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Critique - Coup d'envoi du 400e de Québec: un ratage historique

Près de 50 000 personnes se sont rassemblées à la place d’Youville pour assister au spectacle du 31 décembre qui donnait le coup d’envoi aux festivités du 400e anniversaire de Québec.
Photo : Agence Reuters
Près de 50 000 personnes se sont rassemblées à la place d’Youville pour assister au spectacle du 31 décembre qui donnait le coup d’envoi aux festivités du 400e anniversaire de Québec.
Québec — Le soir du 31 décembre, près de 50 000 personnes se sont déplacées à la place d'Youville avec l'envie de donner une chance aux Fêtes de 2008. En raison du manque d'espace, la grande majorité d'entre eux n'auront presque rien vu et entendu de ce coup d'envoi supposé historique. Mais étaient-ils les plus à plaindre?

Longtemps avant le début du spectacle, le site débordait. À la limite de la bousculade, les gens tentaient tant bien que mal d'entrevoir les écrans géants installés devant le Parlement.

Les premiers arrivés étaient coincés dans une foule compacte, sans voies de sortie. Tous se posaient la même question: pourquoi ne pas avoir choisi un emplacement assez vaste pour accueillir tout le monde? Après tout, quand on invite, on s'arrange pour faire de la place...

De toute façon, le spectacle n'avait pas été conçu pour eux, mais pour la télévision. On voulait montrer le Québec «carte postale» avec en prime une belle grosse foule. Et c'est d'ailleurs une des rares réussites de cette vaste et pathétique entreprise.

Des duchesses, des squelettes et un «latin lover»

En guise d'introduction, on a vu apparaître sur les écrans une brochette de vedettes (Nicolas Ciccone, Marie Plourde, Pierre Lapointe, Véronique Cloutier, Kevin Parent...) souhaitant bonne fête à «la belle ville de Québec», comme s'il ne s'agissait que d'un simple anniversaire municipal. Le ton était donné: exit la profondeur historique de l'événement.

Puis le spectacle a commencé avec un grand «reel» interprété par les Batinses, la Bottine souriante et 200 «tapeux de pieds». Une performance qui n'avait rien d'original, mais dont le caractère énergique et festif servait bien l'occasion. Or cette entrée en matière plutôt réussie a été vite éclipsée par une déconcertante succession de numéros tous plus kitsch les uns que les autres.

Affublées de ridicules costumes de duchesses du carnaval, les chanteuses Claire Pelletier, Jessica Vigneault et Florence K sont venues gaspiller leur talent dans un insignifiant medley. Mais ce n'était rien en comparaison avec ce qui allait suivre: un rap navrant sur les «saints» des rues de Québec, interprété notamment par un ancien de Star Académie (misère!). Aucun propos, du vent, du bruit et une scandaleuse impression de vacuité. Il y a eu aussi cette déroutante chorégraphie de squelettes évoquant visiblement la «fête des morts» au Mexique (cherchez le rapport, le Sommet des Amériques peut-être?).

Autre idée pour le moins étrange, on nous balance l'humoriste Stéphane Rousseau dans un personnage convenu de «latin lover» roucoulant sur les belles femmes de Québec qu'il compte cueillir dans les chambres d'hôtel (misère, bis!). Et que dire de ces cow-boys sexy qui dansaient la salsa avec des demoiselles au look mariant Folies Bergères et coureurs des bois? Une belle revue de casino ratée.

Seul Bruno Pelletier a vu sa voix mise en valeur dans une nouvelle chanson sur Québec dont le texte ne passera pas à l'histoire. À la télévision, les images des Violons du Roy en arrière-plan impressionnaient. Or leur rôle s'est malheureusement limité à celui de fond musical.

Et tout au long du spectacle, cette impression d'enthousiasme forcé, de sourires gelés face à une foule perplexe et mal à l'aise. Et ce, sans animation, sans propos et avec pour seul fil conducteur l'omniprésence de clichés sur la ville de Québec.

Au lendemain du grand décompte, dans les rues de Québec comme sur les blogues, les gens affichaient une sorte d'incompréhension teintée de honte. Quel gaspillage! Quarante-cinq petites minutes à remplir, un an de travail, près de trois millions de dollars de fonds publics et on nous a servi ça.

Parce qu'il est le capitaine du navire, une bonne part de la responsabilité de ce ratage incombe au metteur en scène Denis Bouchard. On est en droit de se demander pourquoi la Société du 400e lui a confié la direction artistique de ce spectacle, certes rodé techniquement, mais au contenu faible et bâclé? À la décharge du maître d'oeuvre, comment les patrons du 400e ont-ils pu donner le feu vert à une proposition artistique aussi pitoyable?






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  • Johanne Denhez
    Abonnée
    mercredi 2 janvier 2008 22h58
    Et pour finir, une "toune" en anglais !
    « Je n'ai pas subi la frustration des gens de Québec qui c'étaient déplacés pour venir fêter un grand anniversaire; j'étais à la maison, à Montréal, bien au chaud, devant ma télé. Mais j'attendais beaucoup de cette célébration. Beaucoup d'efforts ont été déployés pour rendre cette soirée magique. De chez moi, les trois chanteuses du début ne semblait pas être vêtues comme des duchesses. Elles ont toutes les trois, je crois, de fort jolies voix et les chansons québécoises qu'elles ont interprétées m'ont semblé à propos. J'aurais apprécié une plus grande visibilité des violons du Roy et des choeurs et moi aussi, j'aurais pu me passer des squelettes, rap, cowboys et le charmeur mexicain. Mais ce qui m'a davantage déçue c'est qu'en guise de finale on choisisse une chanteuse qui ne semble chanter qu'en anglais. Avions-nous besoin de ça ? Nous avons pourtant de beaux talents au Québec qui s'exprime en français Avions-nous oublié Gilles Vigneault, Richard Séguin, Ginette Reno et les autres ? À vrai dire, le spectacle aurait pu se terminer avec les feux d'artifices......n'est-ce pas ?

