Une nouvelle association s'impose - La SOPREF remet en question la Guilde
La Société pour la promotion de la relève musicale de l'espace francophone (SOPREF) croit qu'il faut mettre sur pied une nouvelle association «qui saura composer avec les réalités» des pratiques des musiciens de la scène émergente du Québec. Prenant position dans les débats qui entourent les agissements de la Guilde des musiciens, la SOPREF remet en question la légitimité de la Guilde des musiciens du Québec.
La SOPREF, une association qui travaille au soutien de la professionnalisation des musiciens de la scène émergente du Québec, se penche sur la loi sur le statut de l'artiste, dont la Guilde (une filiale de la Fédération américaine des musiciens) est chargée de veiller à l'application.
Le statut d'artiste professionnel au sens de la loi reste à définir aux yeux de l'organisme. La SOPREF émet des doutes au sujet du texte de la loi: «Que faire d'une loi à ce point vague qu'elle ne permet pas à la Commission [de reconnaissance des associations d'artistes et des associations de producteurs, la CRAAP] d'intervenir efficacement pour contenir certains agissements de la Guilde qui oppriment les musiciens amateurs et les petits lieux de spectacle?» La SOPREF juge cela «déplorable».
Selon l'organisme et son directeur, Jean-Robert Bisaillon, la situation «s'explique en partie par l'absence d'une réflexion commune dans l'industrie du disque et du spectacle québécois autour des enjeux de l'autoproduction et du statut des pratiques amateurs».
Pourtant, rappelle l'organisme, plusieurs des recommandations du Forum des musiques amplifiées sur le spectacle, tenu en février 1998, abordaient des problèmes face auxquels la Guilde est aujourd'hui placée. Ce forum des musiques amplifiées avait regroupé plus de 300 acteurs de la relève québécoise.
Le rapport reconnaissait la validité du principe d'association pour les artistes émergents dans le but notamment de faire des démarches auprès de l'UDA et de la Guilde des musiciens du Québec pour que le statut des artistes de la relève et des artistes-producteurs soit pris en considération. Il souhaitait que les artistes en autoproduction et les petites salles de diffusion participent aux négociations visant à définir les tarifs (Guilde, UDA, etc.) dans le secteur des arts de la scène et que les producteurs qui soutiennent et diffusent la relève puissent bénéficier d'ententes forfaitaires, basées sur leur programmation annuelle, avec la Guilde, l'UDA et la SOCAN. Une révision des tarifs d'adhésion à la Guilde des musiciens du Québec doit être menée afin que ceux-ci soient adaptés aux conditions salariales des musiciens de la relève. Le rapport exigeait que la Guilde remplisse son devoir de se faire connaître et de diffuser de la documentation auprès des artistes émergents, une lacune importante, selon quelques musiciens consultés par Le Devoir.
La SOPREF concède que la Guilde «a déjà rempli un rôle utile» mais que «ce syndicat a échappé au contrôle démocratique de ses membres». À partir des recommandations formulées en 1998, la SOPREF juge qu'il est grand temps que les musiciens se donnent un organisme pour les représenter. La SOPREF entend participer au débat en partant de ces prémisses.
La SOPREF, une association qui travaille au soutien de la professionnalisation des musiciens de la scène émergente du Québec, se penche sur la loi sur le statut de l'artiste, dont la Guilde (une filiale de la Fédération américaine des musiciens) est chargée de veiller à l'application.
Le statut d'artiste professionnel au sens de la loi reste à définir aux yeux de l'organisme. La SOPREF émet des doutes au sujet du texte de la loi: «Que faire d'une loi à ce point vague qu'elle ne permet pas à la Commission [de reconnaissance des associations d'artistes et des associations de producteurs, la CRAAP] d'intervenir efficacement pour contenir certains agissements de la Guilde qui oppriment les musiciens amateurs et les petits lieux de spectacle?» La SOPREF juge cela «déplorable».
Selon l'organisme et son directeur, Jean-Robert Bisaillon, la situation «s'explique en partie par l'absence d'une réflexion commune dans l'industrie du disque et du spectacle québécois autour des enjeux de l'autoproduction et du statut des pratiques amateurs».
Pourtant, rappelle l'organisme, plusieurs des recommandations du Forum des musiques amplifiées sur le spectacle, tenu en février 1998, abordaient des problèmes face auxquels la Guilde est aujourd'hui placée. Ce forum des musiques amplifiées avait regroupé plus de 300 acteurs de la relève québécoise.
Le rapport reconnaissait la validité du principe d'association pour les artistes émergents dans le but notamment de faire des démarches auprès de l'UDA et de la Guilde des musiciens du Québec pour que le statut des artistes de la relève et des artistes-producteurs soit pris en considération. Il souhaitait que les artistes en autoproduction et les petites salles de diffusion participent aux négociations visant à définir les tarifs (Guilde, UDA, etc.) dans le secteur des arts de la scène et que les producteurs qui soutiennent et diffusent la relève puissent bénéficier d'ententes forfaitaires, basées sur leur programmation annuelle, avec la Guilde, l'UDA et la SOCAN. Une révision des tarifs d'adhésion à la Guilde des musiciens du Québec doit être menée afin que ceux-ci soient adaptés aux conditions salariales des musiciens de la relève. Le rapport exigeait que la Guilde remplisse son devoir de se faire connaître et de diffuser de la documentation auprès des artistes émergents, une lacune importante, selon quelques musiciens consultés par Le Devoir.
La SOPREF concède que la Guilde «a déjà rempli un rôle utile» mais que «ce syndicat a échappé au contrôle démocratique de ses membres». À partir des recommandations formulées en 1998, la SOPREF juge qu'il est grand temps que les musiciens se donnent un organisme pour les représenter. La SOPREF entend participer au débat en partant de ces prémisses.
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