeuvres sont toujours dans une situation de flou juridique.

«Nous considérons que le transfert de propriété doit se faire de façon légale et doit donner lieu à des compensations», explique M. Delocque-Fourcaud, qui pour sa part n'envisage pas une restitution des oeuvres.

M. Konovaloff exige de son côté «soit des compensations, soit une restitution complète» des oeuvres.

Pour permettre la tenue de l'exposition De Russie, la Grande-Bretagne a promulgué une loi, en vigueur ailleurs en Europe, qui donne une immunité aux toiles prêtées pour des expositions, rendant impossible une saisie judiciaire.

En 2000, M. Delocque-Fourcaud avait demandé la saisie de La Danse II de Matisse, une toile acquise par son grand-père, à l'occasion d'une exposition à Rome, dans un geste qu'il qualifie de «surtout symbolique».

Mais le risque de saisie des toiles a inquiété les autorités russes, au point qu'elles ont menacé à la mi-décembre d'annuler l'exposition De Russie si Londres ne leur donnait pas davantage de garanties.

Sergueï Chtchoukine (1854-1936) et Ivan Morosoff (1871-1921), deux riches marchands russes, avaient constitué d'importantes collections de peinture française, reconnaissant très tôt le potentiel de jeunes artistes comme Picasso ou Matisse.

Ils ont dû quitter la Russie soviétique en 1918 pour s'exiler en France.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012