    Johanne Denhez »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mercredi 2 janvier 2008 23h17
    Spectateurs de notre absence...
    « Comme des milliers de Québécois j'ai regardé, d'un oeil peu intéressé il est vrai, ce spectacle du 400ième anniversaire de Québec. Dans une entrevue qu'il donnait à un journaliste juste avant la présentation, le concepteur de cette platitude monumentale, Denis Bouchard, avait hâte que cela commence pour qu'on en finisse. Aujourd'hui je le comprends, il y avait de tout dans ce «show», de tout sauf d'histoire. La foule de Québécois tassés comme des sardines en bas de la scène assistaient sans mot dire à sa propre absence.

    Ceci dit, je ne comprends toujours pas pourquoi c'est l'Acadien Danny Boudreau de Petit-Rocher (Acadie-Bathurst) qui sera l'interprète de la chanson officielle du 400e anniversaire de la ville de Québec. C'est comme si parmi les 260 chansons reçus, le jury (qui sont-ils incidemment?) n'avait rien trouvé d'intéressant chez-nous au Québec. Serait-ce encore une fois une question politique? »

  • Jacques Pelletier
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 01h56
    Le spectacle su 400e
    « Je m'attendais à une grande aventure du Québec d'hier et d'aujourd'hui. j'ai été profndément déçu de ce programme décousu et sans lien avec notre histore. Somme toute un gachi amateuriste. Daniel Bouchard n'était pas l'homme de la situation et le comité du 400e ne réalise pas l'importance de cette évennement. Il me faudrait dire que j'ai eu eu honte de ce spectacle décousu et parfois humilié de cette scène genre music hall pour un si grand évènement. Jacquews Pelletier, Trois-Rivières »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 05h00
    Merci
    « Merci de nous dire la vérité. On a tellement entendu d'exclamations sur le thème de la réussite historique, que c'est rafraichissant d'obtenir quelques précisions sur l'évènement lui-même. Ce que je souhaite le plus ardamment c'est que l'on abandonne l'habitude néfaste de prédire et de clamer la réussite avant l'évènement, pour se concentrer sur le contenu et le message que l'on veut transmettre, et sur la façon dont on accueillera les invités.

    Georges Paquet »

  • Henri Kélada
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 05h56
    Le 400ème
    « La critique est aisée, l'art est difficile... J'ai pourtant vu des visages souriants dans la foule malgré le froid... ça ressemblait un peu à une fête foraine, pis... il y a eu, quand même, de bons moments... il suffisait d'avoir la tête à la fête...
    Henri »

  • Roger Gingras
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 06h15
    Un spectacle pour qui et pour célébrer quoi?
    « Entièrement d'accord avec votre analyse. Je donnerais une note parfaite pour la mise en scène et les technologies utilisées. Mais un spectacle uniquement pensé pour la télévision et non pour les dizaines de milliers de personnes qui s'étaient déplacées. Bien que l'édifice du Palais Montcalm se soit télévisuellement bien prêté à cet événement, il était évident au départ que la Place d'Youville était un mauvais choix. Mauvaise décision administrative aussi pour les minuscules écrans de rediffusion installés face au Parlement, le contenu historique de l'événement, le choix des intervenants, une chanson thème où le mot Québec ne s'y trouve pas et, en finale, une artiste francophone chantant en anglais...
    Roger Gingras »

  • Gilles Baillargeon
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 07h06
    Une image de Québec.
    « Je ne peux m'empêcher de penser que le spectacle d'ouverture du 400ème est à l'image d'une certaine ville de Québec. On n'a qu'à penser à tous ces partisans de Mario et de son ADQ. À tous les défenseurs de la Radio X. La culture c'est avec un petit c. »

  • Roberpierre Monnier
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 08h23
    Du Capitole de Québec au Refuge de Montréal.
    « Je suis tout à fait d'accord avec la majorité des points soulevés par cet article critique d'Isabelle Porter et de Patrick Caux.
    J'étais heureusement téléspectateur bien au chaud et je ne pourrais me prononcer sur les inconforts du manque de place! Tout à Québec était au rendez-vous. Un vrai hiver, de la neige et du froid, une carte postale avec le Capitole en arrière plan, la porte St-Louis, celle des conquérants. Que demander de mieux ?
    En effet, à part le caractère joyeux et festif en plein hiver,en pleine période des fêtes, puisqu'il ne faut plus dire Noël, il y manquait cette véritable profondeur soulignant non seulement la survie de ce qui reste de nous après 400 ans mais comment on parvient à masquer cette inquiétude par une fête enlevante et aux apparences de la spontanéité.

    On est loin des performances léchées des troupes de danseurs irlandais ou encore des danseurs folkloriques d'Ukraine, oû tout se joue au quart de tour. Encore chanceux qu'on ne nous ait pas servi un casseau de poutine "iceberg" avec sauce gelée et crotte durcie, duquel serait sortie une ravissante duchesse en tenue d'été!

    FLorence K , les "Violons du Roi" et d'autres artistes connus, méritent mieux que ce qu'on leur a demandé... Mais que voulez-vous? comme dirait un certain monsieur Chrétien, quand on s'adresse à la masse il faut frapper fort et sans trop de nuance. N'est-il pas l'incarnation du succès?

    A tout le moins tout cela s'est passé en français. On s'est abstenu de nous servir toute cette poutine calquée des états-uniens de "BLues", de "Rock" , de "Wrap" et d'imitations (Voir le spectacle du REFUGE!) qui sonnent toujours empruntés et ou tout se concentre que sur celui ou celle qui aura le moins d'accents perceptibles dans la langue du GOD et qui sonnera comme eux! L'aura-t-on enfin notre LASVÉGASSE?

