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    Tintin fait une entrée remarquée sur le Broadway londonien

    14 décembre 2007
    Londres — Rejoignant les plus grandes affiches du genre, comme Les Misérables ou Mamma Mia!, Tintin a fait mercredi soir une entrée remarquée dans le West End, haut lieu européen de la comédie musicale, qui est à Londres ce que Broadway est à New York.

    La première comédie musicale inspirée des aventures du reporter à la houppette, Tintin - Le Temple du Soleil, avait attiré plus de 300 000 spectateurs en Belgique en 2001. Mais l'abandon d'un projet visant à monter à Paris en 2003 une version française de cette production en flamand avait fait douter des capacités de Tintin à trouver sa place sur les scènes musicales.

    L'accueil réservé à Hergé's Adventures of Tintin mercredi soir à l'occasion de sa première à Londres, pour le centenaire de la naissance de Hergé, semble prouver le contraire.

    «Le metteur en scène Rufus Norris a réussi à saisir l'essence de la bédé, sans la trahir. Les touches modernes, comme l'excellente musique, ne dérangent pas», écrit le site spécialisé Whatonstage.

    Une tournée dans quelques villes britanniques avait déjà suscité l'enthousiasme. «Un spectacle formidable aussi bien pour les plus de sept ans que les adultes», écrivait le quotidien The Independent. «Fin, intelligent et ingénieux», jugeait le Guardian.

    Hier, le quotidien du soir Evening Standard avait cependant la dent plus dure, regrettant des «clowneries insoutenables» et «l'étalage d'émotions d'un Tintin transformé en héros de film d'action».

    Dans la salle, les rires des enfants — et des adultes — laissaient cependant peu de doutes. «C'est super rigolo», a lancé une blondinette de 11 ans applaudissant la prestation de «Snowy» (Milou). Le fidèle compagnon de Tintin fait deux brèves apparitions sous les traits d'un véritable chien, mais le reste du temps il est interprété par un formidable Miltos Yerolemou, qui fait oublier qu'il est humain.

    La comédie adaptée de Tintin au Tibet (1960) avait été présentée une première fois à Londres en 2005, mais elle y fait son retour dans le cadre du centenaire de la naissance de l'auteur.

    Le spectateur suit le reporter à la recherche de son ami Tchang, dont l'avion s'est écrasé dans l'Himalaya. Poussé par un rêve prémonitoire où Tchang sort vivant de la catastrophe, Tintin poursuit sa quête en dépit du froid, du blizzard et des sommets vertigineux. Il finit par retrouver Tchang dans la grotte de «l'abominable homme des neiges».

    Dès le lever du rideau, la comédie efface les doutes que le tintinophile pourrait avoir sur les capacités d'une scène à retranscrire les contreforts himalayens. Les décors et les effets sonores sont d'un réalisme époustouflant, en particulier quand la carcasse de l'avion, chargée de cadavres, surgit sur scène, glaçant les plus jeunes.

    «La tradition du Young Vic [le théâtre qui produit la comédie] est de prendre une histoire que les gens pensent connaître et de lui donner une nouvelle tournure. Cela signifie souvent la rendre plus dramatique», confiait récemment Rufus Norris, qui a adapté il y a peu une nouvelle version de Cabaret à Londres.

    Hergé's Adventures of Tintin reste cependant très fidèle à l'auteur et fait une large part à la moralité qui sous-tend la bédé: l'amitié est plus forte que tout, transcendant langue et couleur de peau. Pas étonnant qu'il s'agissait de l'album préféré d'Hergé.
     
     
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