Le jugement sur la destitution de certains administrateurs sera connu bientôt - Statu quo à la Guilde
L'AMF ne voit pas de raison justifiant une telle tutelle
La Guilde des musiciens du Québec ne sera pas mise en tutelle par l'American Federation of Musician (AMF). Aucune raison ne justifierait une telle procédure, selon les informations qu'ont reçues les dirigeants montréalais.
Tant M. Subirana, président de la Guilde, que le directeur du bureau de Québec et vice-président, le dissident Gérard Masse, ont reçu la nouvelle hier. M. Subirana dit avoir reçu un fax de Tom Lee, président de l'AFM, précisant qu'il n'y avait pas de raison pour que la Guilde soit mise sous tutelle. «Il a indiqué que rarement cela a été fait pour des raisons politiques», résume M. Subirana.
Selon M. Masse, qui venait tout juste de prendre connaissance de la nouvelle lorsque nous l'avons joint, «Tom Lee a transféré la créance au bureau de Toronto». En substance, M. Masse a expliqué que le bureau canadien de l'AFM, à Toronto, devait faire la preuve que des irrégularités existent dans la gestion de la Guilde des musiciens québécois. Incrédule, M. Masse a commenté ainsi la nouvelle: «Je ne comprends pas pourquoi ils posent la question. On les informe quotidiennement avec des copies conformes des lettres que nous envoyons à M. Jandrisch. Ils demandent des confirmations. Mais ils ne décideront pas de la tutelle tant qu'ils n'auront pas de certitudes.»
M. Masse tentait de joindre M. Jandrisch à Toronto. Le vice-président soutient toujours que M. Subirana commet des vices de gestion et représente mal ses membres. «Les Américains connaissent nos problèmes. Il faut reconnaître ce que M. Lee a déjà dit. C'est un problème canadien, il entend nous laisser régler ça au Canada. J'ai du respect pour ça, mais on n'est pas plus avancé.»
Pas ailleurs, des plaintes en destitution ont été déposées cet été contre les dissidents du conseil d'administration de la Guilde. Une audience a eu lieu les 15 et 16 novembre derniers. Le jugement devrait être rendu d'une journée à l'autre, selon M. Subirana.
Contre l'anarchie
Concernant la manifestation-spectacle du mouvement Tous contre la Guilde, hier soir au Quai des Brumes, la Guilde a émis un communiqué hier en appelant à un retour à l'ordre. Qualifiant le mouvement de contestation de «maladroite ingérence», la Guilde se dit inquiète que des musiciens «amateurs et marginaux» se mêlent de ses affaires professionnelles, ingérence «qui pourrait affecter la Loi sur le statut de l'artiste», poursuit le communiqué.
Un peu plus loin, le communiqué précise la position officielle du président en ces termes: «Il y a toujours eu des soi-disant marginaux qui s'intitulent artistes et donnent leurs services sans égard aux torts qu'ils causent à la profession. La Loi sur le statut de l'artiste a été adoptée non seulement pour protéger les artistes contre les producteurs, mais aussi pour les préserver de la concurrence déloyale de groupes qui veulent dénigrer la profession.» Les musiciens alternatifs interrogés qui contestent la Guilde continuent d'affirmer qu'ils cherchent moins à dénigrer la profession qu'à faire reconnaître leur propre réalité à l'intérieur de cette même profession.
Refusant toujours de reconnaître le statut de diffuseur, la Guilde se dit finalement prête à négocier avec les producteurs, mais avec «sérénité, dans un contexte professionnel et non pas dans l'anarchie et à coup de menaces pseudo-révolutionnaires dignes de la Brigade rouge».
Tant M. Subirana, président de la Guilde, que le directeur du bureau de Québec et vice-président, le dissident Gérard Masse, ont reçu la nouvelle hier. M. Subirana dit avoir reçu un fax de Tom Lee, président de l'AFM, précisant qu'il n'y avait pas de raison pour que la Guilde soit mise sous tutelle. «Il a indiqué que rarement cela a été fait pour des raisons politiques», résume M. Subirana.
Selon M. Masse, qui venait tout juste de prendre connaissance de la nouvelle lorsque nous l'avons joint, «Tom Lee a transféré la créance au bureau de Toronto». En substance, M. Masse a expliqué que le bureau canadien de l'AFM, à Toronto, devait faire la preuve que des irrégularités existent dans la gestion de la Guilde des musiciens québécois. Incrédule, M. Masse a commenté ainsi la nouvelle: «Je ne comprends pas pourquoi ils posent la question. On les informe quotidiennement avec des copies conformes des lettres que nous envoyons à M. Jandrisch. Ils demandent des confirmations. Mais ils ne décideront pas de la tutelle tant qu'ils n'auront pas de certitudes.»
M. Masse tentait de joindre M. Jandrisch à Toronto. Le vice-président soutient toujours que M. Subirana commet des vices de gestion et représente mal ses membres. «Les Américains connaissent nos problèmes. Il faut reconnaître ce que M. Lee a déjà dit. C'est un problème canadien, il entend nous laisser régler ça au Canada. J'ai du respect pour ça, mais on n'est pas plus avancé.»
Pas ailleurs, des plaintes en destitution ont été déposées cet été contre les dissidents du conseil d'administration de la Guilde. Une audience a eu lieu les 15 et 16 novembre derniers. Le jugement devrait être rendu d'une journée à l'autre, selon M. Subirana.
Contre l'anarchie
Concernant la manifestation-spectacle du mouvement Tous contre la Guilde, hier soir au Quai des Brumes, la Guilde a émis un communiqué hier en appelant à un retour à l'ordre. Qualifiant le mouvement de contestation de «maladroite ingérence», la Guilde se dit inquiète que des musiciens «amateurs et marginaux» se mêlent de ses affaires professionnelles, ingérence «qui pourrait affecter la Loi sur le statut de l'artiste», poursuit le communiqué.
Un peu plus loin, le communiqué précise la position officielle du président en ces termes: «Il y a toujours eu des soi-disant marginaux qui s'intitulent artistes et donnent leurs services sans égard aux torts qu'ils causent à la profession. La Loi sur le statut de l'artiste a été adoptée non seulement pour protéger les artistes contre les producteurs, mais aussi pour les préserver de la concurrence déloyale de groupes qui veulent dénigrer la profession.» Les musiciens alternatifs interrogés qui contestent la Guilde continuent d'affirmer qu'ils cherchent moins à dénigrer la profession qu'à faire reconnaître leur propre réalité à l'intérieur de cette même profession.
Refusant toujours de reconnaître le statut de diffuseur, la Guilde se dit finalement prête à négocier avec les producteurs, mais avec «sérénité, dans un contexte professionnel et non pas dans l'anarchie et à coup de menaces pseudo-révolutionnaires dignes de la Brigade rouge».
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