    Ça fait au moins ça de gagné... on est tous américains ou ben on l'est pas ! (un air connu!) »

  • André Langlois
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 08h34
    C'est la faute à qui ?
    « Mais voyons, c'est la faute à Québec 84 ! Après tout, ce spectacle n'a coûté à peine le tiers du budget total de Québec 84.

    Ce n'est qu'un début... Continuons la Fête ! »

  • Manon Farmer
    Inscrite
    jeudi 3 janvier 2008 09h35
    Quoi? êtes-vous réellement surpris? -Manon Farmer (manon.farmer@videotron.ca)
    « Moi non. C'est cohérent avec tout ce qui se voit depuis quelques années à la télé francophone, ici au Québec.

    Contenu? substance? poésie? "Are you kidding!"?
    vacuité, niaiseries, superficialité, vulgarité sont maintenant la norme, et partout.

    Les valeurs? La profondeur de réflexion? La culture? Une approche "réellement" artistique des spectacles? C'est quoi ça???
    ça mange quoi en hiver? des fêtes comme on vient de voir à Québec. »

  • Raymond Pilote
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 09h43
    désolant départ des célébrations du 400e
    « Platitude desaxée sans envergure que ce départ de mascarade de mauvais goût. Ce spectacle déplorable amortit le coup d'envoi
    il faudra beaucoup pour reprendre l'envol et redonner le sens
    véritable de cette célébration qui est partie d'un bien mauvais pied. C'est une insulte à l'histoire et à notre cause. Raymond Pilote , 1422,Boisclair, Beloeil, J3G 5G1 »

  • Monique Désy Proulx
    Abonnée
    jeudi 3 janvier 2008 10h13
    Quand un pays refuse de se dire...
    « Depuis que j'ai vu ce spectacle, j'ai envie de fuir le Québec, un pays qui refuse à tout prix de se dire. Dans le spectacle insignifiant du 400e, il n'y avait pas une voix classique, pas un moment de poésie, aucune prise de parole, pas d'affirmation historique, et une équipe de Montréal pour faire la fête à Québec! Heureusement, il y a eu les Batinsses et la Bottine, heureusement il y a eu Gregory qui sait faire le party, et il paraît que l'atmosphère dans les rues était formidable et que les gens étaient tout sourire, avec le coeur à la fête! Mais pour moi qui ai vu cela à la télé, il m'en reste le sentiment que chez nous, seule compte la musique pop, celle de l'industrie. Et au diable les emmerdeurs qui ont cru à ce pays et qui voulaient que l'histoire ait un sens ! »

  • Daniel Laguitton
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 10h13
    Miroir, miroir, cher dictateur
    « N'y a-t-il pas une leçon à tirer de l'insatisfaction exprimée par rapport à l'image qu'un "show" de 45 minutes a projetée de (du ?) Québec ?
    Le désir de projeter une image est en soi aussi problématique (ou plus) que l'insatisfaction de l'image que l'on pense avoir projetée. Qui projette quoi ? D'aucuns pourraient lire dans la critique qui évoque un "ratage historique" la projection d'un impressionnant souci de l'image du Québec.
    Qu'aurait été un spectacle en tous points génial ? (je ne l'ai pas vu donc je ne me prononce nullement sur le génie de celui qui a été présenté à Québec mais sur le ton de la critique) : une foule en délire ? en transe ? en prière ? en larmes ? en silence ? en orgie ? en costumes d'époque ? à poil dans la neige ? en danse ? en ateliers de réflexion ? s'amusant follement ?
    Est-il vraiment raisonnable (utile, honnête, etc.) de vouloir tout de suite transformer une occasion festive, même pour un anniversaire de ce calibre, en tribune internationale à la manière dont on a fait des jeux Olympiques un gigantesque clip publicitaire ? Le faire est se soumettre pieds et poings liés à la dictature de l'image et à la course toujours perdue d'images qui s'éloignent de plus en plus de la réalité.
    Quand la poudre aux yeux n'est pas assez bonne, une solution à laquelle on ne pense pas souvent est, plutôt que de changer de poudre, de changer d'yeux.
    Bonne année et bon anniversaire, Québec ! »

  • céline béland
    Inscrite
    jeudi 3 janvier 2008 10h16
    Pourquoi pas une toune en anglais?
    « J'étais présente au spectacle comme des milliers d'autres personnes, mais si n'eut été de la présence du Pascale Picard Band, je n'aurais jamais pu convaincre mes 3 ados de m'y accompagner.
    Je comprend le ressentiment de plusieurs québécois envers l'anglais, mais bon, faudrait passer à autre chose à un moment donné si on veut avancer avec un projet de société distincte viable. Eh! oui, il y a aussi des anglophones québécois! (même si Picard ça fait pas tellement anglo ;)

    J'ai trouvé curieux(hypocrite)qu'on se fasse bénir à la manière autochtone. Je n'ai rien contre, mais je doute que les raisons qui ont conduites à ce choix soient du domaine spirituel. C'est surement plus vendeur que si la bénédiction avait été faite par le cardinal. Pourtant, historiquement parlant, il aurait eu grandement sa place dans cette fête. »

