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    L'avenue philosophique

    La troisième Nuit de la philosophie multiplie les activités artistiques

    Si l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, la réflexion sur le temps présent convient à ceux qui se couchent tard, voire qui ne se couchent pas du tout. En témoigne la troisième Nuit de la philosophie, 24 heures branchées sur les idées exposées, débattues et sublimées dans l'art, ce week-end au pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM.

    Ateliers, conférences, discussions et autres joutes philosophiques gratuites commencent le samedi 24 mars à 10h et se terminent le lendemain à la même heure. Trois voies de réflexion alternative se dégagent cette année de la manifestation.

    «Il y a trois thèmes qui regroupent plusieurs activités. D'abord, l'environnement. Un local [J-1045] se concentre aussi sur les réflexions anarchistes et une série d'activités porte sur le féminisme», explique Jean-François Landry, un des organisateurs de l'événement.

    Une suite de conférences traiteront du droit de l'environnement et du développement durable, du communisme libertaire ou de l'écologie sociale de Murray Bookchin. Organisé par l'Institut de recherche et d'études féministes, le symposium sur les femmes et la philosophie abordera notamment les défis qu'imposent les normes esthétiques au corps féminin, samedi de 13h à 18h au local J-1160.

    Ouverte à toute activité à teneur philosophique, la Nuit cherche surtout à sortir la philosophie du cadre rigide du colloque et des institutions. D'où la présence accrue des arts, à côté des jeux-questionnaires et des mots croisés philosophiques qui faisaient déjà la renommée de la Nuit.

    «Cette année, on a essayé de faire une place plus grande aux activités artistiques, indique M. Landry. Il y a une réflexion philosophique qui peut se faire à travers d'autres disciplines.»

    Quelques cabarets dissémineront autrement les idées. Le Zapartiste François Patenaude y poursuivra sa théorie du cube tandis que deux étudiants de philosophie de l'UQAM joueront Voltaire contre Rousseau, théâtralisation de la querelle entre les deux philosophes.

    Le volet cinéma prend du galon grâce à un partenariat avec la Cinémathèque québécoise, qui projettera toute la nuit les courts métrages du concours la Nuit de la philosophie. Le long métrage Sarte-Casse (sic) de Jean-Philippe Paradis et Marc-Antoine K. Phaneuf, qui s'amusent à déconstruire le discours, notamment celui de Jean-Paul Sartre, jouera en boucle au local R-M180 tandis que La Belle Verte, comédie fantastique en forme de fable écologique de Colline Serreau, sera présenté quelques portes plus loin. Des films sur Michel Foucault, Raymond Klibansky et Jacques Derrida sont aussi au programme.

    Comme toujours, certains rendez-vous s'annoncent plus didactiques et s'interrogent par exemple sur l'utilité et la légitimité de la philosophie, la formation des professeurs du collégial et les lectures à donner aux étudiants du cégep. Ateliers et conférences se penchent aussi sur des thèmes ou des penseurs propres à l'histoire de la philosophie, de Hobbes à Nietzsche en passant par l'agir communicationnel de Jürgen Habermas.

    Tout ceci n'empêche pas la Nuit de plonger au coeur des préoccupations actuelles, par exemple les accommodements raisonnables (conférence de Danga Désiré Didier inspirée d'un texte de Pascal) ou les fondements de la tolérance chez Pierre Bayle (conférence de Louis Guilbeault).












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