Médias - Crise ouverte au quotidien français Le Monde: démission du directoire
20 décembre 2007
Actualités culturelles
Paris — Le directoire du Monde a présenté sa démission hier alors que le groupe de presse français et son prestigieux quotidien traversent une grave crise financière, six mois à peine après l'éviction du précédent patron, Jean-Marie Colombani.
Le Monde a annoncé dans un communiqué que le directoire, composé de Pierre Jeantet, élu en juillet, Bruno Patino et Éric Fottorino, avait présenté sa démission, le jour où se tenait un conseil de surveillance devant lequel devait être présenté un plan d'économies.
Le communiqué a indiqué que la démission du directoire avait été décidée devant l'opposition de la Société des rédacteurs du Monde (SRM), premier actionnaire.
La crise couvait au sein du groupe (comprenant, outre le quotidien du soir, une filiale Internet et des magazines), qui emploie 1600 salariés.
Selon les actionnaires, le groupe souffre d'un «manque à gagner structurel» d'une dizaine de millions d'euros. Les syndicats redoutent des réductions d'effectifs, notamment au quotidien (320 000 exemplaires), qui devrait perdre cinq millions d'euros en 2007, après un déficit de quatre millions d'euros en 2006.
Des plans de réductions d'effectifs ont déjà conduit au départ de plus de 200 personnes au quotidien et à l'imprimerie en 2005.
Le Monde, qui a enregistré six exercices déficitaires consécutifs, souffre d'un endettement de 150 millions d'euros, résultat de la politique d'acquisitions tous azimuts de Jean-Marie Colombani.
Ce dernier avait été évincé en mai du poste qu'il occupait depuis 13 ans, la rédaction s'opposant à sa reconduction, inquiète notamment de sa stratégie financière qualifiée de «fuite en avant».
Le Monde a annoncé dans un communiqué que le directoire, composé de Pierre Jeantet, élu en juillet, Bruno Patino et Éric Fottorino, avait présenté sa démission, le jour où se tenait un conseil de surveillance devant lequel devait être présenté un plan d'économies.
Le communiqué a indiqué que la démission du directoire avait été décidée devant l'opposition de la Société des rédacteurs du Monde (SRM), premier actionnaire.
La crise couvait au sein du groupe (comprenant, outre le quotidien du soir, une filiale Internet et des magazines), qui emploie 1600 salariés.
Selon les actionnaires, le groupe souffre d'un «manque à gagner structurel» d'une dizaine de millions d'euros. Les syndicats redoutent des réductions d'effectifs, notamment au quotidien (320 000 exemplaires), qui devrait perdre cinq millions d'euros en 2007, après un déficit de quatre millions d'euros en 2006.
Des plans de réductions d'effectifs ont déjà conduit au départ de plus de 200 personnes au quotidien et à l'imprimerie en 2005.
Le Monde, qui a enregistré six exercices déficitaires consécutifs, souffre d'un endettement de 150 millions d'euros, résultat de la politique d'acquisitions tous azimuts de Jean-Marie Colombani.
Ce dernier avait été évincé en mai du poste qu'il occupait depuis 13 ans, la rédaction s'opposant à sa reconduction, inquiète notamment de sa stratégie financière qualifiée de «fuite en avant».
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