  • Lapierre Claude
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 10h28
    Ouf! je suis pas tout seul,
    « Au bout de 15 minutes je me suis mis à chialer contre ce spectacle que je trouvais insipide, j'étais pourtant de bonne humeur, au début. 400 d'histoire et rien qui nous le confirme alors je me suis mis à penser au spectacle de la Fabuleuse histoire d'un royaume, une très grande réussite avec des moyens certainement inférieur et ou l'histoire est présente du début à la fin! »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 11h42
    Un "show" canadian
    « Jamais je n'ai vu un spectacle aussi bâtard. Un fourre-tout sans queue ni tête et sans rapport avec l'événement. Pas de drapeau du Québec et surtout pas de bleu: des macarons aux couleurs de A&W. C'est un "show " canadian : impersonnel et sans âme, avec beaucoup de notre argent, gracieusement remis par Ottawa selon ses conditions. Tout était laid : les costumes sont repoussants, la musique affreuse, le décor inexistant hormis les rideaux de douches, pas de scénographie, une mise-en-scène digne des pires galas de Juste pour rire. Mais c'était loin d'être drôle. Denis Bouchard devrait changer de carrière. Son dernier spectacle était lui aussi un flop. Un de plus à ajouter à sa longue liste. Le spectacle de Robert Lepage devrait être mieux. Difficile de faire pire que ce qu'on a vu. Une vraie honte.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Hubert Grégoire
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 11h44
    Télécitoyens, bienvenue!
    « La critique du Coup d'envoi était trop prévisible. C'est un véritable mystère que ce choix de la petite Place d'Youville pour un tel spectacle. Encore la tendance à faire des spectacles pour les divans plutôt que pour les gens qui se déplacent (comme toutes les St-Jean depuis 10 ans)... Ca nous donne des télé-citoyens passifs à la critique rapide et à la réflexion courte. Très courte.
    Si le spectacle était si nul, cela n'ouvre certainement pas la voie à des commentaires aussi insignifiants que ceux présent sur ce forum. Se croirait-on encore à la commission B-T pour lancer des inepties du genre pourquoi des chansons en anglais? Pourquoi l'interpète n'est pas Québécois? Un Québec qui n'a pas de culture? Ben voyons! Sortez de vos divans un peu!
    Vous avez vu la facade du palais Montaclam (lieu de culture s'il en est un à Québec) sans grands efforts. Combien sont allés profiter de la vieille ville, du Petit Champlain, des vastes plaines, du Musée National des Beaux-Arts (et des superbes expositions qui s'y succèdent) ou celui de la civilisation; des salles du Gran-Théâtre ou Albert-Rousseau? Combien sont allés voir la fontaine de Tourny, faire un tour au trait-carré de Charlesbourg ou dans Sillery ou Cap-Rouge ou Beauport?
    Un Québec sans culture, sans histoire? Certainement pas.
    Avant de se prononcer sur la culture d'une ville (et d'un peuple) au grand complet, il faudrait peut-être s'informer plus en profondeur qu'un petit spectacle de 45 min, regardé un peu chaudasse ben assis sur son sofa. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 12h05
    Durham mort de rire
    « Le 400e est bien lancé pour que la vision de Lord Durham, concernant notre peuple, se confirme: un peuple sans histoire et à la culture... de masse! Oui, car les concepteurs voulaient nous en mettre en masse de la culture avec un petit c mais plein de bruit et de couleurs. Et l'on vient de changer de président qui, comme notre bon maire, veut que ça réussis... le festif. Misère! Mais faut-il s'en surprendre alors même que l'arrivée du PQ et du Bloc n'ont même pas réussi à nous donner des cours d'histoire ni à créer des oeuvres magnifiant notre histoire. Montrer jusqu' à plus soif un Ti-Poil pleurnichant un si je vous aie bien compris... ne constitue pas une image qui galvanise un peuple pour qu'il assume son destin. Vivement un Biz pour chauffer tout ça.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 12h44
    L'aliénation en HD
    « Ce qui m'a le plus frappé est le gouffre immense et profond entre les "donneurs du message spectacle" et le peuple Québécois qui est réduit à "regarder". Le peuple ne fête pas, il regarde la fête. On veut l'éblouir.

    C'est ce qu'on a entendu répéter partout le lendemain. On ne parle que de Denis Bouchard et son spectacle et non des Québécois, ni de la ville de Québec, ni de son (ses) fondateur(s). C'est la fête de Bouchard et on juge son spectacle et celui des "organisateurs".

    Ce que j'aurais aimé voir, moi, dans mon salon, en buvant mon champagne, c'est les images d'une caméra qui entre par l'une des portes de la rue St-Jean et qui fait le tour du centre du vieux Québec dans lequel ces millions$ auraient servis à donner aux citoyens, établissements de bars et cafés, restaurants, marchands, boutiques, les moyens pour qu'ils expriment eux-mêmes par costumes, spectacles, décorations, leur vision de ce 400 ans d'histoire. Un parcours de caméra syncronisé avec les spectacles et présentations des citoyens. La caméra terminant sa prommenade à l'autre porte pour se retourner vers une vue d'ensemble de la rue St-jean bondée et tous ses bâtiments d'époque illuminés de la danse du feu d'artifice au dessus d'eux.

    C'est cette visite des lieux et de l'extraordinaire athmosphère de fête et d'histoire des citoyens qui aurait donner l'envie aux visiteurs potentiels de partout dans le monde de venir non-pas "regarder" mais plonger dans la fête au milieu du peuple Québécois.

    C'est Champlain, accompagné de Pierre Dugua de Monts, un Amérindien, un Inuit, un Métis, et Mathieu da Costa, qui devaient lancer le 400e.

    Ce fut au lieu de celà un spectacle de confirmation de l'aliénation des citoyens de la ville de Québec et qui ne pouvait que produire médiocrité et insignifiance. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 12h47
    Un 11@12 de «petits biscuits ben secs» !
    « Avec le recul du second regard ce fut un plateau de petits biscuits ben secs, puisque tous les crémages avaient été vendus à la Foire internationale de Noël de Strasbourg, dont le centre du marché fut envahi par «OPPORTUNITÉ QUÉBEC 2008» qui s'y était commandité un kiosque... Un capital inconfort et national malaise des plus choquants! Ceux d'avoir été invités à un grandissime banquet et de s'y retrouver debout, coincés et entassés dans coins et recoins, tentant d'avaler quelques graines et miettes, au vu et au su de ceux et celles qui se gavaient de bombances, pas si loin derrière et aux frais de QUÉBEC 2008.

