États-Unis: pluie d'hommages pour Marcel Marceau
25 septembre 2007
Actualités culturelles
Washington — L'Amérique, où Marcel Marceau conquit la gloire internationale et prononça au cinéma le seul mot d'une carrière vouée au silence, rend un hommage unanime au mime décédé samedi.
À la télévision et dans beaucoup de journaux américains, les louanges pleuvaient hier sur l'artiste, familier de la scène américaine depuis 1955, lorsqu'en un seul spectacle à Broadway, il conquit un public américain qui lui resta fidèle toute sa vie.
«Marcel Marceau avait ressuscité et personnifié l'art du mime, relevait hier le Washington Post, avec son impeccable sens du comique, son talent inégalé pour exprimer la beauté, le conflit, le désespoir et l'espoir, usant de son seul corps pour enflammer l'imagination des spectateurs.»
«En quatre minutes, il pouvait décrire les joies et les peines de la vie plus sobrement et de manière plus dramatique que beaucoup de romanciers ne sont capables de le faire en des centaines de pages», écrit pour sa part le New York Times.
Le journal rappelle l'émerveillement du public new-yorkais découvrant en une seule apparition intitulée simplement Une soirée de pantomime la magie de Marcel Marceau. Le spectacle fut prolongé de plusieurs semaines sur Broadway et le mime français fut consacré sur-le-champ par une télévision naissante.
«Il devrait être attrapé dans un de ses filets à papillons imaginaires et forcé de rester sur la scène d'un théâtre américain pour toute la saison ou peut-être pour le restant de ses jours», s'enthousiasmait un critique de l'époque.
Ses spectacles lui valurent de gagner deux Emmys Awards, les oscars de la télévision américaine et des apparitions dans plus d'une dizaine de films, dont Barbarella de Roger Vadim en 1968.
Son plus célèbre rôle cinématographique appartient au film de Mel Brooks en 1976 Silent Movie (La Dernière Folie), un film muet, où Marcel Marceau dit le seul mot du long métrage et de sa carrière, un retentissant «non», en français.
Rompu à la danse et à l'acrobatie qu'il pratiquait avec une discipline de fer, Marcel Marceau a aussi inspiré de plus jeunes générations d'artistes américains.
Tout au long de sa carrière, le mime se produisait presque chaque année sur les scènes américaines, revenant régulièrement à New York.
Celui qui avait découvert sa vocation enfant avec Charlie Chaplin, un «dieu» qu'il avait eu le bonheur de rencontrer en 1967, s'enorgueillissait d'avoir vu accourir à ses spectacles des célébrités comme Charles Laughton, Marlon Brandon, Gary Cooper ou les Marx Brothers.
Poétique, mélancolique et silencieux sur scène, Marcel Marceau était volubile et polyglotte dans la vie. Dans une interview au quotidien Christian Science Monitor réalisée en 1974 et publiée à nouveau hier par le journal, le mime s'étonnait des miracles de la télévision.
«Je n'aurais jamais imaginé devenir célèbre en Amérique pour mes [apparitions dans des] talk shows», confiait-il.
«J'ai joué à Philadelphie et il y avait peut-être 3000 spectateurs. Je parle dans un talk-show 20 minutes et des millions de personnes me regardent», s'étonnait-il.
Le mime Marcel Marceau sera inhumé demain au cimetière parisien du Père-Lachaise où lui sera rendu un hommage public lors d'une cérémonie sur le thème du silence.
À la télévision et dans beaucoup de journaux américains, les louanges pleuvaient hier sur l'artiste, familier de la scène américaine depuis 1955, lorsqu'en un seul spectacle à Broadway, il conquit un public américain qui lui resta fidèle toute sa vie.
«Marcel Marceau avait ressuscité et personnifié l'art du mime, relevait hier le Washington Post, avec son impeccable sens du comique, son talent inégalé pour exprimer la beauté, le conflit, le désespoir et l'espoir, usant de son seul corps pour enflammer l'imagination des spectateurs.»
«En quatre minutes, il pouvait décrire les joies et les peines de la vie plus sobrement et de manière plus dramatique que beaucoup de romanciers ne sont capables de le faire en des centaines de pages», écrit pour sa part le New York Times.
Le journal rappelle l'émerveillement du public new-yorkais découvrant en une seule apparition intitulée simplement Une soirée de pantomime la magie de Marcel Marceau. Le spectacle fut prolongé de plusieurs semaines sur Broadway et le mime français fut consacré sur-le-champ par une télévision naissante.
«Il devrait être attrapé dans un de ses filets à papillons imaginaires et forcé de rester sur la scène d'un théâtre américain pour toute la saison ou peut-être pour le restant de ses jours», s'enthousiasmait un critique de l'époque.
Ses spectacles lui valurent de gagner deux Emmys Awards, les oscars de la télévision américaine et des apparitions dans plus d'une dizaine de films, dont Barbarella de Roger Vadim en 1968.
Son plus célèbre rôle cinématographique appartient au film de Mel Brooks en 1976 Silent Movie (La Dernière Folie), un film muet, où Marcel Marceau dit le seul mot du long métrage et de sa carrière, un retentissant «non», en français.
Rompu à la danse et à l'acrobatie qu'il pratiquait avec une discipline de fer, Marcel Marceau a aussi inspiré de plus jeunes générations d'artistes américains.
Tout au long de sa carrière, le mime se produisait presque chaque année sur les scènes américaines, revenant régulièrement à New York.
Celui qui avait découvert sa vocation enfant avec Charlie Chaplin, un «dieu» qu'il avait eu le bonheur de rencontrer en 1967, s'enorgueillissait d'avoir vu accourir à ses spectacles des célébrités comme Charles Laughton, Marlon Brandon, Gary Cooper ou les Marx Brothers.
Poétique, mélancolique et silencieux sur scène, Marcel Marceau était volubile et polyglotte dans la vie. Dans une interview au quotidien Christian Science Monitor réalisée en 1974 et publiée à nouveau hier par le journal, le mime s'étonnait des miracles de la télévision.
«Je n'aurais jamais imaginé devenir célèbre en Amérique pour mes [apparitions dans des] talk shows», confiait-il.
«J'ai joué à Philadelphie et il y avait peut-être 3000 spectateurs. Je parle dans un talk-show 20 minutes et des millions de personnes me regardent», s'étonnait-il.
Le mime Marcel Marceau sera inhumé demain au cimetière parisien du Père-Lachaise où lui sera rendu un hommage public lors d'une cérémonie sur le thème du silence.
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