Lettres: Pour saluer Louise Blouin
Paul Bélanger - Poète et directeur des Éditions du Noroît, Août 2007
29 août 2007
Actualités culturelles
Le nom de Louise Blouin est peu connu du public, en dehors des cercles de la poésie, et, depuis qu'elle nous a quittés, les articles ne se sont pas multipliés qui salueraient les mérites de ses engagements.
Rappelons que Louise a été codirectrice littéraire des Écrits des Forges, au côté de son compagnon de vie de toujours, Bernard Pozier, qu'elle a pris part active de plusieurs façons à la diffusion de la poésie et de l'apport des femmes à la littérature actuelle. Elle a notamment été au coeur de l'aventure de la revue Arcade d'une façon remarquable durant plusieurs années. Par son enseignement au collégial, elle a initié et intéressé plusieurs étudiants à la poésie, au-delà de ce que sa fonction de professeure exigeait d'elle, sans aucun doute.
Je voudrais simplement souligner les mérites d'une telle vie dévouée à la création, à l'art et à la poésie. Louise a en effet été de plain-pied dans l'action, tout en oeuvrant avec discrétion dans le travail assidu d'une direction littéraire. Une telle vie est exemplaire en ceci qu'elle a vécu pleinement, par l'action et la transmission, son rêve d'être dans l'aventure de la culture, de la création et de la poésie. Qu'une telle vie soit l'occasion pour d'autres de continuer ce rêve selon lequel le monde est habitable aux moyens de l'art, que la poésie est un point de rencontre dans la Cité et qu'elle donne à l'être son enracinement.
Je te salue, Louise, pour cet engagement, et je regrette vivement ton départ, tant il est vrai qu'on ne peut remplacer cette énergie que tu donnais aux autres. Puisse-t-on se souvenir de ce don que tu laisses, ainsi que tu l'écrivais dans un de tes poèmes parus l'hiver dernier dans la livraison de Lèvres urbaines (n° 39): «Quelquefois sans crier gare / des vrilles de chagrin / poussent dans la cage thoracique / s'enroulent autour de nos os / brisent la cadence / [...] mais aussi / à chaque fois / naufragé discret /un trille lointain / cogne à l'aorte / les points de suture / sont les étoiles / du coeur / la constellation / du genre humain.»
Nous venons de perdre une alliée précieuse pour la poésie. J'offre mes condoléances à Bernard ainsi qu'aux proches.
Rappelons que Louise a été codirectrice littéraire des Écrits des Forges, au côté de son compagnon de vie de toujours, Bernard Pozier, qu'elle a pris part active de plusieurs façons à la diffusion de la poésie et de l'apport des femmes à la littérature actuelle. Elle a notamment été au coeur de l'aventure de la revue Arcade d'une façon remarquable durant plusieurs années. Par son enseignement au collégial, elle a initié et intéressé plusieurs étudiants à la poésie, au-delà de ce que sa fonction de professeure exigeait d'elle, sans aucun doute.
Je voudrais simplement souligner les mérites d'une telle vie dévouée à la création, à l'art et à la poésie. Louise a en effet été de plain-pied dans l'action, tout en oeuvrant avec discrétion dans le travail assidu d'une direction littéraire. Une telle vie est exemplaire en ceci qu'elle a vécu pleinement, par l'action et la transmission, son rêve d'être dans l'aventure de la culture, de la création et de la poésie. Qu'une telle vie soit l'occasion pour d'autres de continuer ce rêve selon lequel le monde est habitable aux moyens de l'art, que la poésie est un point de rencontre dans la Cité et qu'elle donne à l'être son enracinement.
Je te salue, Louise, pour cet engagement, et je regrette vivement ton départ, tant il est vrai qu'on ne peut remplacer cette énergie que tu donnais aux autres. Puisse-t-on se souvenir de ce don que tu laisses, ainsi que tu l'écrivais dans un de tes poèmes parus l'hiver dernier dans la livraison de Lèvres urbaines (n° 39): «Quelquefois sans crier gare / des vrilles de chagrin / poussent dans la cage thoracique / s'enroulent autour de nos os / brisent la cadence / [...] mais aussi / à chaque fois / naufragé discret /un trille lointain / cogne à l'aorte / les points de suture / sont les étoiles / du coeur / la constellation / du genre humain.»
Nous venons de perdre une alliée précieuse pour la poésie. J'offre mes condoléances à Bernard ainsi qu'aux proches.
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