    Par contre et grâce aux techniciens d'une imagerie promotionnelle fort réussi, bien qu'EXAGÉRÉMENT COÛTEUSE ET PRÉTENTIEUSE, à plus d'un égard, une grosse carte portale de la stature et de la carrure architecturales de la Vieille, enjolivées de la brillantine qu'y ont mise les artificiers et boucaniers de l'opaque transparence 2008, envahiront tous les comptoirs des bricoles et des babioles que se tape le tourisme de grignotis et grignotines. Les cassettes seront récupérées par les exploiteurs de «la Muséale Capitale», les bons et fidèles amis du gradué de Harvard et ex-pdg promu aux relations internationales de la Douma burlesque du 400e, qui tenteront de faire le négoce des tableaux les plus aptes a la communalisation, avec les habitués consommateurs de leurs pompes et d'en exposer les plus fabuleux, pour le plus grand plaisir des «amis des beaux arts», au débit desquels ils siphonnent leurs crédits.

    Avec une petite gang d'histrions, QUÉBEC 2008 a pris une batinse de débarque qui marquera l'histoire des falbalas de fortune et tombolas opportunes, cette spécialité des camelots de la camelote et du clin clan touristiques. Au char allégorique de l'INTRO 2008, il ne manquait que le zouf Mike Ward, le punché Peter MacLeod, quelques nantis de la Colonie des zartistes ainsi que quelques divas débridées et abrutis adonis des cartons et canons de la télé-réalité.

    Le bon peuple s'était fait leurrer et, pour ajouter l'injure à l'insulte, il s'est fait beurrer, alors qu'à la Place D'Youville, devenue le plus grand studio plein-air de la secte médiatique et de ses étenderies, seuls les quelques centaines de citoyens, sans animation ni mise en appétit, n'ayant d'autre choix que de contempler des amas de ferraille, seuls ces braves citoyens qui avaient foulé le macadam plus de 4 heures avant le lancement, ont pu assister de visu, à la parade des impromptus d'une hystérie tout droit sortie de l'imaginaire de la «Gang à Bouchard», comme on les surnommait de façon tout aussi vive qu'incisive, depuis un certain temps, un peu partout dans la zone contiguë du spectacle de leur va et vient.

    Ayant englouti des faramineux millions de «nos taxes commanditaires» dans ce « BYE BYE 2007 & HI HI 2008», ayant espéré un - 30e et pris pour acquis qu'ils ne seraient pas dérangés par plus que quelques cents représentants du joyeux mixte badauds/flâneurs côtoyant picolleux/poteux, les «dialecticiens» de QUÉBEC 2008 avaient complètement oublié de prévoir et d'organiser la sécurité et la protection des citoyens. De toute façon, ils n'avaient fort probablement plus les moyens d'en défrayer les coûts, d'autres intérêts ayant rempli jusqu'à débordement, l'agenda de leurs engagements prioritaires et leurs empressements forfaitaires. À toute fin pratique, c'est en réussissant un tel échec que le principal occupant de la loggia de QUÉBEC 2008, ses émoluments et appointements l'y suivant, fut parachuté aux moucharabiehs des relations internationales du SOMMET QUÉBEC 2008 (pétons donc) dont les pistes ne feront qu'embrouiller les traces, alors que la très respectable doyenne du Royaume Uni fut sauvagement culbutée par les nationalistes commissaires de la Capitale et al, alors que le Pontife de la catholicité romaine devra éviter d'y être conspué par les athées et les intégristes qui ne se sont pas accommodés des excuses de son Nonce et Primat, alors qu'à l'opposé, on verra probablement sortir du Maurice ou du Dagobert, Sarko et sa Carla, tels deux ados en rut et en mode «cul sec». Ce n'est qu'un début et ce n'est pas pour demain, la fin de la «rigolade» !

    Malgré ces déboires de la flamboyance accrédité, ajoutés aux décomptes de la jactance ampoulée; malgré bien d'autres flops, dans un monde où les ratés des artistes de la scène sont un spectacle en soi; en dépit de l'assomption du Grand Festivalier de Québec au sein de la fastueuse et secrète DOUMA QUÉBEC 2008, LES QUÉBÉCOIS, ÉTANT FAITS FORTS ET AYANT LA STATURE, LA CARRURE ET L'ALLURE REQUISES, se feront des fêtes, à la mesure de leur esprit créatif, à la mesure de leur enthousiasme festif des plus communicatif, à la mesure de leurs moyens respectifs. Ils festoieront aux moments qui leur conviendront, de la façon qui leur conviendra et en des lieux qui pourront accueillir le souffle et les rires de leur légendaire convivialité, laissant les badauds du tourisme leurré et les kids kodaks du n'importe quoi, aux soins des sherpas du 400e.

    À Québec, comme au Québec, les gais lurons et les joyeux fêtards finissent toujours par exprimer leur débordante joie de vivre, comme ils arrivent toujours à trouver, sans trop d'efforts ni coûts inutiles et trop souvent scandaleux, toute la place nécessaire à son expression collective.

    VIVEMENT QUÉBEC.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 3 janvier 2008 14h23
    Entre «le tout» et «le rien» ...
    « Entre le tout et le rien...

