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Dans le cadre des fêtes du 400e anniversaire de Québec - Le sculpteur Yves Gendreau érigera une de ses oeuvres sur la nouvelle promenade Samuel-de-Champlain

Roxton Pond — À l'occasion du 400e anniversaire de Québec, célébré cette année, une oeuvre du sculpteur Yves Gendreau, de Roxton Pond en Montérégie, sera érigée sur la nouvelle promenade Samuel-de-Champlain, dans la capitale nationale.

L'installation, intitulée Là où la terre fait danser les mâts, a été nommée ainsi par l'artiste pour souligner la définition du mot algonquin «kébec», qui signifie «là où le fleuve se rétrécit».

Construite au coût de 70 millions, la promenade Samuel-de-Champlain, d'une longueur de 2,5 km et comprenant quatre quais, est située entre le boulevard Champlain et le fleuve Saint-Laurent. Elle est bordée d'une piste cyclable et d'un sentier pédestre. Il s'agit d'un cadeau du gouvernement du Québec pour célébrer le 400e anniversaire de Québec.

Là où la terre fait danser les mâts comprend neuf tiges tricolores d'un peu plus de 13 mètres de haut, alignées en trois rangs. Chacune d'elle comprend un motif de mât de bateau en son sommet, pour rappeler le fleuve longeant l'oeuvre.

Les tiges sont installées sur un terrain de 17 mètres par 30 mètres. Il s'agit de l'oeuvre la plus imposante fabriquée par l'artiste, qui a bénéficié d'une enveloppe de 155 000 $ pour la création.

«L'espace est immense, ce n'était pas évident à faire, explique Yves Gendreau. Je devais trouver quelque chose qui apportait du visuel dans l'espace.»

Fidèle à son habitude, l'artiste a créé une oeuvre colorée qui marie l'ordre et le désordre avec des tiges en acier inoxydable et en aluminium.

Les tiges et les mâts sont de couleur bleu, blanc et rouge, représentant ainsi les couleurs des matelots. Une seule des neuf tiges est uniquement en noir et blanc, pour créer un contraste avec les autres tiges.

L'influence du fleuve sur l'oeuvre est évidente avec l'ajout, sur les mâts, d'objets rappelant la navigation. On y retrouve donc des girouettes, des réflecteurs de radars et des anémomètres. «Ce qui est important, c'est le rapport avec le fleuve», rappelle l'artiste.

Selon Yves Gendreau, 80 % des gens qui verront Là où la terre fait danser les mâts seront en déplacement en bateau, en bicyclette, en automobile ou à pied. L'artiste a donc créé l'oeuvre pour qu'elle soit perçue différemment selon la vitesse des déplacements des passants.

Yves Gendreau est flatté de faire une oeuvre pour le 400e anniversaire de Québec. «C'est un bel honneur, mais c'est aussi un honneur de construire une oeuvre aussi près du fleuve, explique-t-il. C'est quelque chose de travailler aussi proche d'un cours d'eau aussi important. Je suis vraiment heureux d'avoir été choisi.»

La Commission de la capitale nationale du Québec, qui contribue à faire la promotion de la ville, a arrêté son choix sur Yves Gendreau cet automne. Deux autres sculpteurs étaient en compétition avec lui.

Selon l'artiste, c'est sa capacité à habiter le grand espace à combler qui a fait pencher la balance en sa faveur. «J'ai vraiment pris compte de l'espace disponible», explique-t-il.

Yves Gendreau a récemment réalisé la pièce intitulée Nos allers-retours, qui longe le boulevard de la Concorde et le chemin menant à la bouche du métro de la Concorde, à Laval. À cette époque, cette oeuvre, de 22 mètres de longueur, était la plus importante de l'artiste.

Après avoir terminé l'installation à Québec, Yves Gendreau n'aura plus de limite. «Je vais explorer un espace immense. Comme ça, après, il n'y a plus rien qui m'arrête», dit-il.

Question de rendre hommage à l'histoire de la province, l'artiste souhaite traduire le nom de sa création en amérindien sur une plaque qui sera située près de l'installation, dont l'inauguration aura lieu autour de la fête nationale.
 
 
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