Nouveau départ pour la Bibliothèque Gaston-Miron
Gestion conjointe entre BAnQ et la Délégation du Québec à Paris
Un autre chapitre s'ouvre dans l'histoire mouvementée de la Bibliothèque Gaston-Miron (BGM) à Paris. La Grande Bibliothèque prend en charge les services de bibliothéconomie de l'institution parisienne qu'abrite la Délégation du Québec à Paris (DQP).
Dès 2008, le plus grand centre documentaire québécois hors de la province sera géré conjointement par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) — avec le soutien du ministère de la Culture et des Communications — et le ministère des Relations internationales du Québec qui chapeaute la DQP.
«Nous entrons dans le jeu, conformément à l'entente signée entre BAnQ et le ministère des Relations internationales, nous allons détacher une bibliothécaire de nos effectifs et l'envoyer à Paris pour deux ans», a confirmé Carole Payen, conseillère aux affaires internationales de BAnQ, sans pouvoir révéler le nom de l'élue pour l'instant. L'institution montréalaise assumera le salaire de cette personne, par la tutelle du ministère de la Culture. La Délégation générale du Québec à Paris a pour sa part reconduit le budget destiné au fonctionnement minimal de la BGM.
Selon l'échéancier prévu, la bibliothécaire qui vient d'être recrutée effectuera un premier séjour de reconnaissance d'ici la fin de l'année en vue de s'établir dans la Ville lumière en janvier prochain.
BAnQ met fin au suspens qui perdurait quant à l'avenir de la BGM. En effet, une lettre en forme de pétition circule depuis quelques jours dans les rangs universitaires et bibliothécaires. L'auteur, une personne proche du dossier mais qui souhaite conserver l'anonymat, s'inquiétait du sort de la BGM qui selon elle «survit péniblement», «camouflée dans le fond de la cour intérieure de la Délégation» et «court à sa perte par manque d'intérêt politique».
Pour plus de rayonnement
Depuis 2005, dans la foulée du départ à la retraite de la bibliotechnicienne Ursula Matlag, un important travail de réflexion et d'inventaire des quelque 20 000 volumes, des périodiques, des microfilms et des journaux de la BGM et d'informatisation du catalogue a été amorcé conjointement avec BAnQ. Mais depuis le départ des nouvelles bibliothécaires Cindy Paradis en janvier et de Louise Vigeant au printemps dernier, rien ne semblait bouger. Un stagiaire assumait le service minimal.
«Nous avons l'ambition de donner une nouvelle vie à la BGM, d'autant plus qu'il y a une nouvelle chaire d'études québécoises qui s'ouvre à la Sorbonne cet automne», a affirmé Mme Payen. BAnQ entend aussi profiter de l'intensification des activités de l'Association internationale des études québécoises pour élargir le rayonnement de la BGM, malgré l'étroitesse des locaux actuels. «On espère pouvoir par la suite disposer de locaux plus vastes et accueillir plus de clientèle.»
Tant le MRI que la DQP ont réitéré l'importance du fonds documentaire de la BGM.
«La volonté d'offrir un meilleur service nous a amenés à travailler avec BAnQ», a précisé Yves Lefebvre, directeur des services culturels de la DQP. «La bibliothèque poursuit ses activités, [...] on n'en est pas à une éventuelle fermeture ou rien de ce genre», a indiqué une source du MRI.
Seule ombre au tableau, le catalogue de la BGM restera distinct de celui de BAnQ. Le développement des collections s'actualisera une fois la nouvelle bibliothécaire en poste afin d'enrichir le corpus québécois de la BGM. BAnQ pourra l'alimenter d'un certain nombre de documents qu'elle acquerra ou tirera de ses propres collections.
Lors de la mort du Centre culturel québécois il y a plus de 15 ans, la BGM a déménagé dans l'enceinte de la DQP, dans le XVIe arrondissement. En juin 2003, elle a pris le nom du célèbre poète québécois qui a largement contribué au développement des études québécoises en France.
Dès 2008, le plus grand centre documentaire québécois hors de la province sera géré conjointement par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) — avec le soutien du ministère de la Culture et des Communications — et le ministère des Relations internationales du Québec qui chapeaute la DQP.
«Nous entrons dans le jeu, conformément à l'entente signée entre BAnQ et le ministère des Relations internationales, nous allons détacher une bibliothécaire de nos effectifs et l'envoyer à Paris pour deux ans», a confirmé Carole Payen, conseillère aux affaires internationales de BAnQ, sans pouvoir révéler le nom de l'élue pour l'instant. L'institution montréalaise assumera le salaire de cette personne, par la tutelle du ministère de la Culture. La Délégation générale du Québec à Paris a pour sa part reconduit le budget destiné au fonctionnement minimal de la BGM.
Selon l'échéancier prévu, la bibliothécaire qui vient d'être recrutée effectuera un premier séjour de reconnaissance d'ici la fin de l'année en vue de s'établir dans la Ville lumière en janvier prochain.
BAnQ met fin au suspens qui perdurait quant à l'avenir de la BGM. En effet, une lettre en forme de pétition circule depuis quelques jours dans les rangs universitaires et bibliothécaires. L'auteur, une personne proche du dossier mais qui souhaite conserver l'anonymat, s'inquiétait du sort de la BGM qui selon elle «survit péniblement», «camouflée dans le fond de la cour intérieure de la Délégation» et «court à sa perte par manque d'intérêt politique».
Pour plus de rayonnement
Depuis 2005, dans la foulée du départ à la retraite de la bibliotechnicienne Ursula Matlag, un important travail de réflexion et d'inventaire des quelque 20 000 volumes, des périodiques, des microfilms et des journaux de la BGM et d'informatisation du catalogue a été amorcé conjointement avec BAnQ. Mais depuis le départ des nouvelles bibliothécaires Cindy Paradis en janvier et de Louise Vigeant au printemps dernier, rien ne semblait bouger. Un stagiaire assumait le service minimal.
«Nous avons l'ambition de donner une nouvelle vie à la BGM, d'autant plus qu'il y a une nouvelle chaire d'études québécoises qui s'ouvre à la Sorbonne cet automne», a affirmé Mme Payen. BAnQ entend aussi profiter de l'intensification des activités de l'Association internationale des études québécoises pour élargir le rayonnement de la BGM, malgré l'étroitesse des locaux actuels. «On espère pouvoir par la suite disposer de locaux plus vastes et accueillir plus de clientèle.»
Tant le MRI que la DQP ont réitéré l'importance du fonds documentaire de la BGM.
«La volonté d'offrir un meilleur service nous a amenés à travailler avec BAnQ», a précisé Yves Lefebvre, directeur des services culturels de la DQP. «La bibliothèque poursuit ses activités, [...] on n'en est pas à une éventuelle fermeture ou rien de ce genre», a indiqué une source du MRI.
Seule ombre au tableau, le catalogue de la BGM restera distinct de celui de BAnQ. Le développement des collections s'actualisera une fois la nouvelle bibliothécaire en poste afin d'enrichir le corpus québécois de la BGM. BAnQ pourra l'alimenter d'un certain nombre de documents qu'elle acquerra ou tirera de ses propres collections.
Lors de la mort du Centre culturel québécois il y a plus de 15 ans, la BGM a déménagé dans l'enceinte de la DQP, dans le XVIe arrondissement. En juin 2003, elle a pris le nom du célèbre poète québécois qui a largement contribué au développement des études québécoises en France.
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