Musées - L'Égypte et l'Allemagne se disputent le buste de Néfertiti
16 avril 2007
Actualités culturelles
Le Caire — L'Égypte a menacé hier de ne plus laisser partir de pièces archéologiques vers l'Allemagne si Berlin refuse de prêter au Caire le buste de la reine Néfertiti pour une exposition temporaire.
Le patron des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass, a annoncé devant le Parlement qu'il allait envoyer cette semaine une demande formelle aux autorités allemandes pour obtenir ce trésor de l'art pharaonique.
L'Égypte «n'organisera plus jamais d'expositions archéologiques en Allemagne si ce pays refuse la demande, la semaine prochaine, de montrer en Égypte pour trois mois le buste de Néfertiti», a-t-il dit, cité par l'agence Mena.
Cette réaction fait suite au refus exprimé vendredi par le ministre allemand de la Culture, Bernd Neumann d'un tel prêt, mettant en avant la fragilité de ce buste polychrome, calcaire et plâtre stuqué.
«Un prêt de Néfertiti serait irresponsable pour des raisons de conservation», a affirmé M. Neumann dans un communiqué, réagissant à une campagne de l'ONG CulturCooperation en faveur du prêt du buste à l'Égypte.
«De manière générale, les prêts au sein de la communauté muséale internationale doivent être salués. Mais un long voyage de Néfertiti suscite, du point de vue des professionnels, des inquiétudes quant à la conservation et la restauration [de l'oeuvre] qui doivent être pris au sérieux», a ajouté le ministre.
À plusieurs reprises, l'Égypte a affirmé avoir demandé le retour définitif de cette statue de Néfertiti, symbole de perfection féminine, partie d'Égypte au début du XXe siècle dans des conditions très controversées.
Le buste de 48 centimètres est exposé depuis 90 ans à l'Alte Museum (Vieux Musée) de Berlin.
Néfertiti était l'épouse du pharaon dissident de la 18e dynastie, Akhenaton, il y a 3400 ans. Son buste provient de l'atelier du grand artiste Thoutmès, et peut-être son oeuvre personnelle.
C'est en 1912 qu'il fut découvert par l'archéologue allemand Ludwig Borchardt à Tell el-Amarna, capitale d'Akhenaton, mais il ne fut révélé que dans les années 1920, suscitant de sérieuses questions sur la légalité de sa sortie d'Égypte.
L'acquisition de la statue par l'Allemagne, en 1913, s'est déroulée de manière «légale». L'Égypte ne peut donc faire valoir aucun «droit à une restitution», a ajouté M. Neumann, soulignant qu'il n'y avait d'ailleurs «jamais eu de requête officielle de restitution de la part de l'État égyptien».
Une polémique avait éclaté aussi entre l'Égypte et l'Allemagne après que le musée égyptien de Berlin eut décidé d'affubler temporairement le célèbre buste d'un corps de femme nue, oeuvre en bronze de deux artistes hongrois.
Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, avait alors demandé sa restitution immédiate, et l'Égypte avait alerté l'UNESCO contre cette «atteinte à l'éthique scientifique.»
Le Caire voudrait aussi récupérer d'autres pièces célèbres comme la pierre de Rosette, la clef des hiéroglyphes, du British Museum; le zodiaque du temple de Dendérah, du Louvre; ou encore le buste du vizir Ankh-haf, du Musée des beaux-arts de Boston.
Zahi Hawass a demandé l'an dernier le retour d'un masque pharaonique en or exposé au Musée des arts de St Louis, aux États-Unis, affirmant qu'il avait été volé d'un dépôt au début des années 1990.
Le patron des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass, a annoncé devant le Parlement qu'il allait envoyer cette semaine une demande formelle aux autorités allemandes pour obtenir ce trésor de l'art pharaonique.
L'Égypte «n'organisera plus jamais d'expositions archéologiques en Allemagne si ce pays refuse la demande, la semaine prochaine, de montrer en Égypte pour trois mois le buste de Néfertiti», a-t-il dit, cité par l'agence Mena.
Cette réaction fait suite au refus exprimé vendredi par le ministre allemand de la Culture, Bernd Neumann d'un tel prêt, mettant en avant la fragilité de ce buste polychrome, calcaire et plâtre stuqué.
«Un prêt de Néfertiti serait irresponsable pour des raisons de conservation», a affirmé M. Neumann dans un communiqué, réagissant à une campagne de l'ONG CulturCooperation en faveur du prêt du buste à l'Égypte.
«De manière générale, les prêts au sein de la communauté muséale internationale doivent être salués. Mais un long voyage de Néfertiti suscite, du point de vue des professionnels, des inquiétudes quant à la conservation et la restauration [de l'oeuvre] qui doivent être pris au sérieux», a ajouté le ministre.
À plusieurs reprises, l'Égypte a affirmé avoir demandé le retour définitif de cette statue de Néfertiti, symbole de perfection féminine, partie d'Égypte au début du XXe siècle dans des conditions très controversées.
Le buste de 48 centimètres est exposé depuis 90 ans à l'Alte Museum (Vieux Musée) de Berlin.
Néfertiti était l'épouse du pharaon dissident de la 18e dynastie, Akhenaton, il y a 3400 ans. Son buste provient de l'atelier du grand artiste Thoutmès, et peut-être son oeuvre personnelle.
C'est en 1912 qu'il fut découvert par l'archéologue allemand Ludwig Borchardt à Tell el-Amarna, capitale d'Akhenaton, mais il ne fut révélé que dans les années 1920, suscitant de sérieuses questions sur la légalité de sa sortie d'Égypte.
L'acquisition de la statue par l'Allemagne, en 1913, s'est déroulée de manière «légale». L'Égypte ne peut donc faire valoir aucun «droit à une restitution», a ajouté M. Neumann, soulignant qu'il n'y avait d'ailleurs «jamais eu de requête officielle de restitution de la part de l'État égyptien».
Une polémique avait éclaté aussi entre l'Égypte et l'Allemagne après que le musée égyptien de Berlin eut décidé d'affubler temporairement le célèbre buste d'un corps de femme nue, oeuvre en bronze de deux artistes hongrois.
Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, avait alors demandé sa restitution immédiate, et l'Égypte avait alerté l'UNESCO contre cette «atteinte à l'éthique scientifique.»
Le Caire voudrait aussi récupérer d'autres pièces célèbres comme la pierre de Rosette, la clef des hiéroglyphes, du British Museum; le zodiaque du temple de Dendérah, du Louvre; ou encore le buste du vizir Ankh-haf, du Musée des beaux-arts de Boston.
Zahi Hawass a demandé l'an dernier le retour d'un masque pharaonique en or exposé au Musée des arts de St Louis, aux États-Unis, affirmant qu'il avait été volé d'un dépôt au début des années 1990.
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