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Les journalistes appuient le rapport de l'ombusdman de Radio-Canada

L’ombudsman sortant de Radio-Canada, dont le mandat est venu à échéance le 1er avril dernier, déplore le mélange des genres observé depuis quelques années à l’antenne de la société d’État.
Photo : Jacques Nadeau
L’ombudsman sortant de Radio-Canada, dont le mandat est venu à échéance le 1er avril dernier, déplore le mélange des genres observé depuis quelques années à l’antenne de la société d’État.
Le Syndicat des communications de Radio-Canada partage les conclusions de l'ex-ombudsman de Radio-Canada, Renaud Gilbert, qui estime que la confusion des genres «fait problème» sur les ondes de la SRC, de plus en plus envahie par l'information-spectacle.

Dans un rapport spécial dévoilé cette semaine, l'ombudsman sortant de Radio-Canada — qui a quitté ses fonctions en avril dernier — sonne l'alarme sur l'empiétement de plus en plus fréquent des émissions de variété sur le terrain de l'information pure et dure. Un phénomène croissant qui sème la confusion, dit-il.

«Ce qui fait problème, c'est le mélange des genres — information et divertissement. [...] Quand on voit tous les chefs de parti défiler à Tout le monde en parle, comment réagir aux plaintes de ceux qui estiment les questions partisanes et le traitement accordé à l'un ou à l'autre comme inéquitable», écrit-il dans ce rapport.

Renaud Gilbert affirme qu'il y a régulièrement des plaintes reliées au traitement de l'information dans des émissions dites de variétés, à la radio ou la télé, comme C'est bien meilleur le matin, Christiane Charette ou Samedi et Rien d'autre. Or la compétence du l'ombudsman ne s'étend qu'aux émissions d'information, et cela, même si la tendance des dernières années veut que de plus en plus de variétés nagent dans les eaux autrefois réservées aux émissions d'information.

«L'ombudsman peut regretter que pour divertir, on se serve de l'information. Il appartient [...] aux directions de programmation pertinentes de limiter la confusion dans l'esprit du public entre ce qui relève de l'information et [...] du divertissement», note-t-il encore en donnant plusieurs exemples précis, dont ceux de Et Dieu créa... Gérard D. Laflaque et Infoman.

Réactions

Hier, la direction de Radio-Canada a refusé de commenter ces critiques sévères de son ex-ombudsman. «Les instances concernées sont saisies de ce rapport et on verra ce qui en découlera», s'est borné à dire hier Marc Pichette, directeur des relations publiques à la SRC.

Mais ces constats ont eu des échos favorables au Syndicat des communications qui s'inquiète lui aussi de la dérive des genres sur les ondes radio-canadiennes. Alex Levasseur, président du Syndicat des télécommunications, croit que le recours de plus en plus fréquent au divertissement dans les émissions d'informations, et vice versa, finit par créer la confusion dans le public et nuit, à moyen terme, au travail journalistique.

«C'est sûr que le mélange des genres nous cause des torts. Quand des émissions comme Tout le monde en parle s'arrogent des exclusivités pour des entrevues avec des politiciens, ça fatigue et ça nous prive de l'accès à certaines entrevues», a-t-il commenté hier.

À son avis, il est clair que le traitement infligé à certains politiciens par des émissions d'humour a eu des répercussions directes sur le travail des journalistes. «On ne peut pas demander que les émissions d'humour appliquent les mêmes pratiques que les journalistes. Mais peut-être y a-t-il en effet des choses à revoir dans le mandat de l'ombudsman», pense-t-il.

À France Télévisions, note M. Gilbert par ailleurs dans son rapport, il existe un ombudsman qui traite spécifiquement des plaintes reliées aux émissions de divertissement.






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  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mardi 2 octobre 2007 08h40
    Médias Dégénérés et Psyché Collective
    « « Le traitement journalistique fait mine de constater ce qu'il contribue largement à mettre en scène. » - A.Rindel

    Vu le constat, il serait temps d'analyser les répercussions sur le public de cet état des choses. Sortir de l'anecdotique et en disséquer les effets sociologiques. Quand je souligne que la nation québécoise va se comporter exactement comme Gesca et Québécor vont leur dire de le faire, il faut bien admettre que c'est exactement le but recherché !