    Il y a «le pas grand chose»! Avec le recul du second regard, ce fut un plateau de petits biscuits ben secs, puisque tous les crémages avaient été vendus à la Foire internationale de Noël de Strasbourg, dont le centre du marché fut envahi par «OPPORTUNITÉ QUÉBEC 2008» qui s'y était commandité un kiosque des produits de l'érable en feuilles d'érable... Un capital inconfort et national malaise des plus choquants! Ceux d'avoir été invités à un grandissime banquet et de s'y retrouver debout, coincés et entassés dans coins et recoins, tentant d'avaler quelques graines et miettes, au vu et au su de ceux et celles qui se gavaient de bombances, pas si loin derrière et aux frais de QUÉBEC 2008.

    Par contre et grâce aux techniciens d'une imagerie promotionnelle fort réussi, bien qu'EXAGÉRÉMENT COÛTEUSE ET PRÉTENTIEUSE, à plus d'un égard, une grosse carte postale de la stature et de la carrure architecturales de la Vieille, enjolivées de la brillantine qu'y ont mise les artificiers et boucaniers de L'OPAQUE TRANSPARENCE 2008, envahiront tous les comptoirs des bricoles et des babioles que se tape le tourisme de grignotis et grignotines. Les cassettes seront récupérées par les exploiteurs de «la Muséale Capitale», les bons et fidèles amis du gradué de Harvard et ex-pdg promu aux relations internationales de la Douma burlesque du 400e, qui tenteront de faire le négoce des tableaux les plus aptes a la commercialisation avec les habitués consommateurs de leurs pompes et d'en exposer les plus fabuleux, pour le plus grand plaisir des «amis des beaux arts» au débit desquels ils siphonnent leurs crédits.

    Avec une petite gang d'histrions, QUÉBEC 2008 a pris une batinse de débarque qui marquera l'histoire des falbalas de fortune et tombolas opportunes, cette spécialité des camelots de la camelote et du clin clan touristiques. Au char allégorique de l'INTRO 2008, il ne manquait que le zouf Mike Ward, le punché Peter MacLeod, quelques nantis de la Colonie des zartistes ainsi que quelques divas débridées et abrutis adonis des cartons et canons de la télé-réalité.

    Le bon peuple s'était fait leurrer et, pour ajouter l'injure à l'insulte, il s'est fait beurrer, alors qu'à la Place D'Youville, devenue le plus grand studio plein-air de la secte médiatique et de ses étenderies, seuls les quelques centaines de citoyens, sans animation ni mise en appétit, n'ayant d'autre choix que de contempler des amas de ferraille, seuls ces braves citoyens qui avaient foulé le macadam plus de 4 heures avant le lancement, ont pu assister de visu, à la parade des impromptus d'une hystérie tout droit sortie de l'imaginaire de la «Gang à Bouchard», comme on les surnommait de façon tout aussi vive qu'incisive, depuis un certain temps, un peu partout dans la zone contiguë du spectacle encombrant de leur va et vient.

    Ayant englouti des faramineux millions de «nos taxes commanditaires» dans ce « BYE BYE 2007 & HI HI 2008», ayant espéré un - 30e et pris pour acquis qu'ils ne seraient pas dérangés par plus que quelques cents représentants du joyeux mixte badauds/flâneurs côtoyant picolleux/poteux, les «dialecticiens» de QUÉBEC 2008 avaient complètement oublié de prévoir et d'organiser la sécurité et la protection des citoyens. De toute façon, ils n'avaient fort probablement plus les moyens d'en défrayer les coûts, d'autres intérêts ayant rempli, jusqu'à débordement, l'agenda de leurs engagements prioritaires et leurs empressements forfaitaires. À toute fin pratique, c'est en réussissant un tel échec que le principal occupant de la loggia de QUÉBEC 2008, ses émoluments et appointements l'y suivant, fut parachuté aux moucharabiehs des relations internationales du SOMMET QUÉBEC 2008 dont les pistes ne feront qu'embrouiller les traces, alors que la très respectable doyenne du Royaume Uni fut sauvagement culbutée par les nationalistes commissaires de la Capitale et al, alors que le Pontife de la catholicité romaine devra éviter d'y être conspué par les athées et les intégristes qui ne se sont pas accommodés des excuses de son Nonce et Primat, alors qu'à l'opposé, on verra probablement sortir du Maurice ou du Dagobert, Sarko et sa Carla, tels deux ados en rut et en mode «cul sec». Ce n'est qu'un début et ce n'est pas pour demain, la fin de la «rigolade» !

    Malgré ces déboires de la flamboyance accrédité, ajoutés aux décomptes de la jactance ampoulée; malgré bien d'autres flops, dans un monde où les ratés des artistes de la scène sont un spectacle en soi; en dépit de l'assomption du Grand Festivalier de Québec au sein de la fastueuse et secrète DOUMA QUÉBEC 2008, LES QUÉBÉCOIS, ÉTANT FAITS FORTS ET AYANT LA STATURE, LA CARRURE ET L'ALLURE REQUISES, se feront des fêtes, à la mesure de leur esprit créatif, à la mesure de leur enthousiasme festif des plus communicatif, à la mesure de leurs moyens respectifs. Ils festoieront aux moments qui leur conviendront, de la façon qui leur conviendra et en des lieux qui pourront accueillir le souffle et les rires de leur légendaire convivialité, laissant les badauds du tourisme leurré et les kids kodaks du n'importe quoi, aux soins des sherpas du 400e.

    À Québec, comme au Québec, les gais lurons et les joyeux fêtards finissent toujours par exprimer leur débordante joie de vivre, comme ils arrivent toujours à trouver, sans trop d'efforts ni coûts inutiles et trop souvent scandaleux, toute la place nécessaire à son expression collective.

    VIVEMENT QUÉBEC.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 16h55
    Quand on s'fait fêter par Montréal
    « Les artistes de Montréal étaient nombreux sur scène mais les talents locaux peu visibles. C'est vrai que Denis Bouchard, le bleuet montréalais, nous a fait "chier" mais qu'il ne faut surtout pas le faire "chier"... Où étaient nos talent mis à part Bruno Pelletier ???

