Vente de l'édifice Saint-Sulpice - Des recommandations, une coalition et un mémoire
La Commission sur les biens culturels du Québec a fait ses recommandations hier à la ministre de la Culture et des Communications du Québec concernant l'avenir de l'édifice Saint-Sulpice, en voie d'être vendu à des investisseurs privés par l'Université du Québec à Montréal.
Le rapport, qui demeure confidentiel, analyse le contenu d'un mémoire déposé devant la CBCQ mardi dernier par une coalition d'organismes du milieu culturel qui veut éviter que l'édifice classé patrimonial de la rue Saint-Denis ne sorte du domaine public. Une opération menée in extremis, puisque la ministre Christine St-Pierre doit décider ces jours-ci si elle bloque ou non la transaction en cours en exerçant son droit de premier acheteur.
La coalition Saint-Sulpice regroupe plusieurs organismes, dont la Société historique de Montréal, la Société pour la promotion de la danse traditionnelle du Québec (SPDTQ) et le Centre de musiques spécialisées du Québec. Elle demande à la ministre d'imposer un moratoire sur la vente du bâtiment. Enfin, elle propose qu'un «comité de suivi regarde les différents projets qui pourraient s'y installer» en respectant l'identité historique et fonctionnelle de ce lieu, précise Gilles Garand, président de la SPDTQ.
Conçu en 1914 par l'architecte Eugène Payette, l'édifice de style beaux-arts a abrité les collections de livres des sulpiciens qui ont donné corps à la Bibliothèque nationale du Québec (aujourd'hui Bibliothèque et Archives nationales du Québec), déménagée depuis rue Berri. L'institution assurait à la fois une fonction documentaire, archivistique et culturelle (en accueillant conférences et colloques) que la coalition souhaite perpétuer.
Le gouvernement du Québec a vendu la bâtisse à l'UQAM en 2005, qui l'a remise en vente l'été dernier pour alléger sa crise financière. Un groupe de promoteurs immobiliers a déposé une offre d'achat en octobre pour exploiter le terrain arrière en indiquant qu'une librairie privée s'installerait dans l'édifice classé. Le milieu culturel répugne à ce que l'édifice passe aux mains du privé. La ministre St-Pierre mettra bientôt fin au suspense.
Le rapport, qui demeure confidentiel, analyse le contenu d'un mémoire déposé devant la CBCQ mardi dernier par une coalition d'organismes du milieu culturel qui veut éviter que l'édifice classé patrimonial de la rue Saint-Denis ne sorte du domaine public. Une opération menée in extremis, puisque la ministre Christine St-Pierre doit décider ces jours-ci si elle bloque ou non la transaction en cours en exerçant son droit de premier acheteur.
La coalition Saint-Sulpice regroupe plusieurs organismes, dont la Société historique de Montréal, la Société pour la promotion de la danse traditionnelle du Québec (SPDTQ) et le Centre de musiques spécialisées du Québec. Elle demande à la ministre d'imposer un moratoire sur la vente du bâtiment. Enfin, elle propose qu'un «comité de suivi regarde les différents projets qui pourraient s'y installer» en respectant l'identité historique et fonctionnelle de ce lieu, précise Gilles Garand, président de la SPDTQ.
Conçu en 1914 par l'architecte Eugène Payette, l'édifice de style beaux-arts a abrité les collections de livres des sulpiciens qui ont donné corps à la Bibliothèque nationale du Québec (aujourd'hui Bibliothèque et Archives nationales du Québec), déménagée depuis rue Berri. L'institution assurait à la fois une fonction documentaire, archivistique et culturelle (en accueillant conférences et colloques) que la coalition souhaite perpétuer.
Le gouvernement du Québec a vendu la bâtisse à l'UQAM en 2005, qui l'a remise en vente l'été dernier pour alléger sa crise financière. Un groupe de promoteurs immobiliers a déposé une offre d'achat en octobre pour exploiter le terrain arrière en indiquant qu'une librairie privée s'installerait dans l'édifice classé. Le milieu culturel répugne à ce que l'édifice passe aux mains du privé. La ministre St-Pierre mettra bientôt fin au suspense.
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