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Montréal et Québec investissent 37,5 millions dans les bibliothèques

À la veille du coup d'envoi du rendez-vous «Montréal, métropole culturelle», le gouvernement québécois et l'administration du maire Gérald Tremblay ont annoncé hier un investissement global de 37,5 millions sur trois ans pour rénover, agrandir ou construire des bibliothèques publiques.

Concrètement, Montréal et Québec s'engagent à verser une aide annuelle de 10 millions au cours des trois prochaines années, à laquelle s'ajoutent 2,5 millions provenant des arrondissements, «en sus de l'aide accordée pour l'acquisition de livres». Ce premier investissement permettra de poursuivre le plan de rattrapage de la moyenne des villes canadiennes de plus de 500 000 habitants. Il s'étendra sur 10 ans, soit jusqu'en 2017, pour un montant total de 125 millions.

«Ces investissements majeurs dans les bibliothèques montréalaises s'inscrivent parfaitement dans nos priorités d'améliorer les services et le cadre de vie des citoyennes et des citoyens de la métropole, a expliqué hier M. Tremblay. Jeunes et moins jeunes pourront, grâce à ces investissements, avoir accès à des bibliothèques plus invitantes et plus conviviales. Notre objectif est d'offrir dans tous les quartiers de Montréal des lieux de savoir et de culture.»

«Ces sommes permettront de concrétiser des projets majeurs dans les bibliothèques de Montréal, a ajouté la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre. On parle d'investissements dans des services directs à la population montréalaise. Donner accès à des bibliothèques publiques de qualité, c'est ouvrir des fenêtres pour favoriser l'acquisition des connaissances et stimuler l'épanouissement personnel et l'éveil aux autres.»

Cette enveloppe budgétaire arrive à point, puisque les bibliothèques de la métropole ont un urgent besoin d'argent neuf. Le diagnostic posé sur l'état du réseau en 2005 brossait d'ailleurs un tableau plutôt sombre de la situation. Montréal arrivait alors au dernier rang de toutes les villes canadiennes, notamment pour son maigre taux d'abonnement de 38 % dans ses bibliothèques. On avait également insisté sur le manque d'employés, en particulier de bibliothécaires, mais aussi sur la nécessité d'élargir les heures d'ouverture.

Des gestes ont déjà été faits pour corriger la situation. Depuis le 1er septembre, le seuil minimum pour les heures d'ouverture est passé à 53 heures pour les 34 bibliothèques du réseau. En vertu du plan de consolidation du réseau de bibliothèques, l'administration Tremblay a injecté en 1,9 million l'an dernier afin d'établir la gratuité universelle. Les établissements qui ont accédé à la gratuité ont vu leur clientèle grimper de 33 %.

La mise à niveau des bibliothèques municipales doit s'échelonner jusqu'en 2017. À terme, l'accès sera élargi à 62 heures d'ouverture hebdomadaire. La Ville entend aussi hausser le nombre de bibliothécaires, la norme de superficie des établissements et le nombre de livres par habitant.






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