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Design urbain - Les amoureux se bécoteront sur de nouveaux bancs publics

Isabelle Paré   17 décembre 2007  Actualités culturelles
Le designer Michel Dallaire, concepteur du prochain vélo en libre-service à Montréal, vient aussi de se voir confier le mandat de redessiner les centaines de poubelles et de bancs publics du centre-ville. C'est du moins ce qu'a confirmé au Devoir le maire de l'arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté, qui a quitté récemment le camp du maire Tremblay pour rejoindre l'opposition.

M. Labonté a confié que ce mandat particulier, qui sera entériné le 20 décembre prochain par le comité exécutif de l'arrondissement de Ville-Marie, vise à insuffler un peu plus d'homogénéité et d'esthétisme au mobilier urbain que côtoient quotidiennement les résidants et visiteurs du centre-ville.

«On sait que j'ai une préoccupation particulière pour le design. J'ai donc demandé à M. Dallaire de concevoir le mobilier urbain de l'arrondissement. Je veux qu'on donne une signature au centre-ville. Je m'attends à beaucoup de créativité», a soutenu M. Labonté. Ce contrat, d'une valeur d'environ 25 000 $, confié à la firme de Michel Dallaire (MDDI), devrait permettre d'amorcer, dès le printemps 2009, le remplacement graduel des bancs et poubelles du centre-ville.

Des bancs bancals

Parfois disgracieuses et obsolètes, les poubelles publiques posent de nombreux problèmes de fonctionnalité, selon Michel Dallaire. Le nouveau design privilégiera l'usage de matériaux recyclés et devra permettre aux employés de la Ville de manipuler les ordures plus facilement et de façon plus sécuritaire.

Quant aux bancs publics, on s'assurera que le nouveau modèle permette une mise à niveau facile — les bancs actuels, parfois installés sur des terrains en légère pente, sont trop souvent bancals. Selon M. Dallaire, il y a peu de bancs à niveau dans les rues de Montréal, sans même parler de tout le mobilier vieilli, vandalisé ou victime des opérations de déneigement.

«On veut une marque distinctive pour le centre-ville, mais pas trop de design, car trop, c'est aussi polluant pour le regard. Il ne faut pas être décoratif, mais d'abord utilitaire. On cherche à concevoir un objet intemporel, sans fioritures», a indiqué M. Dallaire, qui, en 2004, a déjà conçu pour la Ville le mobilier du Quartier international.

Récemment, il a aussi conçu les supports à bicyclettes, intégrés aux nouvelles bornes de stationnement numériques de Stationnement de Montréal (SdM). L'organisme qui gère le stationnement dans la métropole vient tout juste de lui confier la conception de tout le système de vélos en libre-service prévu dans le dernier Plan de transport de Montréal. Les premiers vélos devraient être offerts au public dès l'automne prochain, dans le cadre d'un projet-pilote.

Sans bénéficier d'un budget aussi important que celui du Quartier international, le designer affirme qu'il produira pour le centre-ville un mobilier tout à fait différent, «plus simple», mais de très grande qualité.

Selon M. Labonté, les sommes que l'arrondissement investira dans la modernisation de ce nouveau mobilier urbain seront déterminées lors de l'adoption du prochain programme triennal d'immobilisations.

«L'idée n'est pas seulement de se différencier, mais de lancer le message que le design est important, explique le maire de l'arrondissement. J'ai toujours parlé d'embellissement. J'ai donc la responsabilité de donner un message clair. Cela fait partie d'une stratégie complète pour valoriser le design.»