    "Les mensonges et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion." - Paul Valéry

    Les deux axes de l'attaque sur la psyché de la nation sont : la désinformation/propagande et le décervelage via le showbizz. Échec et mat ! Il n'y a plus que 2 à 5% de la population qui sont conscient de la quantité de K-Y intellectuel qui est utilisé pour la basse oeuvre... Merci Mindfuck Inc. !

    "A cynical, mercenary, demagogic press will produce in time a people as base as itself" - Joseph Pulitzer

    Pour un tableau de la situation SVP ramassez l'exceptionnel nouveau numéro du magazine de la Fédération Professionelle des Journalistes du Québec avec en vitrine : "LA Guerre des Médias" http://www.fpjq.org/index.php?id=trenteaccueil

    C'est encore pire au Canada et US of A ou les cordons de la bourse du peuple se trouvent vraiment et servent à nourrir le complexe militaro-industriel au détriment des enfants vivant sous le seuil de la pauvreté ! (Plus de 20% au Canada)

    Lire / The Death of Canadian Journalism
    http://adbusters.org/the_magazine/73/The_Death_of_Canadian_Journalism.html

    "The conscious and intelligent manipulation of the organized habits and opinions of the masses is an important element in democratic society. Those who manipulate this unseen mechanism of society constitute an invisible government which is the true ruling power of our country."- Edward Bernays

    Le statut du citoyen régresse à son ancien état d'esclave de la royauté. Ce n'est plus le sang bleu qui impose, c'est au tour des empires médiatiques de règner.

    Le pouvoir économique ne pourrait pas s'en sortir aussi facilement sans votre appui et dirigisme crasse...

    Merci Mindfuck Inc. !

    "Un peuple ignorant est plus facile à gouverner" - Duplessis »

  • Gaston Grenon
    Inscrit
    mardi 2 octobre 2007 08h55
    Ah bon !!!
    « Est-ce à dire que seulement un individu portant le pompeux titre de journaliste a le droit de poser des questions pertinentes à nos élus ? »

  • Gaston Grenon
    Inscrit
    mardi 2 octobre 2007 08h55
    Ah bon !!!
    « Est-ce à dire que seulement un individu portant le pompeux titre de journaliste a le droit de poser des questions pertinentes à nos élus ? »

  • Julie Guay
    Abonné
    mardi 2 octobre 2007 10h21
    Bravo M. Courture !
    « Lisez le commentaire de ce monsieur. »

  • Gaston Grenon
    Inscrit
    mardi 2 octobre 2007 11h03
    Ah bon !!!
    « Est-ce à dire que seulement un individu portant le pompeux titre de journaliste a le droit de poser des questions pertinentes à nos élus ? »

  • Vincent Partensky
    Inscrit
    mardi 2 octobre 2007 17h00
    Et le sens de l'humour dans tout ça???
    « Est-ce qu'on insinue que certaines personnes croient que Jean-René Dufort, Guy Lepage et... Gerard D. Laflaque sont journalistes, ou essaye-t-on plutôt de nous convaincre que, puisque ce n'est pas le cas, ces gens ne devraient pas avoir le droit de parler d'actualité???

    L'idée de traiter l'information de façon humoristique ne date pas d'hier, elle est probablement née avec la caricature et doit dater de l'époque de Gutemberg. En fait de confusion, l'effet comique nait justement de l'opposition entre le sérieux de l'information et la façon dont celle-ci est traitée. L'effet étant recherché et clairement souligné, on ne devrait pas ici parler de confusion, mais plutôt d'opposition.

    De plus, le fait de traiter l'information de façon humoristique n'empêche aucunement celle-ci d'avoir de la valeur. certains quotidiens, comme le Canard enchaîné, ont justement bâti leur réputation sur cet état de fait.

    Pour ce qui est de émissions dites "culturelles", comme tout le monde en parle, je vois pas en quoi le fait qu'on y invite à l'occasion des personnages publics pour les interviewer dans un contexte plus détendu que celui d'un bulletin de nouvelles nuit à la circulation de l'information dans notre société.

    La confusion des genres est sans nul doute plus pernicieuse "dans l'autre sens", c'est à dire lorsque les faits divers, la propagande et la publicité réussissent à se tailler une place dans un bulletin d'informations - ce qui, de plus en plus, devient chose courante.