    Stéphane Rousseau est originaire de Québec mais son personnage érotique ne l'est pas. En plus il vient décroncrisser la chanson qu'Alys Roby a chanté sur toutes les scènes du monde : «tico-tico» devenue Rico le séducteur. Comme Rozon, il invitait les femmes à sa chambre au Capitole...

    Un spectacle plein de technique, décor enchanteur mais insipide et sans saveur et sans fil conducteur. Je préfère voir chanter Charlebois sa toune «si j'avais les ailes d'un ange» que de voir Grégory se faufiler dans la foule pour venir chanter cette chanson et s'en retourner de suite au Capitole.

    Quel était le lien avec le 400ème et le rap des noms de rues ???

    Puis comnble de la gifle, une québécoise débuter l'année dans une chanson anglaise qui sonnait le montagnais plus que l'anglais. Un vrai star académie en tournée à Québec...

    De toute façon , le couperet est tombé la tête du DG est tombée et Denis Bouchard est parti sans crier gare.
    La prochaine étape est Danielle Roy, la femme de Gilbert Rozon, et son opéra urbain de 6 millions avec ses amis montréalais.

    Daniel Gélinas, le nouveau DG veillera au grain et est prêt à mettre les ressources de plusieurs organisations expérimentées et de Québec, le Carnaval et le Festival D'Été, pour permettre à IRO de flotter jusqu'à Québec le 3 juillet prochain. La confiance envers les "amis" de Montréal est ébranlée avec ce coup d'envoi raté. Ne vous fatiguez pas en 2042, le tour de Montréal va arriver. On vous enverra quelqu'un de Québec pour rater le vôtre... »

  • claire dufour
    Abonnée
    jeudi 3 janvier 2008 17h31
    C'était désolant comme spectacle.
    « J'ai reçu un premier feedback de ma belle-soeur dont la soeur s'était rendu au Parlement et qui disait que c'était extraordinaire comme ambiance.
    Mais lorsque j'ai vu ce spectacle rediffusé le 1 janvier, j'ai trouvé cela aberrant et vide de sens. C'est dommage mais il ne faudrait pas rater le coche pour les prochains. »

  • Yolande Vendette
    Inscrite
    jeudi 3 janvier 2008 20h04
    Ça fait cher la minute
    « Je suis tout à fait d'accord avec votre critique : le coup d'envoi du 400e un ratage historique. La critique que je me suis permise de faire dans mon salon en regardant l'événement ressemblait étrangement à la vôtre.

    Alors pour me consoler, je me suis mise à inventer d'autres scénarios. Dans mon rêve je consulte un historien bien connu à Québec afin de me guider et ça devient tellement plus représentatif des 400 ans de l'histoire de la ville.

    Toutefois je reste avec une question pour laquelle je n'ai pas de réponse : le Federal Government (je veux dire ceux qui se prennent pour une multinationale et distribuent les cadeaux), a-t-il « demandé » de ne surtout pas attiser le sentiment identitaire? Dans ce cas, c'est très réussi, car au lendemain de ce coup (d'envoi) nous devrions tous avoir le sentiment de ne pas avoir de « C » (pour culture, colonne vertébrale ou autre).

    Hélas! ce coup (d'envoi) ne s'est pas terminé par le feu d'artifice... Il faudrait se rappeler qu'il y a quatre cents ans nous n'étions pas encore colonisés.

    Denis Bouchard : trois millions divisé par 45 minutes : ça fait cher la minute! Ibid. pour la traversée de la Mer Rouge de Monsieur Gregory Charles.


    Yolande Vendette
    Québec »

  • chantal delisle
    Abonnée
    jeudi 3 janvier 2008 21h08
    quel dommage
    « Nous nous étions déplacés ce soir du 31 pour aller fêter la nouvelle année parmi la foule. Nous sommes arrivés à la place d'Youville après le souper, il n'y était plus possible d'y accéder car les gens étaient entassés jusque dans la porte St-Jean. Nous nous sommes alors repliés sur la colline parlementaire, il n'y avait pas d'animation ormis les deux écrans qui diffusaient les noms des différents commanditaires. Quand vers 22:00 on nous a annoncé que la scène "devrait" être prête vers 23:00 nous sommes retournés à l'hôtel pour regarder le Byebye de RBO. Après nous être échangés les voeux de bonne année nous sommes retournés vers la place et lors du retour nous faisions face à un vaste mouvement de foule qui quittaient les lieux! Il n'y avait pas de bruit sur la colline parlementaire, les écrans affichaient platement des voeux de bonne année, les gens se parlaient pour savoir pourquoi justement il ne se passait rien.
    Nous avons décidé de quitter les lieux et en passant devant les portes nous avons alors entendu de la musique, qui n'était diffusée que sur la place! Nous y sommes allés pour finalement ne rien voir puisque la scène était cachée par des estrades qui bloquait la vue depuis la rue.
    Quel dommage. Je l'ai donc regardé à la télévision ce qui m'a heureusement permis de zaper! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 5 janvier 2008 04h31
    Ça finira par être la faute du peuple.
    « On ne sait plus si le «HI HI 2008» fut «un ensemble de ratés spectaculaires de tous ordres» ou «le spectacle d'un ensemble de ratés tous azimuts». En bref et à toute fin pratique, ce navrant échec d'un coup d'envoi qui n'a rien fait lever, fut la retentissante et dernière réussite de Pierre Boulanger et les siens. Dieu merci! Voilà bien mince consolation dont le président, tout aussi responsable que le pdg, demande aux Québécois de s'accommoder.

