Peinture sur l'eau et humains-bulles
Escales improbables offre la performance-vedette Conversation Bubble, de l’artiste en arts visuels Ana Rewakowick, qui convie le public à pénétrer dans une immense bulle gonflée, dont il ne pourra ressortir à son gré. Photo: Ra Di Martino
Vus de la promenade du Vieux-Port, aux abords de l'étang du jardin Eau-Canada, ils ont l'air de drôles de scientifiques, avec leur attirail de bâches colorées et leurs curieux outils. C'est plutôt Idylle, une installation pluridisciplinaire in situ en voie de faire naître une immense peinture sur l'eau.
L'oeuvre, réalisée conjointement par des plasticiens et architectes français et québécois dans le cadre de la 4e édition des Escales improbables jusqu'à dimanche, s'enracine dans le projet à déclinaisons multiples «Roman-fleuve» de la compagnie française KMK.
«L'imaginaire vient des fleuves, de tout ce qui est charrié, à la dérive, explique Véronique Pény, plasticienne du collectif. On les attrape et on les recompose. C'est aussi une manière de rencontrer les gens.»
Sacs et bouteilles de plastique, morceaux de bâche et de polystyrène sont assemblés, cousus, transformés pour composer une oeuvre monumentale flottante à partir d'un thème. Un écrivain invente une fiction tout au long du processus de création, un compositeur signe une ambiance sonore.
Pour l'aventure montréalaise, qui connaîtra un second dénouement plus élaboré au printemps prochain sur le bassin du parc Lafontaine dans le cadre des Paysages éphémères, l'équipe française a retenu le thème des îles (puisque notre fleuve en compte tant!) à partir duquel l'écrivain québécois Pascal Lafond a forgé le titre poétique «Idylle».
«Il y a une histoire d'îles qui se trame, dit Mme Pény. On joue beaucoup avec les mots, les lettres, et il y aura deux visions possibles: de près, puis du haut du musée Pointe-à-Callière.»
La proposition artistique, qui s'inspire des lieux et du contexte où elle se déploie, arrive à point nommé alors qu'aura lieu samedi le grand ménage annuel des berges. Ironiquement, dans notre beau pays d'eau, l'accès aux berges s'avère si compliqué que le projet a dû se dérouler sur l'étang du jardin Eau-Canada, en face du Centre des sciences. Qu'à cela ne tienne, une si petite surface aquatique a simplifié le travail et la (première!) rencontre avec l'équipe québécoise pendant la petite semaine qui leur était accordée (alors que KMK oeuvre habituellement pendant trois semaines sur un site).
Ce genre de rencontre sur le thème de l'eau, entre artistes aux horizons divers et public surpris dans son quotidien, colle tout à fait à l'esprit des Escales improbables, événement pluridisciplinaire qui se déroule dans le Vieux-Port depuis 2004. Autre performance-vedette, Conversation Bubble, de l'artiste en arts visuels Ana Rewakowick, convie le public à pénétrer dans une immense bulle gonflée, dont il ne pourra ressortir à son gré. Imaginé par la Québécoise Karine Ledoyen, le «happening» Osez!, chorégraphie pour 14 interprètes composée en un jour sur les quais, cette fois par Lydia Wagerer, captera aussi l'attention des badauds.
Cette année, les Escales font des vagues jusqu'au centre-ville, au Divan orange, boul. Saint-Laurent, où une foule d'activités nocturnes sont prévues ce soir et demain. Dans Dub & Litté, Sound system littéraire, Michel Vézina et Vander amalgament musique et paroles d'écrivains, de Nelly Arcan à Dany Laferrière. Le collectif Moment Factory propose aussi ses «Minutes Moments», clips vidéo d'une minute qui saisissent l'instant présent, concoctés par des citoyens-vidéastes en herbe.
Bref, de quoi faire plus d'une escale au cours de la fin de semaine.
***
Escales improbables, sur la promenade des quais du Vieux-Port et au Divan orange, du 13 au 16 septembre.
L'oeuvre, réalisée conjointement par des plasticiens et architectes français et québécois dans le cadre de la 4e édition des Escales improbables jusqu'à dimanche, s'enracine dans le projet à déclinaisons multiples «Roman-fleuve» de la compagnie française KMK.
«L'imaginaire vient des fleuves, de tout ce qui est charrié, à la dérive, explique Véronique Pény, plasticienne du collectif. On les attrape et on les recompose. C'est aussi une manière de rencontrer les gens.»
Sacs et bouteilles de plastique, morceaux de bâche et de polystyrène sont assemblés, cousus, transformés pour composer une oeuvre monumentale flottante à partir d'un thème. Un écrivain invente une fiction tout au long du processus de création, un compositeur signe une ambiance sonore.
Pour l'aventure montréalaise, qui connaîtra un second dénouement plus élaboré au printemps prochain sur le bassin du parc Lafontaine dans le cadre des Paysages éphémères, l'équipe française a retenu le thème des îles (puisque notre fleuve en compte tant!) à partir duquel l'écrivain québécois Pascal Lafond a forgé le titre poétique «Idylle».
«Il y a une histoire d'îles qui se trame, dit Mme Pény. On joue beaucoup avec les mots, les lettres, et il y aura deux visions possibles: de près, puis du haut du musée Pointe-à-Callière.»
La proposition artistique, qui s'inspire des lieux et du contexte où elle se déploie, arrive à point nommé alors qu'aura lieu samedi le grand ménage annuel des berges. Ironiquement, dans notre beau pays d'eau, l'accès aux berges s'avère si compliqué que le projet a dû se dérouler sur l'étang du jardin Eau-Canada, en face du Centre des sciences. Qu'à cela ne tienne, une si petite surface aquatique a simplifié le travail et la (première!) rencontre avec l'équipe québécoise pendant la petite semaine qui leur était accordée (alors que KMK oeuvre habituellement pendant trois semaines sur un site).
Ce genre de rencontre sur le thème de l'eau, entre artistes aux horizons divers et public surpris dans son quotidien, colle tout à fait à l'esprit des Escales improbables, événement pluridisciplinaire qui se déroule dans le Vieux-Port depuis 2004. Autre performance-vedette, Conversation Bubble, de l'artiste en arts visuels Ana Rewakowick, convie le public à pénétrer dans une immense bulle gonflée, dont il ne pourra ressortir à son gré. Imaginé par la Québécoise Karine Ledoyen, le «happening» Osez!, chorégraphie pour 14 interprètes composée en un jour sur les quais, cette fois par Lydia Wagerer, captera aussi l'attention des badauds.
Cette année, les Escales font des vagues jusqu'au centre-ville, au Divan orange, boul. Saint-Laurent, où une foule d'activités nocturnes sont prévues ce soir et demain. Dans Dub & Litté, Sound system littéraire, Michel Vézina et Vander amalgament musique et paroles d'écrivains, de Nelly Arcan à Dany Laferrière. Le collectif Moment Factory propose aussi ses «Minutes Moments», clips vidéo d'une minute qui saisissent l'instant présent, concoctés par des citoyens-vidéastes en herbe.
Bref, de quoi faire plus d'une escale au cours de la fin de semaine.
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Escales improbables, sur la promenade des quais du Vieux-Port et au Divan orange, du 13 au 16 septembre.
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