    En effet, de part leur statut, les émissions d'informations ont la responsabilité de diffuser l'information de la façon la plus objective possible et elles ne devraient pas abuser de cette crédibilité, sous peine de la perdre. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 2 octobre 2007 17h12
    Les "voeux pieux" d'un impuissant!
    « Il est tout de même curieux que l'ombudsman de la SRC doivent attendre le moment de son départ pour se départir de sa "langue de bois"! A ce compte, quel sera le pouvoir réel de son successeur s'il est aussi circonscrit par la fonction? Aurons-nous également droit aux récriminations d'un impuissant??? »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    mardi 2 octobre 2007 22h03
    Quand l'humour s'emmêle... avec l'information!
    « Bonjour Mme Paré,

    Au lendemain du référendum de 1995, Jean Chrétien a signifié clairement au président de la SRC qu'il ne voulait plus qu'elle engage de séparatistes : il voulait voir plus de fédéralistes à la « TV». La SRC a donc entrepris d'engager et de muter le personnel qui ferait la job.

    Comme si ce n'était pas assez, il fallait en plus diminuer la crédibilité des journalistes déjà en place. Ils ont alors engagé un mercenaire, spécialiste de l'infiltration qui avait déjà fait ses preuves chez les cartomanciennes.

    On le voit bien, depuis qu'elle a engagé de petits rigolos, la SRC n'a pas cessé de diminuer volontairement sa légendaire crédibilité. Alors que ses journalistes font des centaines d'heures d'information, leurs bouffons réussissent à passer plus de scoops en quelques heures qu'ils en sortent eux-mêmes dans toute la semaine.

    Au début, c'était drôle et personne ne s'en formalisait. À force de rire d'elle-même, la SRC a fait en sorte que de moins en moins de personnes écoutent ses journalistes et leurs émissions d'information. La cote d'écoute du bulletin des nouvelles n'a jamais été aussi basse et ils ne savent apparemment pas pourquoi!

    Comme si ce n'était pas assez, ils ont même tenté de remplacer le bulletin d'information de 18h par un show de variétés. Puis, ils ont achevé de discréditer leur propre réseau en coupant dans toutes les productions nécessitant des investissements en raison de la baisse des cotes d'écoute qu'ils avaient eux-même occasionnée, pour les remplacer par des jeux-questionnaires et des shows de chaises qui ne coûtent pas cher.

    L'humour est devenu à Montréal un nouveau lieu de pouvoir pour tous les has been, qu'ils soient premiers ministres, chefs d'antenne, fraudeurs ou même satyres et qui se mêlent de faire la morale à tout le monde parce qu'ils font beaucoup d'argent! Comme si ce n'était pas assez, on a même trouvé le moyen de nommer un humoriste sénateur!

    Louis Lapointe
    Brossard »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 3 octobre 2007 23h03
    Et l'éthique dans tout ça?
    « Que ce soit l'humour, les vedettes journallistes ou les animateurs entre deux chaises pas forts comme source d'information. Les publicités maison comme hier soir durant un téléroman 11 à chaque reprise: 6 maisons, 2 gouvernement et trois commerciaux. On se fou de nos gueules et ce les autres chaînes aussi avec la différence que les autres ne sont pas financés à même les fonds des contribuables. Imaginez que depuis le printemps à RDI on annonce les club des Ex et pire encore on l'intègre dans la bande de nouvelles???
    Comment peut-on avoir un sans éthique quand un invité à tout le monde en parle s'exprime sans avoir les autres côtés de la médaille? Quand personne vérifie les informations véhiculées? Quand avec tout ça vous ajoutez les règlements de compte de certains OUF!
    l'objectivité de radio Canada? Les sondages impossible à connaître les résultats du Québec confondu dans la masse canadienne, des mots d'ordre du fédéralisme canadien, certaines fois manque d'interprète pour le français, plus de temps et des images supérieurs aux partis politique fédéralistes, couverture d'un côté seulement comme la guerre actuellement qui devient de la propagande, les messages différents pour le Québec et le reste du Canada comme les discourts des politiciens sans aucune traduction des questions anglophone etc. Radio Cadnas? On accorde plus d'attention envers les autres peuples qui vivent ici que celui des francophones du Canada. Quand nous seront tous disparus il sera trop tart pour admettre notre grande contribution dans l'évolution du Canada. Le budget de la SRC devrait suivre la proportion du nombre de francophone. Ras le bol des vedettes, des mêmes personnes qui obtiennent des contracts pour des émissions, des productions faites par des partenariats anglosaxonnes etc. »Vive la démocratie... »

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