    Ce qui choque n'est pas tellement relié au fait que Denis Bouchard et sa gang de montréalais qui ont toujours pensé et dit, qui pensent et disent encore que Québec est un gros village, aient fait de Place D'Youville une grosse salle paroissiale, prenant les 50 000 «habitants» du 31 décembre pour des accros «bingophiles» et toxicos «casinophiles». Ce qui «déconcrisse» vraiment, c'est que le farfadet soliste national de Québec 2008 ait si grassement payé cette gang de roteux métropolitains pour venir à Québec se foutre de la gueule de tous les Québécois.

    Pire encore et sans comparable fut la négligence criminelle, au chapitre des ratés d'une sécurité civile d'obligation, totalement reléguée aux oubliettes des tablettes d'un Québec 2008 d'amateurs, forts de tractations et de petites manchettes tribales. Négligence criminelle dont ont dû s'accommoder plus de 50 000 québécois entassés comme du bétail d'abattoir. Pour ce qui est de la considération que les pachas de Québec 2008 portent à la population, c'est, sans appel, la note «0», au bulletin chiffré de l'appréciation collective des festivaliers de tous âges.

    Alors qu'à même l'argent de nos taxes, on paye des «fonctionnaires» depuis bientôt 8 ans, pour prévoir, planifier et organiser, dans tous ses détails, la mise en place les Festivités du 400e, c'est à l'instar du Verglas 1998 et à l'instar du viaduc de la Concorde 2007 que le coup d'envoi de Québec 2008 avait défini et orchestré la sécurité. 0 + 0 = 0! Dans tous les cas, par Commission d'enquête ou autrement, on a ciblé, on cible et on ciblera l'incompétence crasse des irresponsables chargés de projets. Mais, en ne tirant aucune leçon, on systématise et consacre l'incurie des imputables, les gratifiant de l'immunité et de l'impunité mur à mur. Les incompétents s'en sortent les poches pleines et n'ont à répondre d'aucune imputabilité, même si, dans les deux premiers exemples, il y eut des morts. C'est odieux!

    À Québec, le 31 décembre, si un seul activiste illuminé ou un seul toxico galvanisé avait déclenché une panique, on aurait décompté les morts par douzaines et les blessés par centaines, puisque ni policiers, ni ambulanciers, ni pompiers, ni autres agents de la prévention, de l'ordre, de la protection et de la sécurité ne pouvaient se frayer quelque accès, à part les «gros bras» mis à la disposition du show man de l'heure, Gregory Charles.

    Pas le moindrement dérangé par une telle négligence criminelle et une telle honte nationale, Québec 2008 tasse Pierre Boulanger, tout en l'affectant au hautes fonctions diplomatiques des Relations internationales et en continuant de rémunérer le diplomate gradué de Harvard et Commissionnaire de la Capitale Nationale qui a fait montre du potentiel de sa «diplomatie de brousse», à l'égard des médias, des journalistes et autres agents d'information.

    Pas le moindrement dérangé par une telle négligence criminelle et une telle honte nationale, Martin Sirois, le proprio de la firme de garderie mise sous contrat par Québec 2008, multiplie les déclarations à l'effet qu'il n'avait que le mandat du gardiennage des installations, poutrelles et bebelles ainsi que celui de la tutelle sélective de ceux qui venaient y faire leurs steppettes et entourloupettes plus rico-rico triviales et tico-tico banales qu'historico-médiévales.

    Apparemment dérangé, mais surtout par la grogne et les témoignages accablants d'un nombre grandissant de citoyens électeurs, leurrés et désabusés, grogne à laquelle la presse écrite, à raison, fait largement écho, Régis Labeaume infirme ce que prétend Martin Sirois; dit réclamer une enquête sur le sujet; déclare, en attendant, que SA ville est en négociation avec SES policiers «syndiqués» et laisse entendre, de ce fait, que l'absence incongrue des premiers responsables de la paix citoyenne et de la sécurité publique est potentiellement attachée avec les ficelles d'une «grève de zèle» ou d'une «bouderie conventionnée». L'adage veut que le peuple ait des poignées dans le dos, mais monsieur le maire n'a certes pas choisi la bonne... Les citoyens sont d'opinion que la Ville a royalement manqué à ses obligations, faisant preuve d'irresponsabilité inquiétante.

    Pour ce qui est de la pérennité des titres, des comptes de dépenses illimités et de la pleine sécurité des revenus des titrés et acolytes de la «Foire Québec 2008», il ne fait aucun doute que tout est méticuleusement prévu, minutieusement exécuté et soigneusement vérifié, tel que précisément orchestré. Pour ce qui est de la responsabilité et de l'imputabilité, les contenus de ces concepts sont lessivés et dilués jusqu'au point de leur totale nullité. On se lance et relance la balle, comme en pleine guerre des tuques. Québec est une ville de citadelles!

    En bout de ligne, tous les ratés viendraient du seul fait qu'il y avait un flux débordant de la populace badaude qui n'avait rien de plus intéressant à faire, le 31 décembre dernier que de s'entasse à une Place D'Youville déjà encombrée de ferrailles et de murailles. Mais, les ratés seront portés au compte d'une populace mise en appétit, bien astiquée pour des photos réussies de masses servant d'alibi à l'échec et à laquelle, dans les premières rangées, on a servi des petits pains de sous-culture, léchés d'une mélasse artistique passée date.

    Après le très cultivé Roland Arpin, le très expérimenté Raymond Garneau et le très futé Pierre Boulanger, resteront à voir les miracles ou les mirages dont sera capable le messie du sauve-qui-peut, venu du tout aussi élitiste que sélectif paradis estival qu'est devenu le Festival d'Été de Québec.

    Joyeux Carnaval hivernal sécuritaire 2008. Joyeux Festival estival sécuritaire 2008. Joyeuses Parades médiévales sécuritaires 2008. Joyeuses Bacchanales automnales sécuritaires 2008. Et, que la «sauveté 2008» y trouve tous ses écus .

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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