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Congrès de la Fédération des journalistes du Québec - Un texte sur la place des femmes en politique vaut à Manon Cornellier un des prix Judith-Jasmin

Paul Cauchon   26 novembre 2007  Actualités culturelles
Manon Cornellier, chroniqueuse politique au Devoir, a reçu samedi soir le prix Judith-Jasmin dans la catégorie Opinion, à l'occasion du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Ce prix lui a été décerné pour son texte Femmes en retrait, qui traitait de la place des femmes en politique.

La FPJQ a également rendu hommage à Rodolphe Morissette, en lui décernant son prix Judith-Jasmin Hommage. Rodolphe Morissette, qui avait commencé sa carrière au Devoir pour la poursuivre pendant plusieurs années au Journal de Montréal, a été un pionnier du journalisme judiciaire.

Record d'assistance

Le congrès annuel de la FPJQ a battu cette année des records d'assistance, avec 720 inscriptions. L'effectif de la FPJQ n'a jamais été aussi élevé, avec 2200 membres.

Après trois ans à la tête de la fédération Alain Gravel a passé le flambeau cette fin de semaine à François Bourque, chroniqueur au Soleil, qui a été élu président de l'organisme sans opposition.

Pour la première fois, la FPJQ sera dirigée par un journaliste qui n'est pas en fonction à Montréal, mais François Bourque a voulu minimiser cette première. «Je ne me vois pas comme le défenseur des régions, je suis celui qui représente les tous les journalistes», a-t-il affirmé samedi.

Il reste que le nouveau président s'est montré préoccupé par deux grands enjeux: la place de l'information en région, et la définition même de ce qu'est un journaliste. Alors que les nouveaux médias se multiplient sur Internet, explique-t-il, et à l'ère des commentateurs en tous genres dans tous les médias, «il faut se poser la question à savoir qui est journaliste et qui ne l'est pas, dit-il. Il faudrait trouver une façon de mettre en valeur le travail du journaliste professionnel, par une sorte de sceau, de label».

Il y a trois ou quatre ans, la FPJQ avait commencé un débat sur la définition du journaliste, mais le débat avait fait long feu, alors que les journalistes québécois ne voulaient pas s'engager dans la voie complexe de la création d'un ordre professionnel.

Des prix à la tonne

Par ailleurs, ce congrès permet, une fois par année, de souligner l'excellence dans le domaine journalistique, par la remise de plusieurs prix.

Ainsi, le Conseil de la langue française a remis son prix Jules-Fournier pour la qualité de la langue dans les médias écrits à Valérie Borde, journaliste indépendante qui travaille pour L'actualité et qui écrit particulièrement sur la science.

Le prix Raymond-Charette pour la qualité de la langue dans les médias électroniques a été remis à Hugues Poulin, bien connu des auditeurs de la radio de Radio-Canada. Ces deux prix sont dotés chacun d'une bourse de 5000 $.

La FPJQ a également remis la première bourse Arthur-Prévost, décernée à un jeune journaliste prometteur, à Marie-Hélène Proulx de Magazine Jobboom.

Le Grand Prix Judith-Jasmin, lui, a été remis à cette édition marquante d'Enjeux intitulée La Leçon de discrimination à Radio-Canada, de Pascale Turbide et Lucie Payeur.

Les autres prix Judith-Jasmin, en plus de celui décerné à Manon Cornellier, sont les suivants: dans la catégorie Entrevue ou Portrait: Harold Gagné de TVA pour son entrevue avec la mère de Marc Lépine.

Dans la catégorie Nouvelles Médias locaux et régionaux: Hervé Gaudreault de Radio-Canada Baie-Comeau.

Dans la catégorie Nouvelles Médias nationaux: Katia Gagnon de La Presse pour son texte qui révélait le code de vie d'Hérouxville.

Dans la catégorie Grands reportages: Noémi Mercier de Québec Science, pour son texte Inde, poubelle de la planète.

Dans la catégorie Enquête: Guy Gendron et l'équipe de Zone libre de Radio-Canada pour Du sable dans l'engrenage.

Enfin, cinq Prix Antoine-Désilets ont été décernés aux meilleures photos de l'année, et La Presse en a obtenu quatre sur cinq.






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  • Jean Lapointe
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 08h42
    Voilà un prix bien mérité.
    « Bravo à madame Cornellier. De tous les journalistes que je connaisse pour les lire, je pense qu'elle est celle que j'apprécie le plus. »

  • l poisson
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 13h01
    "Il est interdit de lapider les femmes" Prix Gilberte Cöté-Mercier
    « Il est révélateur, selon moi, que dans la catégorie "Enquête" le journalisme écrit soit déclassé par la télé.
    Retranscrire de longs extraits trouvés sur Google et en badigeonner de pleines pages sous une signature "locale, est-ce véritablement de l'information ? La réponse est souvent dans l'ex-plus grand quotidien français d'Amérique.
    "Il est interdit de lapider les femmes", voilà le titre accrocheur coiffant la une de La Presse du samedi 27 janvier 2007, l'article qui a gagné la "médaille" de "Nouvelles Média nationaux".
    Le traitement peu journalistique de cette nouvelle a ouvert la porte aux alarmistes ( à larmes et à l'arme) pour créer de l'emploi et du temp$ supplémentaire pour les scribes en tout genre. En fait, un pourcentage de l'encre et de la salive inutilment dépensé devrait être remis au récipiendaire (ou recipient d'air). Et surtout à La Presse.
    Rétrospectivement, on se rend compte que le sensationnalisme et l'absence de vérification ont permis d'allumer la mèche avec une information factuellement fausse:
    "Jusqu'à maintenant, aucun immigré ne s'est installé dans le petit village d'Hérouxville. Pourquoi, donc, avoir adopté ces normes ? «Il n'y en a pas encore, mais regardez ce qui s'en vient», répond André Drouin, soulignant que le ministère de l'Immigration du Québec encourage les immigrés à s'installer hors des grandes villes."
    L'affirmation fausse du conseiller André Drouin("Il n'y en a pas encore...") a été amplifiée parce que reprise à son compte par la journaliste dès le début du paragraphe. Et la suite de cette saga a révélé que cette donnée était carrément inexacte. Il était donc faux d'écrire qu'"aucun immigré ne s'est installé dans le petit village d'Hérouxville".
    Et avant que celle qui a retranscrit avec du "ketchup"le courriel du webmestre d'Hérouxville ne se lave les mains quant au traitement de cette information avec un titre si racoleur ( genre: "c'est pas moi qui fait les titres"), faudrait peut-être relire la dernière phrase de ce texte couronné par la FPJQ: "Prière, donc, de ne pas lapider qui que ce soit dans les rues d'Hérouxville."
    Gilberte Côté-Mercier peut reposer en paix, sa succession est dignement assurée et son béret blanc a trouvé preneur sur la rue St-Jacques. (mais reste quand même Pierre Foglia, entre autres...)
    Si le Conseil de presse du Québec avait une épine dorsale, il se pencherait de lui-même sur ce texte couronné pour rappeler à la FPJQ que l'exactitude factuelle en information passe avant l'auto-congratulation... Mais on ne mord pas la main qui nous nourrit, n'est-ce pas ? Parlez-en aux journalistes de La Presse. »

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