Sólo para reír
Après des spectacles présentés en français et en anglais, le festival Juste pour rire se prépare à offrir des représentations en... espagnol. En effet, dès l'an prochain, un volet du grand rassemblement de clowns qui animent les rues de la métropole depuis quelques jours doit voir le jour à Montréal dans la langue de Cervantès, a appris Le Devoir. Une première qui vise à établir des liens plus étroits avec le public hispanophone du Québec et des alentours mais qui pourrait également contribuer au rayonnement international de l'empire du rire dans un marché important, celui de l'Amérique latine, où le groupe Juste pour rire n'a pas d'assises. Pour le moment.
Selon nos informations, le volet en espagnol du festival Juste pour rire — qui pourrait bien être baptisé «Sólo para reír» («juste pour rire» en espagnol) — va prendre son envol en juillet 2008 lors de la 26e édition de ce grand événement. Sur leur table à dessin, les organisateurs se penchent actuellement sur un projet de deux soirées thématiques où le Chili serait à l'honneur.
La présence d'Alejandro Javier Gonzalès Legrand, connu sous le nom de Coco Legrand, un monstre sacré de l'humour dans ce pays et sorte d'Yvon Deschamps chilien, est au programme. Il devrait d'ailleurs monter sur les planches aux côtés d'Eileen Shea, une humoriste chilienne d'origine montréalaise qui fait rire les foules là-bas depuis une vingtaine d'années.
«C'est effectivement dans l'air, a confirmé timidement cette semaine au Devoir le président-fondateur du festival Juste pour rire, Gilbert Rozon. Même si nous avons décidé de concentrer nos énergies sur le développement des marchés anglo-saxons, ce volet en espagnol, c'est une occasion qui s'est offerte à nous et nous serions bêtes de ne pas en profiter.»
Dans les faits, l'apparition du festival Sólo para reír avait été planifiée pour la cuvée 2007 du festival Juste pour rire. Plusieurs rencontres ont d'ailleurs eu lieu en avril dernier à Montréal entre la haute direction de la multinationale du rire et une poignée d'humoristes hispanophones afin d'articuler ce projet. Mais, faute de temps pour en arriver à une formule acceptable avant le lancement de la 25e édition du festival, l'ensemble de cette aventure a été reporté par les organisateurs à l'an prochain.
Une expérience especial
Cette incursion dans l'univers comique en langue espagnole est perçue comme une «expérience» par le groupe Juste pour rire, qui depuis cinq ans affiche ouvertement ses ambitions internationales pour assurer sa croissance. Ainsi, au-delà de Montréal, son festival de l'humour rayonne désormais en Europe, avec des boutures à Nantes, en France, et à Montreux, en Suisse. La multinationale de la blague en tout genre est actuellement en train de faire sa marque à Édimbourg, en Écosse, dans le cadre du Edinburgh Festival Fringe, mais aussi à Londres où Juste pour rire a produit plusieurs spectacles au cours de la dernière année. Dans la capitale britannique, Rozon a d'ailleurs ouvert récemment un bureau conjoint avec Peter Bennett-Jones, un grand producteur britannique qui tient d'ailleurs Rowan Atkinson (Mr. Bean pour les intimes) sous son aile.
À travers la représentation de plusieurs artistes, l'empire de Gilbert Rozon possède aussi des postes avancés aux États-Unis, dont un à Los Angeles. De plus, depuis cet été, le festival a pris racine à Toronto avec son volet anglophone, connu sous le nom de Just for Laughs.
Par ailleurs, par l'entremise de ses Gags, ces capsules d'humour avec caméra cachée, l'entreprise montréalaise est également présente sur les petits écrans dans plus de 125 pays à ce jour ainsi que dans les services de divertissements en vol des avions de 99 compagnies aériennes. Ces concentrés d'humour de situation en format cathodique sont les seules composantes du groupe Juste pour rire capables, actuellement, d'exposer le marché sud-américain à la médecine Rozon pour détendre l'atmosphère.
Vaste territoire, l'Amérique latine hispanophone représente un marché de 355 millions d'habitants qui, comme les Québécois, les Français, les Suisses, les Américains ou les Britanniques, ne font pas trop de chichi lorsque vient le temps de rire. Dans cette zone culturelle, près d'une centaine d'humoristes de la trempe d'Yvon Deschamps, mais aussi de Marc Labrèche, de Laurent Paquin, de Franck Dubosc et consorts, y évoluent, principalement à la télévision où le rire occupe une place très importante.
Plusieurs de ces artistes hispanophones exportent parfois leurs blagues... jusqu'à Montréal, mais de manière confidentielle, sans tambour ni trompette, et pour les communautés d'expatriés. Ainsi, ces dernières années par exemple, Coco Legrand a fait plusieurs tournées au Canada, dont une qui l'a conduit à Montréal. Il y a présenté au milieu des années 90 son spectacle ¿Que se teje? (traduction libre: Qu'est-ce qui se trame?) à la salle Claude-Champagne de l'École de musique Vincent d'Indy... posant ainsi, sans le savoir, les jalons du festival Solo para reír désormais sur les tables à dessin.