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  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 17 décembre 2007 07h51
    Opération maquillage...
    « Autre opération "camouflage" servant à masquer l'incurie administrative de cette tour de Babel qu'est Montréal où les sous-fifres mairets d'arrondissements rivalisent en "opération maquillage" pour justifier leur raison d'être! Ce n'est pas de poubelles plus "design" que ça prend: ìl n'y a qu'à en installer plus et à les vider plus souvent...et ça devrait s'appliquer à tous les arrondissements notamment aux abords des stations de métro et dans les parcs! »

  • Jérémie Giles
    Abonné
    lundi 17 décembre 2007 10h01
    Chapeau ! à Benoit Labonté et à Michel Dallaire
    « Enfin voilà une initiative qui mérite nos félicitations. En effet, le mobilier urbain est probablement ce qui identifie le mieux le caractère d'une ville-On le voit et on y touche.
    C'est à la fois, pratique et identitaire. CHAPEAU !
    lE CHOIX DE MICHEL DALLAIRE EST GARANT DE BON GOÛT ....
    JÉRÉMIE GILES-Peintre/sculpteur »

  • Brigitte Hernando
    Inscrite
    lundi 17 décembre 2007 12h56
    Bravo !
    « Le design joue un rôle déterminant dans la fabrication des produits de consommation en plus de contribuer sans conteste à l'amélioration du cadre de vie des citoyens : la qualité du design, de l'architecture et de l'aménagement contribue directement à la qualité de la vie en ville, à la fierté d'en être citoyen et au plaisir de la visiter.... annonçait récemment un Maire. Bravo et continuons ainsi !
    Mais n'avons-nous que UN designer à Montréal ???
    Pourquoi ne pas avoir fait un appel à nos designers ??
    Bientôt Montréal aura la signature Michel Dallaire collée à la peau... est-ce ce qu'on veut ?
    Il y a tellement de talent... accordons-leur une chance de s'exprimer !!! »

  • Hubert Lavigne
    Inscrit
    lundi 17 décembre 2007 20h31
    A quoi ça sert si on ne les protège pas.
    « Je suis sceptique sur ce projet si les autorités municipales ne prennent pas les moyens nécessaire pour protéger ces objets parfois très coûteux.
    Il y a 2 ans j'ai été témoin d'une opération délibéré d'un de nos bons cols bleus pour démolir litérallement une dizaine de bancs publics sur les rues Crescent et Sherbrooke par ce "préposé" su déneigement. Malgré mes appels à la ville, on ne m'a jamais répondu et je n'ai jamais su si cet acte sauvage purement gratuit avait été avait été puni d'une façon ou d'une autre. Bravo pour le projet de M. Dallaire, mais tant qu'on aura pas la volonté d'arrêter ce chantage ignoble de cette bande d'ignorants, on jette notre argent à l'eau.
    J'ai observé à plusieurs occasions la façon ignoble dont certain de ces préposés au déneigement endommagent les arbres le long de nos rues et à mon avis c'est de la néglignece presque criminelle.

    Hubert Lavigne »

  • Mario gagnon
    Inscrit
    mardi 18 décembre 2007 15h32
    Design urbain
    « Bien que Monsieur Benoit Labonté puisse dire qu'il respecte la politique d'intégration du design au sein des commandes publiques, il n'en demeure pas moins que le choix des collaborateurs devrait être soumis à un processus équitable et transparent.
    En tant que Président de l'Association des Designers Industriels du Québec, je ne peux que me soulever sur la dernière décision concernant le mobilier du centre-ville. Il est inconcevable que ce type de projet soit l'oeuvre d'une seule et même personne laissant sous-entendre qu'aucun autre consultant ne puisse signer dignement ces réalisations.
    Après la grande bibliothèque, le Quartier International, la commande de Stationnement Montréal sur le vélo-libre et maintenant ce mobilier, comment peut-on construire la diversité culturelle des biens publics en ne tenant pas compte des autres professionnels qui ont largement démontré leur capacité créative et le savoir-faire sur d'autres projets.
    De plus, laisser croire que ce type de dossier puisse être réalisé à l'intérieur d'une enveloppe budgétaire de 25 000$ revèle un manque de respect pour le milieu et leur connaissance du processus.

    Mais ce qui m'inquiète encore plus, ce sont les besoins non comblés pour ce type d'équipements au nouveau quartier des spectacles. Faut-il rappeler que ce quartier est au coeur du centre-ville, donc dans l'arrondissement de Monsieur Labonté!
    Croyez-vous qu'il y ait raison de s'inquiéter de voir une autre réalisation s'aligner sous la même signature?

    J'espère sincèrement avoir tort sur cette réflexion!

    Définitivement à suivre. »

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