Selon nos informations, le volet en espagnol du festival Juste pour rire — qui pourrait bien être baptisé «Sólo para reír» («juste pour rire» en espagnol) — va prendre son envol en juillet 2008 lors de la 26e édition de ce grand événement. Sur leur table à dessin, les organisateurs se penchent actuellement sur un projet de deux soirées thématiques où le Chili serait à l'honneur.
La présence d'Alejandro Javier Gonzalès Legrand, connu sous le nom de Coco Legrand, un monstre sacré de l'humour dans ce pays et sorte d'Yvon Deschamps chilien, est au programme. Il devrait d'ailleurs monter sur les planches aux côtés d'Eileen Shea, une humoriste chilienne d'origine montréalaise qui fait rire les foules là-bas depuis une vingtaine d'années.
«C'est effectivement dans l'air, a confirmé timidement cette semaine au Devoir le président-fondateur du festival Juste pour rire, Gilbert Rozon. Même si nous avons décidé de concentrer nos énergies sur le développement des marchés anglo-saxons, ce volet en espagnol, c'est une occasion qui s'est offerte à nous et nous serions bêtes de ne pas en profiter.»
Dans les faits, l'apparition du festival Sólo para reír avait été planifiée pour la cuvée 2007 du festival Juste pour rire. Plusieurs rencontres ont d'ailleurs eu lieu en avril dernier à Montréal entre la haute direction de la multinationale du rire et une poignée d'humoristes hispanophones afin d'articuler ce projet. Mais, faute de temps pour en arriver à une formule acceptable avant le lancement de la 25e édition du festival, l'ensemble de cette aventure a été reporté par les organisateurs à l'an prochain.
Une expérience especial
Cette incursion dans l'univers comique en langue espagnole est perçue comme une «expérience» par le groupe Juste pour rire, qui depuis cinq ans affiche ouvertement ses ambitions internationales pour assurer sa croissance. Ainsi, au-delà de Montréal, son festival de l'humour rayonne désormais en Europe, avec des boutures à Nantes, en France, et à Montreux, en Suisse. La multinationale de la blague en tout genre est actuellement en train de faire sa marque à Édimbourg, en Écosse, dans le cadre du Edinburgh Festival Fringe, mais aussi à Londres où Juste pour rire a produit plusieurs spectacles au cours de la dernière année. Dans la capitale britannique, Rozon a d'ailleurs ouvert récemment un bureau conjoint avec Peter Bennett-Jones, un grand producteur britannique qui tient d'ailleurs Rowan Atkinson (Mr. Bean pour les intimes) sous son aile.
À travers la représentation de plusieurs artistes, l'empire de Gilbert Rozon possède aussi des postes avancés aux États-Unis, dont un à Los Angeles. De plus, depuis cet été, le festival a pris racine à Toronto avec son volet anglophone, connu sous le nom de Just for Laughs.
Par ailleurs, par l'entremise de ses Gags, ces capsules d'humour avec caméra cachée, l'entreprise montréalaise est également présente sur les petits écrans dans plus de 125 pays à ce jour ainsi que dans les services de divertissements en vol des avions de 99 compagnies aériennes. Ces concentrés d'humour de situation en format cathodique sont les seules composantes du groupe Juste pour rire capables, actuellement, d'exposer le marché sud-américain à la médecine Rozon pour détendre l'atmosphère.
Vaste territoire, l'Amérique latine hispanophone représente un marché de 355 millions d'habitants qui, comme les Québécois, les Français, les Suisses, les Américains ou les Britanniques, ne font pas trop de chichi lorsque vient le temps de rire. Dans cette zone culturelle, près d'une centaine d'humoristes de la trempe d'Yvon Deschamps, mais aussi de Marc Labrèche, de Laurent Paquin, de Franck Dubosc et consorts, y évoluent, principalement à la télévision où le rire occupe une place très importante.
Plusieurs de ces artistes hispanophones exportent parfois leurs blagues... jusqu'à Montréal, mais de manière confidentielle, sans tambour ni trompette, et pour les communautés d'expatriés. Ainsi, ces dernières années par exemple, Coco Legrand a fait plusieurs tournées au Canada, dont une qui l'a conduit à Montréal. Il y a présenté au milieu des années 90 son spectacle ¿Que se teje? (traduction libre: Qu'est-ce qui se trame?) à la salle Claude-Champagne de l'École de musique Vincent d'Indy... posant ainsi, sans le savoir, les jalons du festival Solo para reír désormais sur les tables à dessin.
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